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Universityof Ottawa

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(public)

l'ÀKIS.

SCnOlNENBERGER.

Editeur (te Musique. IhiiilVDiirt /'(iissoiuliére.N"2ti. Le u lires, elle '^ Jdiiissi'U et /Jcuie truitiiii e/i Jui/ ims pur G.Os

Jliluii,elu'\.l Â'ieeoriie irutiiiu e/i /tutieiipur M.iz/.iicaKi-

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AIT 70

DE L' I.\STRlMEXTATIOi\.

INTRODUCTION.

\ auruiie époque de l'histoire de la nnisi(ine on tfa parle autant qu'on le lait aujourd'hui de rinstr'umentntion. X-^tm- son en est^sans doute, dans le dé\-eloppement tout moderne de cette branche de l'art, et peut être aussi dans la nmllitude de critiques, d'opinions,de doctrines diverses, de jugements, de raisonnements et de de'raisonnements parles ou écrits, dont les plus minces produc- tions des moindres compositeurs sont le prétexte.

Un scnililc adacluT à présent beaucoup de prix à cet art diustrnmenterqu'onignoi-HitaucoiiinienceineutduMÔc!fden]iei;etdon(jl)a(i(( ,ms,i><',{U('i)ui)dcgciis,(juipassaienl pour de vrais amis de la musique, voulurent eiiiptcher Icssur. On s>ITorce,a cette heure,de mettre olis- l.irlc. au progrès musical sur daulres points. Il en fut toujours ainsi, il irv a Anw Ja rien (^ui doive *;iirprciKlrf. On na d .ilmiil mhiIu s.nlt - «Il musique que d.iiis Vs lissiN dltnrinonies co«.S'jH«rt///c.s.- ehtrcnulkrs de quelqws dissonnanccs par suspensions cl quand MoKi- (cNcrdc (iiili de leur adjoiiulic larcdid de Scplièmc sur la dominante sans pre'par.ilidii le liianu- d lis imcdiMs de loiile cspèfc li< lui manquèrent pas. IMais celte Septicmv une Ibis admise, maigre (oui, avec les dissonn.'nues par suspension, yii en \iiil |iaiuii ceux fpii s'appelaient sa>an(s a mépriser loule composition dont rh.unionii' eul e'ié simple, douce,( laiie.snno- rc, naturelle; il l'allail absolumenl, pour pl.iiiv 'i ceux là, qu'elle fui ci iMee d'accords de seconde majiure ou mineuce , de sepliènn^, de neuvièmes, de quinte e( quarte, enqdo^c's sans nison ni inlenlion quelcon(|ues, a moins qu'on ne suppose ,i fe sl\le harmonique celltsd'èlre aussi sou\cnl que possible désagréable Ci l'oreille. Ces musiciens avaient pris du foui pour les a<coids dissonants, comme certains animaux en onl pour le sel, poui- 1. s plantes pi<|uan(es, les arbusles épineux C'elail l'c^a^èralicindela ri'.K lion.

La niel(i<lie nivislail pas au nulieu de loiues ces belles couibinaisons^quand elle apj)arMl,on cria à- 1 abaissement, à la ruine de Tari, ii l'oubli des règles consacrées, &c. &c; tout était perdu évidemment. La mélodie s''installa cependant.; la reaction melodiqiie, à son tour, ne se fit pas attendre. 11 y eut des mélodistes l'ynatiques,à qui tout morceau de musique à plus de trois parties était insupportable. Quelques luis voulaient que, dans le plus grand nombre de cas, le chant fut accompagne d une basse seulement, en laissant à l auditeur le plaisir de deviner les notes complémentaiies des arvords. D^nutres allèrent plus loin, ils ne voulurent pas du tout d'accompagnement.pre- tendant que 1 harmonie était une invention barbare .

Le tour des modulations arriva. ^A Te'poque l'usage était de ne moduler que dans les tons relatifs, le premier qui s'avisa de passer dans une tonalité étrangère fut conspué; il devait s'y attendre.Ouel que fut Teffel de cette nouvelle modulation, les maitres la blâmèrent sé- vèrement. Le novateur avait beau dire-, i.<. Ecoutez-la hien^ vouez comme elle est doucement amenee^hten mol ivee.,udroiteme)it i liécàce</msiut et précède^ comme elle resonne délicieusementl— lié NE S'AtilT PAS DE CELA, lui i-epondah - on, cette mo- ( dulatinn est prn/iihée^donc il ne faut pas la faire ! i. mais comme au contraire il ne .s'ajf/V que de cela., en tout et p.iri<Mil,les mo- dulations non relatives ne (ardèrent pas à paraître dans la grande musique, et a y donner lieu à des impressions aussi heureuses qu'inat^'. tendues. Presque aussitôt naquit un nouveau genre de pedantisme; on vit des gens qui se croyaient deshonores de moduler a la dominan- te, et qui folâtraient agréablement, dans le moindre Bondo^dn ton (fit naturel à celui de dièze majeur.

Le temps a remis peu a peu chaque cliose à sa place.

On a distingué l'abus de l'usage, la vanité réactionnaire de la sottise et de l'entêtement, et on est assez généralement dispose à ac- corder aujourd^hHi,en ce qui concerne 1 harmonie,la mélodie et les modulations, que ce qui produit un bon effet est bofH, que ce qui en produit un mauvais est »i«Mi'rtis,et que l'autorité de cent vieillards, eussent-ils cent vingt ans chacun, ne nous ferait pas trouver laid ce qui est beau, ni beau ce qui est laid.

Quant à l'instrumentation, à Texpression e( au rlivlbiiic, c'est une autre affaire. Leur tour d'être aperçus, repousses, admis, enchaînes, délivres et exai;érés, uVlant venu que beauroup plus tard, ils ne peuvent doue encore avoir atteint le point ou parvinrent avant eux les autres braiirhes de l'art, Disons seulement que I instrumentation marche la premiere^elle enest a rexagera(ion.

Il faut beaucoup de temps pom* découvrir les raéditerrannees musicales, et plus encore pour apprendre à y naviguer.

CHAPITRE I?

loiit foiiiv .'■"ii(ir<' mi-i (Il <»iiNrf |i,ii- l<- (Jiiiii|>().silcur p>t un iiistiiiiiicnt tic nuisi<|iic . |)c 1,\ |,i »li\iM,,ii >ui\,uili <lrj, lU il <li^|i(i-r ,i< liicllcmcnl

Mise.s (11 ^ll)^;llioll |i,ir ik's Ai<'li('(j

I (■( (;<.ii(irl,fissi's.

EN INSTRUMENTS Â. CORDES.

l'illCt'cS -, /.(S Hil

A clavier ! Lr Piann:

A .ni.li.-s

I Clitviiirld'

fl ,V,n»(„/,„cs .

Cors df lliissfl, Chiiinfllcx-hdsiics, .Vn.cn/i/ioHi'.s.

EJI INSTRUMENTS A VENT.

EN INSTRUMENTS A PERCUSSION.

S.in.^ ,iiullc> '^ /.fs Fhlli-s (j},ni<lr]< fl j.rlitra. '■ '

A Cl.aicr J l.'ih-fiw .

f Oji/ii(7ci(fcs, /yoml/mrfoii.s, llnss-liilti . A enil)(5urlHir(i't'(cn bois ^ l.r ffnssoii ^{kssp. Le Snpcnt .

Les voioc tr/ioninies-, ih- fvtnitifs^ tVenj'mits et de Custrats . "

U'uMcUnori(.ilhc ef .iimnri.blc. i YS^i^'l:''^!- l'"'vHn^^- "'''T*' '? /^" V''' '''"'"■'■^- Il f II' (ilockfns'fitcl , l nm-momm a clnvin; /es (.iiithfK^

D'une sonorité' indclorniin^iljk" et protlui.siiiU t ics 7,im//i.ii7s, Gvuxties-ùnasfx, Iniihduvn dr seulement iles-bruils (ti^crsenienl eiiraett'rise's . > -Bfisque, Cymbales, Triangles, .Tnmt(ims,Piii:Chmiis.

l.^'mploi (if (fi divers ple.mens sonores et leur application soit à colorer la mélodie,! liarmouie et le rhvthme,soit a produire des impressions siii generis (inotivees ou non par une intention expressive,) inde'pendantes de tout concours des trois autres grandes pnissau- c's musicales, constitue l art de l instrumentât ion.

Considère sous son aspect poëtique,cet art sYnseigne aussi peu cpie celui de trouver de lieaux (•lijnts,de belles successions d accords et des tonnes rhythraiqiies originales et puissantes. On apprend ce nui convient aux divers instruiueuis,ce <\m pour eux est praticable ou non, ai - -I' ou diliicile, sourd ou sonore; on peut dire aussi, que tel ou tel instrument est plus propre que leLautre à rendre certains effets a expri- niir certains sentiments^quant a leurs associations par groupes, par petits orchestres et par grandes masses, quant à I art de les unir, de les meler,de façon a modifier le son des uns par cehii des autres, en faisant résulter de lensemble un son particulier, (jue ne produirait an cuii deux isolement, ni réuni aux instruments de son espèce, on ne peut que signaler les résultats obtenus par les maitres,en indiquant leui's ]irocedes;resulMls q\ii sans doute,seront encore modifies de mille manières en l)ien ou en mal parles compositeurs qui voudionl les reprodiiii.

L'objet de cet ouvrage est donc d abord, 1 indication de Retendue et de certaines parties essentielles du mécanisme des instnnnciils,puis lefiide fort négligée jusqu'à présent, de la nature du timhre^dn caractère particulier et des facultés e.Tpi'easives.dc chacun d'eux, et eii- (iii celle des meilleurs procèdes connus pourles grouper convenablement. Tenter de s''avancer au delà, ce serait vouloir mettre le pied sur le (fiinaine de 1 inspiration, ou le génie seul peut faire des decoiivertes,parce qu'il n'est donne qu'a lui de le parcourir.

CHAPITRE 2"^;

TmT/irME\TS A ARCHET.

I<E VIOI.ON.

Les quatre cordes du Violon sont ordinairement accordées par quintes comme; il suit:

1"" Corde.

y" Corde 3"" Corde

-zn

-rr

•i'"' Corde -^

La corde haute, /p J/t, s'appelle aussi du nom de e/irtH/c/'p/Zi», généralement adii

s. '.l'Hi

Ces cord<'s,lors((m' Ifs dnii^ts de lu main ^aiidif n'Vn modifieTil |)as le son m rnccoiin is>at]| |)liis on moins la portion (juc I ni. lut nul i ii viliralion,s''a|i|)clIfnt cordes n viifi-. On iiidiciiie Ifs notes qui doivent être faites à vide par nn u plare au dessns d'elles.

(jiieliiiiPS grands virtuoses et conipositenrs nVinl pas eru devoir s'asti'eindre a cette manière d accorder le Violon. rii,:,Mniui,ponr donner pins d'éclat à t'instrimienl haussait toutes les cordes d'un demi ton,

"el,lratisf>nsai)t en conséquence la partie re'cilante, il jouait en nahirel i[uand Torcheslre était en Mi /irmol^fu La mtliin-l quand rorclieslre e'tait en Si hétuol-, &c, conservant ainsi la plupart de ses cordes à t»iV/e,dont la sonoi-ite est plus lirande (pie celles sur les- (pielles les doiirts Sont appnvés,dans des tons ou elles n^auraient pu figurer avec Taccord ordinaire.

T)e Beriot hausse souvent (fun ton /c Sol seulement dans ses concertos. ;■

Baillot, au contraire,l,,iiNsail quehpiel'ois A' Sol d'un demi Ion pour des effets doM\ et ;,'raves . ^ - ■.

Winier a même emplo>é.,au lieu dit Sol.,/c />< naturel, dans la même intention.

Eu ei;ard au point d''haliilete ou sont aujourd''hui par- venus nos jeunes violonistes, voici retendue qu'on peut don- ner au Violon dans un or<heslre hien compose:

L.'s i,M-ands virtuoses portent encore de (inelques notes au delà Tétendue du \iolon dans le haut, et on peut,mème à Ton iiestre,ol,- tenir une lie.iiicoiip plus jj;rande acuité au nioKn des sons hatrnonitfiies dont nous parlerons tout à 1 heure.

Les (rilli's sont pralicahles sur tous les def;rés de cette vaste éijielle <le trois octaves et demie;, mais il faut redouter l'ex- trême dilficidté de ceux (pron placerait sur les trois dernières notes surai^ties Ln^ Si. l'f , je crois même qu'a forchestre il serait prudent de ne pas les employer.

il faut éviter aussi autant que possihie II' liillc mineur sur la i'corde,du So/ au La heniol. txzMPLc . ^ ^ - ]\

\j

^ il est dur et d\in effet peu agreahle. . ^

Les iiccor(/s de deux, trois et quatre notes qu''on peut frap})P7- on arpèfH-r sur le Violon sont exti'emement nomhreuv, et les effets qu'ils produisent assez différents entre eu\.

Les accords de deu\ notes, résultant di' ce qu''on appelle la (/oM/</c-corf/<>, conviennent anv dessins mélodiques, au\ phrases soutenues dans le forte ou dans le p/fiwo, comme aux accompagnements de toutes formes et au ti-emolo.

Les accords de trois et quatre notes au contraire, produisent un assez mauvais effet lorsqu'on les frappe piano;, ils ne parais- sent riches et énergiques que dans la forcer farchet peut seulement alors attaquer les cordes avec assez d''ensenilile pour les hien faire vihrer simultanément.

11 ne faut pas ouMier que, sur ces trois ou quatre notes, deux au plus peuvent être sotileiuics, l'archet étant ohlige d'ahandoniier les autres aussitôt après les avoir attaquées. Il est donc inutile dans un motivement modère ou lent, d'écrire ainsi;

Ou

J*- Les deux notes supérieures sont seules susceptil)les d\ine tenue, et il vaut mieux,en ce cas, indiquer le passage de cette manière:

On

Tous les accords contenus entre le Sol et le graves sont évidemment impossibles, puisqu'il n'y a qifune seule corde ( le ï^ol ) pour faire entendre les deux notes. Lorsqu'on a l)esoin d'une harmonie dans ce point extrême de 1 échelle on ne 1 obtient

à l'orchestre qu'en divisant les Violons;on indique cette division par le mot italien .

, . . . \ / j EXEMPLE ,

(//ii/.s/,ou les mots fran(;ais divises ou « ^/c7<£r, écrits au dessus du passage. \

s.il'.tfi.

«»^^

f^

1

JjCs Violons se séparent alors pour exeruler les uns la partie liaiite.,les antres la partie basse. A partir du Jii' ( 3- corde ) tous li iiitervaUes de seconde, de tierce, de quarte, de ipiiiite., de sivte,, de seplieme,d octave, sont praticables ils deviennent seulement de plu III |)|us difficiles, au fur et à mesure qu'on s>leve sur les <leux cordes hautes.

plus ililTicile.

plus iiiriiciip

l'itrilc. puis dilTirilc. racilc. »

"^* l^-l- plusailTicile. -#> p^^i,^_ plusailTIclle.

On emploie quelquefois / unisson en double-corde, mais, bien qu'on puisse le faire sur l)eaucoup d'autres notes, on à raison de se borner aux trois suivantes: lîe^ La^Mi\ parce que celles seules offrent, avec la facilite nécessaire à la bonne exécution, une variété de timbre et une force de sonorité qui résultent de ce que lune des deux cordes est à vide.

^

i

D.ins les autres unis

..,„. |i j j, \ U[m 11 -

rr

a pas de corde a vide,leur exécution devient assez difficile et,par suite, leur parfaite justesse très rare .

'L'ne corde basse peut croiser une corde supérieure à vide, en lui donnant un mouvement ascendant pendant que la corde à vide reste comme pédale: «x.

0 « « 0 0

1) A,.. 1, s ml. ,v;,l|,s

^p3 <: ^ -

On voit que le Re, ici, demeure a vide pendant que la gamme ascendante s'exécute toujours sur la i- ( orde

Les intervalles de neuvième et de dixième sont faisables mais beaucoup moins aises que les precedents^il vaut mieux ne les ecrire,pour lorcliestre,que si la corde inférieure est a vide, ils ne présentent alors aucun danger.

EXEMPLE ,

t

"3t zx r T T

0 0

:f— Il ! Il V.H,sinl,,,:.ll

On doit eviler,comuie excessivement difficiles, pour ne pas dire impossibles, les sauts en double-corde qui exigent un énorme déplacement de la main. exemple.

I.P^

^m

:^4

■r

Kii {;»'npral,ori iih doit errire des sauts pareils qup si les deux notes supérieures -fl , i -'j—'^ \ \ f—f _,.

[i]i|);irlieiirient a un arcord de quatre notes qui pourrait être frappe intégralement: r j. _ _ ^

(!eri est f'aisa])le parce qu'on pourrait frapper a la fois les quatre ijdtes :

■S: --ii -a

^^ê=-iF

ItariN 1 e\iMiple suivant, toutefois, les quatre notes ne pourraient être frappées simultanément qu''avpr assez de difficulir, ( ccllis du dernier ii'inrd seules exceptées ) et le saut du grave à l'aigu n'en est pas moins aise^Ies deux notes inférieures eiani

prises a vû/e^H les deux autres avec le 1'- et le ."-doigt.

30 110 \- t 0 \ -_Lo»ojL_i I # «--4 I p-^-iif I ri

Parmi les accords de trois et surtout de quatre notes les meilleurs et les plus sonores sont toujours ceux qui contiennent le plus de cordes a vide. Je crois même que si Ion ne peut avoir aucune de ces cordes, pour l'accord de quatre notes, il vaut inieuv se contenter de 1 accord de trois notes .

Viiiri les jilus usités, les plus sonores et les moins difficiles: '■"

11 vaut mieux pour tous les accords marques du signe -(p- se contenter de trois notes et supprimer le son grave .

.^

2 2 ^ ,2 W^

'^!r^^f^±tt: A 4*-?Tg.r* ^^^--J!!.

J'^rfffrrrrfffffffmmff' ,

Tous ces accords enchaînes de cette maiiiey'e ne sont pas difficiles. '

Ils peuvent s'exécuter en arpèges, c'est- a-dire en faisant entendre leurs notes successivement, et il en resuite souvent des effets très heureux dans le pianissimo surtout .

'^;

r

11 y a ce|)eiiflaTii ilfs dessins stniLlaLlcs uiix precpclpnts dont les quatre notes ue pourraient, sans une evli'èine diniciilte, rwr iMppees a la (ois et qui sont très exécutables eu arpèges, an moiien du premier et du second doigts passant de la i- corde à la I- pour produire la note ^rave et la note aiguë.

EXEMPLE .

En supprimant la note haute ou la noie grave des eveniples précédents on obtient autant d'accords de trois notes; il faut j ajouter encore ceux qui re'sulienl des notes diverses produites par la chanterelle au dessus des deux cordes du milieu à vn/e ou par la chanterelle^ et le La au dessus du Ke à vide seulement.

X ±kî?z

TÎ-iffffm##w.

s""!! s''agit de frapper un accord isole, en Re mineur ou majeur, il ne faut pas employer la disposition de. la lettre A tro| difficile quand elle tfest pas amenée, il vaut beaucoup mieux prendre la if: *^

suivante, très aisée et plus sonore,par Teffet des deux cordes à vide. /Il

On peut voir par les exemples précédents que tous les accords de trois notes sont possibles sur le Violoii,si Ton a soin,daiK ceux qui tfoffrent point de corde à vide, d'écarter assez les parties pour qu'il existe entre elles un intervalle de (juinic ci de siœte. La sixte peut se trouver en haut ou en bas, ou des deux côtés à la fois: , ' ;

ShI,- ^j

Certains accords de trois notes étant praticables de deux manières il vaut toujours mieux choisir celle qui présente une corde à vie

EXEMPLE . BON.

EXEMPLES MEILLEURS.

=^

VF

Ou peut faire les doubles (cilles, en tierces, à partir du premier Si bémol bas.

EXEMPLE .

4 " '^ fi

"W

\Iais,comme il, sont dune exécution plus difficile que les trilles - simples, et que le même effet s''oblient encore plus iielle- inent au moyen de deux parties de Molnn, il est mieux en gênerai, de s^en al)stenir « /orchestre .

Le //vwo/o, simple o!i double, des Violons en masse, produit plusieurs excellents effets;, il exprime le trouble,I'igilalioii,la ter- reur, dans les nuances (/ii piano-, mezzo forte et <{u fortissimo., c^naud on le place sur une ou deux des trois cordes SoL

ne. Art, et qu'on ne le fait pas s'élever beaucoup au dessus du Si hémol du médium.

Pi

mf^ ff

S.9fl'>

■*■'-;••.

4-

Il a quelque flidSP (f<irii!;((u, d<' vi(iliii( , dm-. Ir ^o/'//.s.si"//io, sur li' iiiidiurii de lu cluiiilfrellr e( de lu 'J- corde

EXEMPLE .

Il devient aerieii.,aiifreliqne,aii ffiiitrairP,si on lemijliiie » plusieurs parties el pianissimo sur les notes aiguës de la cliaiiterelle..

I— Viidims.

2'^ Violons.

3— Violons, ou Altos.

ffest ici le cas de dii'e que Tusage, est de diviser à Torchestre les Violons en deux l)andes, mais qifil n""}' a aucune raison de ne |i;is les subdiviser en deux ou en trois parties, selon le but que le compositeur se propose. Quelquefois même on peut avec succès porter le nonibi'e des parties de Violons jusqu""» huit, soit qn""!! s"' agisse d''iso!er de la grande masse huit \iolons seuls (jouant a huit parties,) soil qu''on divise la totalité des premiers et des seconds \ioions en quatre petites masses égales.

,1e reviens au trémolo. L"" important, pour que son elTet existe complètement, c'est que le mouvement de 1 archet soit assez ra- pide pour produire un ve'ritable tremblement ou fre'missement. Il faut donc que le compositeur l'écrive avec précision, en te- nant compte de la nature du mouvement établi dans le morceau ou le trémolo se trouve; car les exécutants, heureux d éviter mi mode d'exécution qui les fatigue ne man<jueraient pas de profiter de foule la latitude qui leur serait laissée a cet égard.

Ainsi dans le niouveraeul AU- assai si Ton écrit pour un trémolo fi^ (" 2. Il 4"' pi'O'J'ii''''

il n''j a rien a dire, le tremblement existera; mais si on se contente d'indiquer aussi par doubles croches le trémolo d'un Adagio, les exécutants ne feront que des doubles croches rigoureusement, et il en resultera,au lieu d'un Iremilemeni, un effet d'une lour- deur et dune platitude detestables.il faut écrire en ce cas: yt.r' ^ Il et même quelquefois, si le mouvement est encore plus lent

(pie rAdaçfio:

Le trémolo du bas et du médium de la troisième et de la quatrième corde, est bien plus caractérise dans le Jo7'tissim,o^ si 1 archet attaque les cordes près du chevalet. Dans les grands orchestres et lorsque les exécutants veulent se donner la peine de le bien rendre, il produit alors un bruit assez semblable a celui dune rapide et puissante cascade. Il faut indiquer le mode d'exécution par ces mots: près du chevalet.

Une magnifique application de cette espèce de trémolo a ete faite dans la sceue de roracle,au premier acte de l'Alceste de Gluck

L'effet du tremblement des 2'- Violons et Altos est encore redouble par la progression grandiose et menaçante des Basses,le coup frappe de temps en temps par les premiers Violons, les entrées successives des instruments à vent, et enfin par le sublime Récitatif i\w ce bouillonnement dorchestre accompagne. Je ne connais rien en ce genre,de plus dramatique ni de plus terrible.

Seulement, l'idée du trémolo près du chevalet^ n'ayant point ete exprimée par liluck dans sa partition, ne saurait lui être attribuée. L honneur en revient entièrement à M- Habeneck,qai,en dirigeant au Conservatoire les études de celte étonnante scene,exigea des \ lolons ce mode énergique d exécution, dont l'avantage, eu pareil cas est incontestable.

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On fait quelquefois usai;e avec snrres pour certains acrompai^nements dramatiques d un caractère très agite, du t}'emo/o />7"i.se, tantôt sur une corde:

EXEMPLE .

tantôt sur deux cordes

EXEMPLE .

II y a enfin une dernière espèce de trémolo qu'on tfemploie jamais aujourd''hui, mais dont Gluck a tire un parti admirable dans ses récitatifs, je l'appellerai trémolo ondule. Il consiste dans l'émission peu rapide de notes liées entre elles sur le même son et sans que l'archet quille la corde. ~.

Pour ces accompaj^nemenls non mt'su>'eshsi exécutants ne peuyent pas se rencontrer exactement dans le nomlire de notes qu'ils font entendre a chaque mesure;, les uns eu font plus les autres moins, et il resuite de ces différences une sorte de fluctua-

lion, d'inde'cision dans 1 orchestre, parfaitement propres a rendre 1 inquiétude et Tauxie'le' de certaines scènes. Gluck l'écrivait ainsi

Les coiipx fl''arc/iets sont d^ine grande importance et influent singulièrement sur la sonorité et l'expression des traits et des mélodies. Il faut donc les indiquer avec soin, selon la nature de 1 idée qu'il s'agit de rendre, avec les signes suivants:

Pour le ftétaeh)'.

^'- C LL^ r ^^\j\^^^ ummles ITusoL

Pour le Lié de 2 en 2

Pour le staccato ou détaché léger, simple ou double, qui s'exécute pendant la durée d'une seule longueur d'archet, au moyen d'une succession de petits coups qui le font avancer le moins possible:

Allegro .

Andaiito ,

Pour le yratid détache porté, (jui a pour but de donner a la corde autant de sonorité' que possible, en lui permettant de vibrer seule après que 1 archet l'a fortement attaquée, et qui convient surtout aux morceaux d'un caractère fier, grandiose et d'un mouvement modère : . . '

Les notes repercutées deux, trois et quatre fois(sel(jn la rapidité du mouvement ) donnent plus de force et d'agi- talion an son des A'iolons et conviennent a beaucoup d'ef- fets d orchestre,, dans toutes les nuances .

Mod'.

ahréviati'on.

m^

f:epeiidaiil dans une phrase d'un mouvement large et d'un caractère vigoureux, les simples notes en grand ditache, sont d un bii-n meilleur iffil. quand on ne veut pas employer un vrai tremohi sur chaijue note. F.l le passage suivant:

I,:ilgo.

i,(M'a, o'n égard a la lenteur du mouvement, dune sonorité iuenmpa- _/Jj; l'ahlement plus noble et pins forte que celui- ri

Largo .

©âfi^^pl

Les roninosilenrs lieraient par trop minutieux., je crois, dintliquer les mouvements «le larcliet dans leurs partitions, en mettant des sirnes pour Tirer et Pousser.^ ainsi que cela se pratique dans les études et concertos de violon; mais il t'st bon (luand un passade exi^e impérieusement la lég-èrelé, lextreme énergie ou l ampleur du son, de désigner le mode déxéculion par ces mots: » A la minte de larcliet. » ou nAvec'Je <flIo)i de larchet, » ou encore » Toute la lonifueur de larcliet sur chaque note. » Les mots ^' Sur le chevalet^ n et Sur la touche » indiquant .la place plus ou moins rapprochée du chevalet sur la quelle larchet doit iillaquer les cordes, sont dans le même cas. Les sons ii/etairK|ues un peu âpres, que tire rarcliel quand' on le rapproche du clie\alet, dllfèrent beaucoup des sons doux, effacés, qui naissent quand on le promène sur la touche.

Dans un morceau symphonit|ue ou I horrible se mêle au grotesque, on a employé le bois des archets pour frapper sur les cordes. Lusase de ce moyen bizarre doit être fort rar<' et parfaitement motive; il n'a d ailleurs de résultats sensibles f|ue dans un grand orchestre. La multitude d archets tombant alors précipitamment sur les cordes, produit une sorte de pcliile- ment qu'on remarcpierait a peine si les Violons étaient peu nombreux, tant est faible et courte la sonorité obtenue en pareil cas.

Les Sons harmoniques sont ceux qui naissent f|iiand on effleure les cordes avec les doigts d»' la main gauelic, de maniJrc à les diviser dans leur longeur, sans ([ue la pression des doigts soit assez forte pour les mettre en contact avec la touche, comme pour les sons ordinaires.

Ils ont un caractère singulier de douceur mystérieuse, et 1 extrême acuité de ([Uelf|U('S uns donne au \i(il()n, dans le haut, une étendue immense. Ils sont naturels ou artificiels. Les sons harmoniques naturels se font entendre si on effleure certains points des cordes à vide. Voilà ceux qui naissent le plus sûrement et avec la meilleur sonorité sur chacjue corde.

Les notes noires représentent les sons réels Harmoniques, les blanches indiquent les notes effleurei's sur la corde a viilt-

Chanterelle ^--i\" Corde

MI.

3 -'' Corde . RÉ.

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2 -'Corde

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SOL.

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( ; Les sons harnionit|ues artificids s'obtiennent très distinctement sur toute l'étendue de la gamme, au moyen ilu pr

mier doist qui, fortement ajipuyé sur la corde pendant (jue les autres doigts léffleurrni, sert de sillet mobile. Voici le tableau des' iiilervalles elTIeurés et du son rét 1 qu'ils produisent.

L'octave effleurée donne

son unisson .

EXEMPLE .

La quinte ellleurée

donne son octave haute .

EXEMPLE .

4 Doi£l efTlculiml la cord

f^

Aver les iiilerviilles chroniatiquos .

On ne se sert guère de ce doigte que our la i' tJordi^ a cause île son incoiii-

à=^=JUMÀ

Ce doigte est plus facile que b

, u 4 0 r . g d\ précédent et moins qii<> le siii>ant.

L;i «jUiirlc elUcuree donne sa clou/icnie haiik

Ce doipli' rsl le [>lus facile et c'esl celui (|ir'on doit préférer pour lorcliestre, (|ii,ind il ne s'aïrit p,is ilolitenir en son r«'el la (Inuziéine dune corde à vidi', car d.ins ce cas le doigté par quinte est préfèrahle. Ainsi pour faire enicndre i-

solément un contre Si:

il vaut mieux employer cette position

à cause du mi à \ide dont la

fjuinte (si) ellleurée fait enl<'ndre son octa^e supéri<'ure, et (|ui est plus sonore (|u''iiiie corde sur la (|U(t!c il faïuhail ap -

1 f

pnytr li' premier doi^t; comme par Exemple: /L i qui donne égalemeni j) ~ m

Les doigtés, de la tierce majeure, et de l,i tierce mineure ellleurées, sont très peu usités; les sons li.irmoniquis sortant ainsi beaucoup moins bien. i ■• , /

La liorce majonre, elTleu- rée* donne sa double octave siiiK'rieiire. exemple.

La tierce iniiieuve don- ne sa dix- septième majeure supérieure . exemple.

La Sixte majeure effleurée donne sa douzième supérieure, (,'e doigte est moins usité que celui de la ipiarle, il est néanmoins assez lion (>t souvent utile.

Je le répète, les positions de quarte et de (juinle effleurées son! de beaucoup les plus a\, mt accuses .

Quelques virtuoses font entendre des double cordes en sons liarmoriic|ues, mais cet effet est si difficile a obtenir el, par conséquent , si dangereux qu'on ne saurait engager les auteurs à le jamais écrire.

Les sons liarmoni((ues de la 4'.""^ corde ont quelque chose du timbre Je la Flîile; ils son! preféral)l<s pour eliantei- une mélodie lente. Ce sont eux que Paganini employait avec un si prodigieux succès dans la prière de Moïse . Les sons des autres cordes acquièrent d autant plus de finesse et de ténuité qu'ils sont plus aigus; ce caract<>re même et b'ui' timbre cris- tallin les rendent propres aux accords que j'ap|>ellerai Féeriques, c'est-à-dire à ces effets dliarmonie qui font naitre de brillantes rêveries et emportent limagination vers les plus gracieuses fictions du monde poèticpie el surnaturel, lîien <|u'ils soient aujourdluii devenus familiers a nos jeunes Violonistes,il ne faut pas les employei- dans un mouvement vil ou du moins il faut se garder de leur donner des successions de notes rapiiles, si Ion veut être certain de leur bonne exécution.

Il est loisil)le au compositeur de les écrire à deux, à trois, et même à quatre parties, selon le nombre des parties <le violons. L effet «le pareils accords soutenus est fort reiiiarqu.d)le, s'il est motivé par b" sujet dn moree.iii el bien fondu a\ec le reste de lorcliestration. .Te les ai employés pour la première fois, a trois parties, dans bi' scherzo d'une sjmpbonifi au di^ssiis dune fjiialrieiiie partie de Violon non harmonique qui IriUe conliniK'lIemenl la note la moins aiguë. La finesse excessive des •sons harmoniques est encore .lugmenlée dans ce passage, par 1 emploi des sourdines, et, ainsi .d faiblis, ils sortent dans les haiiliur- peidu<-s d( léflielle musicale, ou II serait à peine possible dalteindre avec les sons ordinaires.

.Te crois qu'il ne l.iiil pas néili:;<'ren ('erivanl de semblables accords de sons liarm(ini<|ues de désigner en noies i\v forme el de gross<ur ilirii'rintes, placéi'S les unes aiidissus des autres, ((( note du ddiijl ffJ'lniriUlt lu cardr el celle du son rri'l (quand nu ellhiiK' une (cii de à \idi) el la iiole du (loiijt fl(jj)i/y«', celh' du doijit fffli'nritnt la rorde < I celle du son l'i'rl. dans les autres cas. Il i <\ dune né'cessaire qiiil<|iiel<iis demployei' ensemble trois signes pour un son iini<|ue sans celle precaulioii, lexf'eiilioo poiiriall dcMoii un :;àehis ine\l rirable ou laulenr lui même aiiiail de la peine à se riconniit re.

^

JUiMEOrtJlLlETn: Au

FLITRS.

N"2:

'l i

Les sourdines sont de petiles m.icliines en l)ois <]iron place sur le chevalet des instriiuienls a cordes pour an.iililii leur sonorile,et (jni leur dniiiienl en même tiinp* un accent triste, niysléiieux et doux, ilonl i.ipplualinn esl rri'(|\ii innii iil lieu- reuse d/in> tous les "enres de musi(|ue. On se serl en iénéral des sourdines pour les morceaux lents principalcnieni; elles iir fonl p.is moins Imn loule fois, quand le sujel du morceau lindi<|ue, pour les dessins rapides el légers, ou ]iour des aecom|iagne- menls dun rhylluue précipité. ClucV la l)ien prou\é dans son sublime monologue del.AlcesIe Ilalieiiiie Chl lui j)ftr/r(.

Lurage est,(iu,md on les emploie, de les faire prendre par toute la niasse des instruments à cordes-, il est pourtant cerlainis circonslances, plus fréquentes fpron ne croit, ou les sourdines mises à une seule partie (aux premiers Violons par ex- emple, ) coloreront 1 Instrumentation dune façon particulière, par le mélange des sons clairs el des sons voiles. Tl en est d autres aussi ou le caractère de la mélodie est assez dissemUlalile de celui des accompa^inemenls pour qu'on doi\e en tenir compte dans lemploi de la sourdine.

■^ Le compositeur en introduisant lusage des sourdines au milieu dun morceau (ce qu'il indique par ces mots: Cotisor- diflil ne doit pas oublier de donner aux éxécutans le temps de les prendre et de les placer-; il aura soin en consé(iuence de menag-er dans les parties <le violon un silence équivalant à peu jirès à la <Iurée de driiv nicsiu es à <|iiatre \i-m\tf,(modfriiloj

Un silence aussi long- n'est pas nécessaire quand les mots sema sordini in(ii<(iuiil qu il liuil lis enlever, ce mouvement pouvant s'opérer en beaucoup moins de temps. Le passage subit des sons ainsi allallilis dune masse de Violons aux sons clairs, naturels, f sans sourdines ) est quelquefois d'un effet prodiirieux.

ROVKOH JULIETTE.

]: v^Diusr

Aiid- nnn molli

C.n ,,i„l,ni.

\*.' 4

ALCESTK 1 ÎALIE>.\h: .[ O lA (.k . )

./' ' ' ' P

Le PizziralofPinc/' ) est «■iic(irc, pour les instruments ;< arcliel, *l un us;i^c oénér;<l. Les sons obtenus en |tincanl les cordes uroduisenl des .iceomjvTgneinenls aimés des elianteurs, dont ils ne couvrent p.is l,i \oix:, ils li^incnl tiis bien ,ius- si c<ininie elTels SYni|ili<ini«iues, in«"^nie dans les élans \i^()in-eux de lorchestre, soit dans la totalité des instruments a cor- des, soit dans une partie, ou deux parties seulement.

Aoici un Exemple cliarmant de l'emploi du Pizzicato tians les seconds ^ iolons. Altos ef liasses pendant cpie |,.s 1, Vio- lons jouent avec Tarcliet. Ces sonorités conlrastantcs se marient , d.ins ce passag^e, duU façon vraiment iner\eillciise avec les soupirs m( lodif(ucs de la Clarinette dont ils augmentent lexpression.

FLUi'E.

CLAIi.En Slt>

COKS en MiIj.

Mi on emploie le pi/zicato tliiiis un forte il devienl nécessaire tie ne l'écrire en gênerai ni (roj» liaiif ni (ro|) li.i les noies de l'extrême ai^u elant prèles et sèches, celles du bas trop sourdes .Ain.si dans un tuKi vi^dureux des iiisln -nienls à »eii(, il résultera uij eilet très sensible d'un pizzicato comme celui-ci, donne à tous les instruments a eordis.

VIOLONS UNIS.

ALTOS F.T liASSES.

Les accords pinces à dfu\, (rois et quatre notes, sont également utiles dans le l'orlissiniO; le doi^t uni((iic, dont lis vio_

-lnni>(es se servent parcourt alors si rapidement les cordes quelles seitiMcnt adaijuées toutes à la l'ois et (ilncnt pres<pie siiiiuL

_(anemcnt. Les dessins d'accompaiinement en pizzicato pinuo sont toujours d'un eit'et -racieux,ils reposent iaudil.ur et donnent,

•piand on n'en abuse pas, de la variété a l'aspect de l'orchestre. On obtiendra plus tard, sans doute, dn piz/i(.i/o des dléts bien

plus originaux et plus piquants <ju'on ne (ait aujouid'lnii. Les \iolonisfes ne considérant pas le |)i//.i<a(o < (.ninu une partie

intégrante de l'art du Violon Tout à peine étudie. Ils ne se sont encore à celle heure, a|)pli<|U('s a |(ineer (|u'a\ei le poiiec et

l'index, d'où il résulte qu'ils ne peuxeni làire ni traits ni arpèges plus rapides que les diuibles cioelies d'une mesure à quali'c

temps, dans un mouvement tiès modéré. Aulieu que si, déposant leur archet, ils se servaient du pouce vi dv Irois doigts, la

main droite étant soutenue par le petil doigt appuyé sur le corps An violon, connue on l'ail pour pincer l.i guitare, ils obtieii.

-draieni bien vile l.i làcililé d'exécuter en |iineaiil des passages tels que les suivants, impossibles aujourd'hui.

(Le

iliilfr. .li.iiH-,

lies inaiiiu.nl les doiçls rfe Ij ^ P ,lAisi,e le ,>„uee. )

AH'.'

. ' ' . ft ft n

2;*

Le martellement doublf it triple tlts notes supérieures, clans les deux derniers exemples »le\ienl extrêmement tacil<> par 1 emploi successif de linilex et du troisième doi^t sur la même corde.

Les petites notes liées ne sont pas impraticabks noa plus dans le Pizzicato. La phrase sui>ante du Scherzo de la sym- phonie en ut mineur di' Beellioven,, <nii en contient, e^l toujours fort bien exécutée.

Air:

Quelques uns de nos jetines violonistes ont appris de Pasanini les gammes descendantes pincées rapidemenl., en arra- chant les coudes avec les doigts de la main gauche posée sur le manche, et les traits pinces (toujours de la main sauclie ) avec des mélanges de coups d archets ou même servant d'accompagnement à un chant joué par l'archet. Ces divers procédés deviemlront sans doute avec le temps familiers à tous les éxécutans, il sera possible alors den tirer parti en composition.

Les Violons exécutent aujourd hui avec làrchet à peu près tout ce qile l'on veut. Ils jouent à l'extrême aigu pres(|ue aussi aisément que dans le médium; les traits les plus rapides, les dessins les plus bizarres ne h's arréleni pas. Dans un orchestre ils sont en nombre suffisant, ce que lun deux manque est fait -par les autres et, en somme, )c résultai ob- tenu, sans que les fautes soient apparentes, est la phrase écrite par l'auteur. Dans le cas cependant ()u la rapidité, la com- plication et [élévation dun trait le rendraient trop dangereux, ou seulement pour obtenir dans son exécution plus d'assurance et de netteté, il faut h- morceler, c'est-à-dire, en divisant la masse des Violons, donner un fragment du trait aux mis el un fragment aux autres. De cette façon le trait de chaque paftie est semé de petits silences que l'amlileur ne remarque |ias, qui permettent, pour ainsi dire, aux Violonistes de respirer el leur donnent le temps de bien prendre hs positions diUieiles et par suite l.iplomb nécessaire pour attaquer les cordes vigoureusement.

Air.'Assai cou fiioro.

/! > . . ■' I u 1 iT II L^ .^_ ^ I u 1 1,-" ^ L r r ii'^fM'fTf f I f rit I r Tu

itr: VIOLONS

Ici la division devenait inutile, le trait ne présentant aucune diUiciiltci U\ morcellemenl eut donc, sans compensation.

r>i)

Si Ion veul lliire éxf'cuti'r un tr;iil pareil a celui-ci ou plus: ilifficilo encore à toute la masse îles Violons, il vaut touioiii's mieux, comme ilans lexemple précéilenl, (!i\ is<r les ]iremiers \iolons en 1. el secoiuis el les ileiivièmes également, en f.ii- sant JouMer à ceux-ci les deux parties tles premiers ^ iolons, f|ue de laisser tous les 1'.' violons piuer un fragment el tous les sec(Uids un autre; car léloiruement des deux |30/nfs (le dé\)iirt des sons, romprait lunilé du trait el rendi'ait les ■SuUires des fragments trop apparentes. Au lieu que la même di\ision s'operaiil des deux cotes chez les deux masses des Violons, et sur les deux éxéculans (pii lisent ensemhli' sur le même pupilre,run jouant la première partie et laulre la seconde, il s'en suit nue les parties liiviseiis sont si près lune de l'aulie (p-nl est inipo>sil>le de s'appercevoir du morcellemeiil du Irait, et (jue I auditeur doit croire rpi'il est éxéculé intégralement par tous les violons. On écrit dcmc ainsi:

IV* VIOLONS

2"""" VIOLONS

SV f

Ce procédé du reste est a|)plical)le a toutes l<'s parties de l'orclieslre cpii otlVent entre-elles des analogies di" tim- bre ou de lé:;éreté, et on doit en user toutes les fois qu'une phrase est trop difficile pour pouvoir être hien eveculee par un seul instrument ou un seul groupe.

Je crois qu'on pourrait, à lorchestre, tirer plus de paiti qu'on ne la fail jusqu'ici des phrases sur la 4. corde et, pour certaines mélodies, des notes haules de la 3."" Quand on veut user ainsi dune corde spécialeil faut indi(|uer avec précision jusfju'où elle doit être employée exclusi\ement, sans (|Uoi les exécutants ne man(|ueraient pas di' céder a I lia- hlludi' el a la facilité qui résulte du passage dune corde à 1 autre pour jouer la pjuase comme a lordinaire.

4'" Cnrde T 1 V (

EtPPg^gS^^^pl

Il arrive assez souvent, pour donnera un Irait une grande énergie, (|u on double à loclave intérieure les premiers \ iolons par les seconds; mais, si le Irait n'est pas écrit excessivement haut, il vaut beaucoup mieux les doubler a lu- nisson. L effe^ est aloi-s Imcomparablement plus fort et plus beau. Le foudroyant éclat <le la péroraison du premier morceau de la Symphonie en t,7 mineur de Beelhoven est du a un unisson d(* Violons. Il arrive même en pareille occasion que si, les Violons étant unis de la sorte, on veut en augUK'nter encore la force <'n leur adjoignant les .illos a loctave audessous, ce redoublement inférieur trop faible, en i-aison de- la dispro|)ortion de la paiMie supérieu- re, produit un bfiurdonnement inutile, dont la vibialion des notes aiguës des Violons est plutôt obscurcie <|u'aiignien - tée. Il est prefer,ib!e, si la pirlie dallo ne peut être dessinée dune manière saillante, tie |em|)loyer alors a grossir le son des Violoncelles, en ajant soin de les mettre ensemble (aut.int «pu- lelendiie au grave de linstriimiut le permet) a lunisson et non à loctave. Cesl ce (|u''a f.iit lieethoven dans le passage suivant; ^

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31

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SYMPHONIE Ey n MiyElH

{ IIKKTHUX fc'.N.)

Au? cdii brio.

CLARINKTTr-.S

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TlMIiALKS. F.N IT.

VTOLONI K.Ll.r, .

Les Viohms sonl plus brillants pt jdiiPiit plus aisemciU dans les tons qui leur laissent Tiisage des cordes à vide. Le ton d'cr. seiileraenl semble faire exception à cette re^lp pour sa sonorité, iiiii est moindre évidemment que celle des tons de LA et de iMi, bien qn'il garde quatre notes a ride, tandis (|iron n'en conserve que trois en L.\ et deux seulement en Ml.

On peut, je crois caractériser ainsi le timbre des diters tons, pour le violon, en indi(|iiant les plus ou moins grandes faci- lite' d'exécution.

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■■¥

Lrs l'usfriimfnls à r/»v/;f/, don! la riiiniun lornic «e (iii'on ;i|i|i<llc assez inipropicnicnl le r|«a/«07',, sonl l.i h.ihc, Icli un ni <inisli(ii(il' tic (oui oirliesde. Aiiix se li-ouve dévolue l.i plus j:randc puissante expressive, el lUie iii<()nles(iil)le vaiicl»' <lr limhres. Les Violons surlout peuvent se preler à une foule de nuances en apparence inc<nicilial)lcs . TIs on! (en masse ) la lorce,la Icpiele., la ^race, les accclils sonil)rcs cl jojeux, la revciic cl la passion. Il ne s'aril <|ue de savoir les faire parler. On n'es! pis (ilili;;c d'ailleurs de calculer pour eux, comme pour les insirumenis à v<'nl, l.i dun'c d'uiK' tr>iui\t\f leur men.i^ir de (eiiips . ii leiiip'' des silences^ (in c-sl liicii sur <|iic |;i rcspiralion ne leur mani|uera pas. Les violdns sont des scrvileiiis li<lèlcs,iiilclli^cns,ac(ilscl inl.iliralil' s

Les mélodies lendies cl lenics, conlices tiiip souvciil aujourd'hui (les rnsirumerils ,\ miiI, ne sonl poml.inl jam.iis mieux reii- diK s (|ue p.ir une m.issc di' violons. Hien n'égale la douceur pt'néiranle d'une xinrl.iinc de ciianlerellcs mises en \iliralioii par \iii^( an licl> liicn éveicés. (l'est l'i la vraie \oix féminine de roielieslre,Mii\ p.issionnec cl cliasle en même (em|>s,decliiian(c c( doU(e,<jiii pN ii ri il crie el se liiiieiile, nu clianli i| pi ii' il rè\e, nu éel.ile en accents jiiMiix,< (iiimie nulle .iiilre ne le pourrail faire. Un imperce|i(iMe iiinUM Mieiil du lu is.im senlimciil iii.ipi i i ii de celui i|ui répiome, cjiii ne produir.iil rien d'.ipp.neiil dans réxéciilion (l'un seul \iiilon, niiilliplié p,.f le id.ie d.-s imi^soiis. iliiiine des iiu.inees iiia;;iiirii|ues,(rirr-('sislililesél,ins.(le-. acci ii- i|i;i |iir,ilr(iil |ii^i|ii .m Imid du i neur.

f,. L' ALTO. ;^ .

CHAPITRE 3V

Les quatre cordes de l'Alto sont arrorde'es ordiiiairenioiU en quintes coninie celles du Violon cl A la quinte an dessous d'elles.— ■._;•.'■ .... ...

EXEMPLE .

Son e'tendne ordinaire est de trois ofta»es an moins.

EXEMPLE .

Avec les intervalles chroniatiqnes.

Il sVcrit sur la clef d'Ut (S— ligne), ol sur la clef de Sol (piand il s'étend beancoiip à l'aign.

Ce <|ue nous avons dit an cliapiiro 2^ relativement aux trilles., coups d'ircliets, accords pla(|U('s ou .npé-és, sons iiarnionifiuis elc. est de tout point ap|)lical)l(' àlAllo, en le considi'ianl conune un violon pins ^r,i\e dune (|iiinl('.

De tous li-s instruments de I orcliestre, celui- dont les excellentes f|ualil('s ont été le plus longtemps méconnues, c'est l'Alto. Il est aussi ai;ile tjue le Violon, le son de ces cordes graves a un mordant particulier, ses notes aiguës brillent par leur accent trislemeni p.issionné, et son timbre en général, dune méLmcolie profonde, diffère de celui des autres instru- ments à arcliel. lia été long.tems inoccupé cependant, ou appliqué à lenqtloi obscur autant fjuinulile, le plus souvent, de dou- bl<'r à loctave supéiieure la partie de Basse. Il y a plusieurs causes à I injuste servage de ce noble insliumenl. D abord la plupart des M.iilres tU\ siJcIe dernier, dessinant rarement quatre parties réelles, ne savaient en eonsétiuence que faire de lui; et (Miand ils ne trouvaient pas tout de suite à lui donner cjuelques notes de remplissage dans les accords, ils se halai<iil tl e- crire le fatal col i{((,«i.so,avec tant d inattention quelquefois, qu'il en résultait un redoublement a loctave des Casses, inronci - liable, soit avec I harmonie, soit avec la mélodie, soit avec toutes les deux ensend)|e. Ensuite il él.iil mallieureusenient im|)os- sible décrire alors pour les Altos des choses saillantes exigeant un talent ordinaire d'éxéculion. Les Jou<'urs de Vi()}(^, (an- cien nom delAlto) étaient toujours pris dans les rebuts des Violonistes. Quand un musicien se trouvait inca|ta<)le de remplir (un- ven.iblement une place de Violon, il se mettait à I Alto. Dou il résultait f|ue les Violistes ne savaient jouer m du \ lolon ni de I Viole. Je dois même avouer que de notie tenqis, ce préjuge contre la parti(,' dAlto n'est pas entièrement détruit, et c|u''il y encore, dans les meilleurs orchestres, des Joueurs diAlto qui ne possèdent pas mieux l'art delAIto que celui du Violon. 3].ii on sent <le jour en jour davantage linconvenient qui résulte de celte (olér.mce à leur ('gard, et peu à peu I Alto comme le autres instruments ne sera plus confié qu'a des mains h.d)iles. Son timbre attire et captive tellement I .illenlion qu'il n'est pas nécessaire den avoir dans les orchestres un nombre tout à fait égal à celui des seconds violons, et les cjualiles expres- sives de ce timbre sont si saillantes (|ue, dans les très rares occassions ou les anciens compositeurs le mirent en évidence. il n'a jam.ais manqué de répondre à leur attente. On sait limpression profonde qu'il produit toujours dans le morceau ilphigenie en Tatiride^ ou Oreste abjmé de fatigue, haletant, dévoré de remords, s'assoupit en répétant: Le calme ren- tre diins mon cœur! pendant qu<' li)rcliestre, sourdeiiienl agili-, fiil enl<ndre des sang lois, «les plaintes convulsivs, domi- nés incessament par l'affreux et obstiné grondement des Altos. Bien que, dans celle in(jualifiabl<- inspiration, il n'y ail pas une note de la voix ni des instruments dont linlention ne soit sublime, il faut pourtant nconnailre «pie la fiscmation exer- cée p.ir elle sur les audlleurs, «pie l,i sensation d horreur «jui fiil les yeux «le «piil<|ues uns s'(nivrir |)lns gr.mds <n s'em- pliss.int «le larmes, sont dues pricipalement à la partie- dAlto, au lindu-e de sa 3'"" corde,a son rhvtlim»' s)ncoj)é el à lélr.inge et lel d'unisscjn i «-sullanl «le sa syncope «lu La bi iis(|uemen( coupée pai' le milieu par un aulreXadns basses marquant un rhjtiuiie différent .

s, ()'.i<> -. ^ . <ï, ; f.

••' ^

IPHlliKSlE EN TAIHIDH. (GLUCK. Andantft .

W. 7.

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.*^,.

Dans l'ouverture dlijhigenie en AuU<ie, Glucl a su les employer encore à tenir seul? la jiartie »^rave de lii;unionie,non pour v produire celle fois un ellel résultant de la Spécialité de leui- timbre, mais pour accompagner aussi doucement (|ue possil)l<' Je chant des premiers Violons et rendre plus tei'riMe ratta<|ue des Tîasses rentrant au forte après un assez rrand noml>re de pauses. Sacchini a fait aussi jouer la partie irrave aux allos seuls dans lair d Œdipe.tc Voti'e cour devint mon azijh':>:i s, tn^ se proposer pour but, toute fois, de préparer une explosion. Au contraire, cette ihsirunienlalion ddiiiie ici a la |ilirasr de cliani qu'elle accompagne une fraiclieur et un calme délicieux. Les chants des allos sur les cordes hautes font merveille dans les scènes d'un caractère relisrieux et antique. S])onlini, le premier eut litlée de leur confier la mélodie en t|uel(|ues endroits de ses admirables priJ'res de la Vestale. Méliul séduil par la sympathie qui existe entre le son des allos et le caractère rêveur de la poésie Ossianique, voulut s'en servir constamment et à l'exclusion entière des Violons, dans son opéra d'î'</i«J II en r^ésulla, disent les critiques du temps, une insupportable monotonie qui nuisit au succès de louvra^^e Ce fut a ce sujet que Grétry s'écria: Je donnerHis un lovis jjoi/r entendre une clianlcrelle! Ce timbre, si précieux qu.tnd il est bien employé et habilement mis en opposition avec les timbres des Violons e( des aulres instruments, doit effecti\ement lasser très vile;, il est trop peu varié et trop empreint de tristesse pour (|U il en puisse être autrement . On divise souvent aujouid'iiul les al- tos en premiers et seconds^ dans les orchestres comme celui*de lopér;»,, ils sont en nombre à peu près suffisanl,, il n'y a pas dinconvenieni a écrire ainsi^ dans tous les autres ou Ion compte à pein<' qualie ou cin(| allos, cette di\ision ne peut que nuire beaucoup à un groupe ^instrumental déjà si faible en lui même el f(ue les autres groupes tendenl sans cesse à e'craser. Il faut dire encore que la plus part des altos dont on se s<rt aujourd liui dans nos orchestres français n'ont |»as la dimension voulue,; ils n'ont ni la jrandeui-, ni conséquemmeni la force de son des \éiilables Violes, ce soni presque des \iolons monlés avefc des cordes d'allos Les directeurs de musique devraient proscrire absolument l'usage de ces ins- Irumenls bâtards, «loni h^ peu lie sonoritc' d<'colore une des parties les plus inléi «ssanles de rorcliesln^ en lui olani beaucoup dénergie, surtout dans les sons giMM's.

Quand les Vidloneelles clianlenl,il es! <|U<l(|ue bils exeellenl de les d(iid)ler à liinisson p,ir les Mios. Le son des Violoneell.s a(i|(iirrl .ilms br Miieoup di- rnndiiii' l'I <!<■ |mr<>lé, sans cesser dêlre piédomin.inl . I'.\i niplc : le 'l'Iiènie de ladagu) de li Syniplioiiie en Vt iiiiiieiii- d< lieel li(i\eii.

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.^ sIMPHoyiE Ey UT MISEin . ( liKKTHuVKN. j

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N': 8:

Aiidanto con moto. * »2

MOl.ONCF.LI.E.

C'^ BASSE .

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A,.,.„. /

CHAPITRE 41'

LA VIOLE D'^AMOUR.

Cp» instrument est un peu plus grand que lalto. Il est pre#*|ue partout tombe en flésuétude et sans 31. Crli.in le seul artiste <|ui en joue It Paris, il ne nous serait connu que Je nom.

Il a se^î cordes en boyeau dont les trois plus graves sont, comme iut et le sol de lallo, reeou- ^^ r".i„

vertes dup fil dargent. Au dessous du manche et passant sous le chevalet se trousent sept autres cordes de métal accordées à I unisson des preniières pour vibrer avec elles Syruyathicjuenieiif.Kt donner en conséquence a I instrument une seconde resonnanee pleine de (iouceur et de myslere. On laccordait autrefois de plusieurs manières fort bizarres. M'. Trlian + adopté 1 accord suivant en tierces et quartes, comme le plus simple et le plus rationnel.

3

EXE1IPI.E

L e'tendue de la viole damour est de trois octaves et demie, au moins. On 1 écrit., comme lalto., sur deux clefs

EXEMPLE ,

Chrnm:*ti<|u

On voit que, par îa disposition de ses coides, la viole damour est essentiellement propre aux accords de trois ou quatre notes et plus, arpégés ou frappés ou soutenus et surtout aux mélodies en double corde" Seulement il est évident que, dans la disposition des harmonies qu'on écrit pour elle, il faut suivre un système différent de celui employé pour les violons, altos et violoncelles, accordés par quintes, et «)u'on doit se garder d'écarter les notes des accords au delà dune tierce et dune quarte en général, à moins qu'on ail pour corde inférieure une corde a vide.

Ainsi le la de la seconde octave donne toute latitude an Re aigu d'étendre sa gamme audessns de lui; exemple.

=P ^ ti L ^ p ^t=zt=^

-M:

Il est inutile, je pense, de désigner les accords de tierce mineure et de seconde

comme impra

ticables au grave, puisque les sons qui les composent se trouvent tous les deux forcément sur la corde Re.Eny re- flechissanl un instant on trouvera des impossibilités analogues sur la corde gravi' de tous les instruments à archet.

Les sons harmoniques sont dun admirable effet sur la viole d'amour;, ils s'obtiennent absolument par le même procédé que ceux du Violon et de lalto; seub'menl la disposition en accord parfait de ses septs cordes à vide donne toutes facilites à la Viole d Amour pour produire assez rapidement les arpèges de son accorddeifc )Hf(jet/r a l oc- tave et à la douhle octave supérieures, ceux de l'accord de La Wiajpwr a la dnuiihne supérieure, et ceux de 1 accord de ¥a dieze majeur a la dÎT-septieme supérieure ,

EXEMPLE .

l-'.n emciir.inl 1.. Orl»,-,

F.n .ir;.,ii.,.,i

u^^M^mm 'W'^'P^^^W^

10 ' '

On voil par ce? exempl.s f|uc,si l'<m se proposait d'uliliser ces cliarniants arpè-es il<s VioUs .l'amour, lestons <lc Ré, lie Sol, (le La, de Fa dieze ou tie Si naturel, sont ceux f|ui permellraienl de les placer le plus sou\enl. Comme ces trois accords ne suffiraient pas sans doute pour accompagner sans interruption un cliant un peu niodnl.'- il n'y aurait au- cune raison pour ne p,,s avoir une partie des Violes d'amour accordées dune autre manière; en Vt par evemple, ou en Re ftemof, selon les accords dont le compositeur aurait besoin pour son morceau. Le charme exirenie de ces hurma- niqnes en: arpégées sur les cordes a \ide mérite l.ien qu'on prenne tous les moyens possibles pour en tirer parti.

La viole d amour à un timbre faible et doux; elle a (|uelfiue chose de Séril])hique qui tient )\ la fois .le ùillo el des sons harmoniques du violon. Elle convient surtout au style lié, au mélodies rêveuse?, à l'expression des sent imenis ext a - tupies et religieux. 31'. Meyerbeer l'a placée avec bonheur dans la romance de llaoul au 1? acte des lluruenols.

*-^i? ^ ^

LES HlaiEyOTS. ( MKYEKliEEH.)

A miaule.

N"9.

VIOLE D A MOT H

-?'î

VIOLONCELLE

b^

<^.

^

^^

Récit.

Ah quel spec

taele en clian .

iM.iis c'est la un elle! de solo; quel ne sérail |).is dans un and.uile relui dune niasse de Vidlesrl iniiotir clianlaiil trni' !>< Il( pnerc a plusieurs pailjis, ou accompagnant de leurs liarmonies soutenues un eliani <iailos.ou de \ inloiK cilis. ou de cor an::lai- ,ou de cor, ou de Mule <lans le médium, mêlé à des arpèges de harpes!!! Ilseiail vraimenl bien dommage de l.iisser se prnlr» ce précieux iiisirumeni, dont tcjus les \ iolonislis pourraienl jouei- apris (|Uih|Ues semaines d'i'(u<les.

:"W'

41

CHAPITRE 5.

LE VIOLONCELLE.

%

Ses quatre corclcs soni .iccordées en quinte et précisément à loctiive basse des qiialre —y' "" "' ~ #

cordes de 1 Allô . exemple. 4^ ,,i . _ _ tX

Son élendiie peut être, même !i

l' 1 . I . I .il EXEMPLE

lorchestre, de trois octaves et-«eniie. ) _^

^ ' A>rc les mlirv;ill<s Cliionutiquf

Les grands virtuoses montent encore plus liaul, mai*, en général, ces notes suraigues, (|ui n'ont de charme (juc dans la conclusion des phrases lentes,, ne s'emploient gueres en sons naturels; on les prend ordinairemeni en sons har- moniques (|ui sortent plus aisément et dont le linihre est beaucou|) meilleur. * .

Il n'est pas inutile, avant daller plus loin, <le prévenir le lecteur du double sens donne a la clef de sol dans Ta musique de violoncelle. Quand on lécril dès le début d un morceau, ou immédiatement après la clef de fa, elle présente aux yeux loctaie haute ilrs sons réels. ■' -:■ -n

EXEMPLE .

Ou bien .

Elle n'a toute sa valeur que si on la fait succèd«'r à la clef dut ( 4"'.""^ ligne; ) alors seuli'nienl elle rejirésenle les sons réels et non point b'ur octave Supériein-e.

EXEMPLE .

Cel usage, f|ue rien ne justifie,, ,imèni' des erreurs dliulant plus fié<|uenles <pie certains VioioTieellisles ne s'y ( onlornicnl p.is el conservent à la clef de sol sa véri(.d)le acceplion Pour é'\iler toute fiusse interprétation nous ne I enipldii'rons ici qu'api'es la clef dut et !ors(|ue relie-ci nous enirainerail Iroji ,ui dessus des portées, l.( clef de sol alois ri'|iresenler a toujours des sons réels couuiu- d.ms le dernier exemple.

Ce f|ue nous avons dit pour les ({(nihlea cordes, les arpè::es, les trilles, les coups «rareliel du violon est enlier'c- menl applicable .lu violoncelle. Il ne faut jamais jierdre de vue seulement que ses cord<'s, é(anl plus longues <|ue celles du violon, éxigeiil im l'carleinent des doigts <ie la main gauche plus considérabli', d'où il suit <piT- les passages de dl\ièni<s en double corde, praticables sur Iv violon et l'allo ne le sont pas sur le violoncelle,, el <|u'il ne fuil fr,ip|)(i- isolément une dixième (|Ue si la noie inferieui-e esl sur une corde a vide.

EXEMPLE

Les ilixieines siiiv.iiites %-., i .

SfTaienl iiniiossililes . ~ 1 " 1"

i'2 ,.

Le Moloiiiellc (il e^inil a l,i iir.ivile «!<■ ion tiiiilne et à la Grosseur ilc ifs corili» ne sauiart ' a\(Jir non plus I «'xlrcnii a^ilili' ilii \iolon et de l'allo.

(Jiiant aux .'■oii> liarmonicjiies nadiiels <•( ai-tiliVicLs tloiif on fait un fri'(|ii('nt u.-ia^c sur le violoncelle dans le solo, on les olilient par le même proe<'de (jue ceux du \i(doi) e( de Pal/o^J.a liMUueui' des eoi'des «le I ius(riiiuen( rend nu nie les noies liarmoni(|Ues iia(Uiel!es sur- aiguës (jui naisseni piès du elievajel Ijeaneoup [dus (à(i!es e( plus Ixlles (|ue lies du \ioi(iri.

Voici le (ableaLi de celles (jui sorleni le mieux sur cliacjue coi-dc.

l'.' CiiHDF, .

" 0 0 0

l)..i?ls pITUimml la n.r.lr l, vi,l,..

2""(:0KDK.

fepJiaJFtf

D,>ills rrn,.„l..nl la

3:-

Sons r.eU harun.n,.,

0 «^^^ rro r.fl 0 i 0 0 0 0

--- ■Dc.ijls rrrleiiianl la c.ra,- .

La iiieiiletn-e ni.iniere (Polilenir les nofes liarnioni(^ues aifilîeielles es! «'elle <jui eonsisie a ellleurei- la ((Uarle 1 pend.int <|iu' le prennei- doiïl (ju le |>ciuee appvi/('-s foiL i _Mien( le sillél l'aeliee midiile. /

4"" CORDK

EXEMPLE .

^^^-j^hm^mM

.S„n.s ■e.ls l,a,„,„ni,|uos

n.iijls eirieu

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Ce doi^le est inenie a peu près le seul pi'alieahle sur le xiol(jncelle. on ne pourrait iiuère emplojei- la position de Ja ijiiiiili' ejjlfurri' rjiie dans la p.ulie supérieure des eordes.j parce (jue les .

distances et lis piop(;rlions de\enaii( l)eaueou|> plus petites <jue «(ans ï ^ o.

le ^ra\e et 1 extension de la main gauche moindi-e é^alempnt.,elles i ly j "T ,1 fln

lermeltcnt alors d'eriJeurer la (luinfe a\ee le (luafi-ieme doi;;t nen. / exemple.

permelleni alors u ellJeurer la (|Uinle a\ee le (juali'ieme ooi^l p -dant <|ue le pouce sert «le sillel.

( Le si^iie 6 iiidiijue ([u'il liiul pla<er le pouce transversalement sur les cordes. )

(launne en «ions

(inniioniquci naturels

et nrtifiriols.

!*V

45

n> lin m iiii>-

Les hiiniKinies de soik»; li;irmoiii((ii(s de liolonccllcs M-niiciK s.iils iloiilc tl un rli.irm.iiil cllif'l .1 I orclu^lir il,i morceau <loux et lent- cepeiulaiil il cil [iliis ;iisc, et par rouiecjuent moins dangereux d'obtenir le même r(siill;i( , -yen de violons diiises jouant dans le haut de la olianlerelle aWec fies soîirflines. Ces deux timbres se l'esNcmlili ni a le! noin( qu'il est pres(|ue impossible de dislinpiier i un de Paii/ie. .^,

1— VIOLONCKLLF.S.

EXEMPLE PU sons

harmoniques .

Monie passage reproduit

exacleinenl et plus aise -

ment en sons ordinaires

de Violons.

2,^s

gn^s

VlOLONtELLFS.

VIOLONCELLES.

1— MOLON'S.

3 * VIOLONS .

PP C

t'ii donne ordinairement aux \iolon(elles, à Poieliestre la parlie de eonlic- basse, (jii'ils doublent alors à I of(a\e Mipe-

-rieuie on a I uni^roii, mais dans luie llnile d'oecasions il es( bon de les en séji.irer^ soif <ju on leur donne a chanlei- , .

dans les cordes hautes, une mélodie ou iti\ dessin mélot(i«|Ue, soil, (|ue pour profiler de la sonorifé parliculièie d'une corde

.1 \ide ou produire un elTet d'harmonie s|)écial, on les écrive rr/f r/esson.i des contre basses, soit enfin (|U on «Icssine leur

parlie a |ieu près connue celle des contre basses mais eu lui «lonuani des noies rapides (jue celles-ci exeeuler.iiinil mal.

EXEMPLE

Ail? non troppo VIOLONCELLES. -^ JMa::^='

CONIIIKIUSSES.

Ici la pallie «les Moloneelles, |)lus ai:il('e.plus Iroublée dans son moinenieiil., I.iil ee|i(nd,inl eiil<'ndie a |ieu pies les mêmes noies <(ue celle lifs contre- basses doiil elle suil |)res(jue parloiil le de>>iii.

Dans I exemple siii\anl, au conlrail'<'., les violoncelles se sépareni tout à fait des (oiilre basses, l'I se plaeeni an dessous d'elles |iour oblenir le fonl'lil Icriible de la seconde mineure au ^ra\e e( eu même lemps la luiic \ibia- lioii de / Ti/^ (|ualiieMie corde a \ide du \ ioloiicelle, pendant <(ue les eonire -basses l'onl :;riiii(i' eonire roela\c liaiile de <el ni, le >/ naliirel i|U elles preniienl a\ec liircc sur leur première <'orde.

ii

Cr.AHliNK'IIFS

CdliS En Ml

COKSEn RK

ronsEnLAllHi.ui

roiîS En LT

MOLONCI' II.F.S

%

Au '

Il lie ImuI jamais, sans mie Ires honiie raison, c est à dire sans être sur de jiiodirire ainsi un vlTil saillant s('_

_|iiicr (ont a l\i( les violoiicelies des contre-basses; ni même Jes écrire, connue l'ont l'ail (jiiticjiics aiidirrs, a \,i (liiiiM(

oc(a\e an dessus d'elles. Ces procèdes ont pour résultat d'affaiblir beaucoup l,i sonorile des noies (ninla rmnl a les de

r hai-nionie . La partie de Basse ainsi abandonnée des violoncelles devient sourde, rude, d'nnf lourdeur <\li-enic el mal

li('e avec les parties supérieures dont Pextrènie gravité du son des contre-basses tient celles ci trop éloignées

Onand on \eii( produire une harmonie très douce d'instruments à cordes, il est sou\en( bien, an conliaire. tie (l()ln^ç^■'

l,( Basse aux violoncelles en supprimant les contre-basses^ c'est ce (ju'a fait Weber dans raccompagnenunl de rAiidanl-j.'

de Tàir sublime d Agathe au second acte du Freyschiitz. Il faut même remarf|uer dans cet exemple «pie les Allos scuMonI d'à,-

-bord enlemlie la l)a>se sous une harmonie de violons à quatre parties^ les »io!oncelles ne \iejinenl (1111111 peu plus lard

doubl.'i- les allos. ÎN? 11 .

- MK FREYSCHVTZ (webER) _ -■

Andante. _ Adajjio.

Récit.

Les violonicllcs unis iiii noiiiliic de liiiil ou dix, sont (■»sciiti(llcinen( cliaufcursj Jeur tinilirc sur les ilcux curdcs .^iij)(>_ .riuui-cs, es( ini des ldll^ expressifs de l'orclieslre. l'iieii n'est plus volupUieusenienl niélimeolicjue et plus propre ,i liieii reri_ _di-e les (Iièincs tendres et langoureux qu'une masse de Woloneelles jouant à l'unisson sur la cItanfei'fUr.

Ils sont evicllents aussi pour les chants d'un earaetere relipeux c'est alors au conipositeui-, a choisir le,-, coido sur les(|u'eiles la phrase sera execule'e. Les deux inférieures Vut et Je so/, surtout dans les Ions <fui peniieKciil de les cmiiInMr soineiit à vîf/e sont d'une sonorité onctueuse et grave parfaitement convenable en pareil casj mais leui- rra\ile ni( iiii' m- |ierin(( :;uère de leur doiuiei"(pie des basses plus ou moins mélodiques, les véritables dessins cliiUilanLs tit vaiil f Iti j . ^( i\rs pour les rordcs sup<Tieui'es. ^Veber, dans l'ouverture d'()lteron,a fut avec un rare bonheur chanter lès violoncelles dans le haut pendant (pie deux clarinettes en a l^unisson font entendre au dessous deux leurs notes graves . C'est neuf et saisissant. . ^

Mistennto. A. 12. 0/;K/.vi.v.(\Vf7(M

:LM;iNt 111 In \.

cor. M en HK.

cor, M en LV5

•IliOVr, i: en KK.

iiMi'Wi fi, l'.r.

\i()i,()\<.i i.i.i

*

50

"^

liicii (MIC 11"^ Mi>ioci(clli>/c.s .sdiciil Mrs li.ilnlcs .luiourd liiii,(l ijii'ii> |)Ui»<ii( eveciilcf .s.iiKs |i(iiic. /oiili-s sorlc.s <lr diK iriil((''s, il (■>( (iiil rare <(iic i!< ^ li.ril- r,i|)i(l(s de \iol<Muell(s ne |)i(>(liii.v(ii( ]>,is iiii ^r,i\c un peu tiv coiiluMnii . Oii,iii( ,i ceux (|iii exi-

_:;(Ml !(• iil.K ciiiiiil «lu |".iiri' Il ijiii loiilciil d.ins les noies jii^iic.s, d y ;i moins encore a en iiKciidre;, ils som( [icii sonoics cl Viiiji;!!!;, d'une jiivlc^vc lorl (()iilc.-.!,ilil''. Des frails [thiccs sur ces degrés de rceliellc nuisieale eonviennenl é\ideninien( mieux iii\ ,i(|o> ou ,iM\ seconds \iol</iis. It.ins !( > orehcslres modernes dès ritMies, les violoncelles sont en ^rand nomlire, on les di\i>c soimciiI en |ircmicrs cl seiond.s^ les [(icmicrs e\écu(en( une parlie sjx'ciale, mélodi<jue ou liarmoni(|uc, e( les seconds, d(jul)lcnl li s eoii_

_lre Ims.scs, à I ocl.ne ou a I unisson

Ouclc|nerois même, pour des accompagnemcnls d'un earaclère mélaneolique, voilé, mystérieux, laissant la hasse aux coiilrc liasses seules, on dessine au dessus d'elles dviw parties diUerenlcs de violoncelles, qui jointes à la pai'tie d'alto doinicnl iii\ ijiia_

_liM'i' d'Iiarmonics graves. Ce nioycii est rarement liieii molixé, il (ant se iiarder d'en abuser. - :.

Adagio

iX^lS.

KOMKo et jmnih: i iii;iiLio/..j

lor. \\(.i,Ai.s

, ci.MaxK.rrFs

0

Lf (rcmolo en tlouhle vorf/f cl les iir|it'^fs diuis le fovte^ cdiniciinriil |i,u r,ii(ciiieii( iiux liolonccllcs^ ils juciniNiiciil Ijc.iticoiip 1,1 ricliesic de rii.ii-iiKinie en ^ui^ineiilanl l,i sonorité ^e'tiéiiile de l'oeelie.sde, ^

Roiiini^ dans l'introduefion de I'(juv<'i7iire de (juillaun'ie Tell a écri( un (juinleKe |)oui- einij violoneelles s<jIi\ a(Coni|(,i^ ne en pizziealo des aiilres violoncelles divisés en prenners et seconds. Ces (inibres gra\es de la même n.idire, son( la d'un oieeL -lent efTeJ et servent à faire ressortir encore l'orciies'l ration celalanle de l'alle^ro suivant.

Le pizzicato du violoncelle ne peut avoir beaucoup de rapidité^ et le moyen <|ue nous a\otis pioposi' pour pi j (>( (ii/rjui r I exécution de celui des \iolons, ne saurait lui eon\cnii-, à cause de la iirosseur, de l,i tension de ses cordes et de leur trop grande- élé\a(ion au dessus de la table de l'instrument. Avec le procédé iiénéralement en usa^e on ne peiil ^weie excf'dei; en. pinçant, la rapidité de knit croches dans une mesure à deux temps (Ailcifro non troj)|io) ou celle de t/onzi' l'Iouhlfs ffiichfs en arpèi'es, dans une mesure à Jj f.Anilantino.) ...

KXKMI'I.F .

Xir.'noii Inipiio. Aiiilimliiio.

^J^

LES C0.\TRE = B1SSES.

CHAPITRE VI-

il V CM a de deux esprcts; à trois el à quatre corde C.fllc^s h (rois cordes , sont accordées en quintes. Celles à quatre sont accordées en quartes.

^

le son des unes et d(s aulnes est plus grave d'nne octa\e que la note écrite. Leur étendue à l'orchestre est de deux la\es et une quarte, en comptant toutefois pour les contrebasses à trois cordes deux notes de moins au grave.

en NI lit;- liA.ssE oivinF. coiiiir.s.

CONTliF. - ItVSSF, i'IiOIS CORDES.

S

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Avec I.-S inl<iv.,llis . h.omatiiliU's .

T^a Contrebasse à quatre cordes me. parait préférable à l'autre, d'abord pour la facilite de l'exécution, l'accord en (piartes n'obligeant pas Texeculanf à déninniliiT pour faire la gamnm, puis à cause d(i la grande utilité des trois sons graves Mi, l'a. Fa i/irTf qui inanquent sur les contrebasses accordi'cs en quintes et dont l'absence vient à chai|ue instant dérangi'r rurdon- iiance des basses les illieux dtsssinées, en amenant forcément, pour ces quelques notes, une disgracieuse et inlenipesti\e trans- position à l'aigu. Dans un orchestre bien composé on devrait avoir plusieurs contrebasses à quatre cordes accordées en

lierre el quintes. Exemple, i^' q ] on aurait ainsi, avec les autres contrebasses accorde'es en quartes, un croi-

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•meut de cordes vide très favorable à la sonorité

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T.es contre-Basses sont destinées., dans l'orchestre, aux sons les plus graves de l'harmonie. J'ai dit au chapitre prtîci'dei d;iiis quel cas on pouvait les isoler des Violoncelles-, on peut alors pallier, J«.sy»/'rt un fr/'tain point, le def.uii ipii n.i P'Mir les lîasses de cette disposition, en les doublant à l'octave ou à l'unisson aM'c des lia-sims, des (lors de lîasset , di (.larinettes liasses, ou des Clarineiics ordinaires, dans les sons extr<?mes du grave ij mais je trouve détestable l'empli ({ur certains nmsicieiis font .lussi dans cette occasion, des Trombones et des Ojihicléi'iies, dioil le timbre n'a ni sunpallii ni analogie a\ec celui des Contre-Basses el s'unit conséquemment fort mal avec lui.

.r.i .

Il n'cit |ms iiii|i<)ssil)le <|ii<* rocciusiun se preienlt' »l Vin ployer avec succès les sons liarmonitjues «les confre-bnsscs L'cx. -Iir-ini- liHNioii ilci coriics, leur lon^tu'Ur, et leur éloi^nenicnl «le la loiiclie ne permettent pa.s^ en tous cas, ti'.ndii- recours ,ui\ .-(MIS li.irnionicjiic^ arfificicl^s- (jii.inl aii\ noies liarmoni()iies naliirelles elles soi-lent fort bien., surtout à p.irdr tic Li prcmicrc o<(,i\e, occiiji.inl le milieu di' l.i cortlc^ ce sont les nicnics^ a loetave inférieure, (jue celles tics violoncelles.

(tn pciii à 1,1 ri;;uciii- liiirc usa^c «les .\ccoi<ls c( arpeiies sur la contre-basse, mais en ne leur ilonii.ml (juc ilcuv ou IroÊs uok'j au plus, «ioiil une seule peu! netic pas à Mile. ' .

Cunir.-n..».

C..nlr<-lî..s<fs ..ccorde ,11 Oninles.

//o ffo f.f, f.f

Ou oljlicnf très aisenuiU \t\ trémolo iiiffrmitfi'itt; 'iVAi:*^ à I Vl,is(iri(c ilc rarclict <pii le fait reliomlir plusieurs lifi.s .-ur les cordes après un seul coup frapp<' sur elles lui peu ^i^cnlen(. ,^

Air.'lModcralo.

Il n'en est pas de même du passade suivant.; ou ne peut le rendre (jii'au moyen du /;'ew/o/o conliini, a\ec assez de peine et eu a((a(|Uaut les cordes avec le jjout de l'archet <jui maniiue de force el ij|)tien( peu de son.

Al!'.' Moderato.

EXEMPLE.

Le tfetnolo continu des contre basses, un peu moins serre <juc ce dernier, est pourtant d'un elfel dramatKjue cvcelleiil- lien ne donne rorcliestre une pliysionoiuic plus menaçante; mais il ne fuil pas (|u'il dure lon^(em|is auliement la fili^iue <(U'il o(ea=ionue aux execulans qui vetilrut se f/omier /a peine de le bien f.iire, le rendrait bientôt impossd)lc. Quand on a besoin |)our un long passage, de troubler ainsi les pi-ofondeins de rorcbcslrc il vaut mieux alors en divisant les contre-basses, ne pas leur donner lui M'rilabb' //'^/«o/o, mais' seulement des répercussions precijiilées <(ui ne s'accordent pas entre «Iles comme vab'urs rytjimicjucs, pendant <|ue le.s violoncelles font le vrai (fento/o.

VIOLONCELLE ,

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K\ I. M PL E . \ CO NTR E - IH.SSE . CONTKi; - BV.SSI'. .

Allet^ro .

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Les douilles eroijiea ne se l-eiicolllraul (juc sur le eommeiieemcnl île < li.ujiie leiiips ,<\vc les eroelies en hiolils de ralllre p.iilii-, |irodiiiMiil lin mm iiHJie sourd a peu près seiublable au /re>iio/oij\n selioine de la soi'le assez liieri leiiipl.iee , D.iiis beaiii Miip d occasions, je crois même (|ue ces rhythnics différents (iidiidus eiiscmlile, lui .s(/n( |iie(eia|)|i.s

1 .( s ^i(iii|pi> <li.i(oni(|Ljis r,i|ii(lcs de <|ti.ifr'(' (hi i iii(( iiolcs sonf tris soii\eii( (l'un iuliiiiriiMc cKcl (■( >' <'\('oill(iir for! Iiicti. |i(uiiMi i)iic le fiiiil coiidcnnc au uioiii.s une cordi- à \i<lc.

Ail'.'

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M^^r^:^jE^^^:£fr^^^g£g;|}

EXEMPLF. plus dirricile _ _ ^ ^ _

h.» .I,ir,(,lisurl.. «.., nu, -basse 1

,c„„l,V en quin(es. parce .|uVlleJ

n'y l,omcp.s<lec,„tle^a^i.le.r

^.»1'*>^

V-r

Si fou \oul.iif ,il),s()luni(ii( ('iiijiloycr un j:riiu<l tr<)it rapide de contre-basses, le mieux serait de les di>i>('r. en leur .ij(_ . |(li(|uant le procédé de nioreellenient que j'ai indicjue pour les violons, mais en ayant grand soin de ne jias éloiiinei- le> iVic .niieres contre-basses des secondes.

V- Cunlie - liasse

Sur le même pupitre

2'-'" O.nlre- liasse.

On a le tort aiijourdjuii, d'écrire pour le plus lourd de tous les instruments des dessins d'une telle rapidité' (jue Itsa violoncelles eux mêmes ont de l,i |)eine à les rendre. [| en resuite utt incon\éiiienl très ^raiid;, les contre-bassistes paresseux ou réellement incapables de liittei- a\ee des diU'ieultés |>areilles, y renoncent de prime abord et s'att.ielient a simplifiai- le traita mais la simplilication des uns n'étant pas celle des aulies, puisqu'ils n'ont jias tous les mêmes id<'es sur l'inipoil.Si'ri liarmoniipie des notes diverses contenues dans le trait, il s'en suit un désordre, une confusion horribles Ce calios b(iintl(-nii^iil, pli in de bruits élraiiics^ de grognements hideux, est complète et encore accru par les autres contre-bassistes plus xéh's on plus I l'iiliants dans leur liabile((V</iii se consument en elForts inutiles p»)ur arriver à l'exécution intégrale du passaiie écrit.

Les compositeurs doivent donc bien prendre ^arde à ne demander aux contre-basses (|ue des choses possibles, et doni la bonne exécution ne puisse être douteuse. C'est assez dire (|iie le vieux système des contre -bassistes sirnulif'icateui-n^bssù \w ^(■neralemenl adopté dans raneienne école instrumentale, et dont nous venons de nionlrei' le danger, est a pi-ésent (uni a lail rejioiisst'. Si Tauteiir n'a écrit ((Ue des choses coiuenables à la nature de rinstrumcnl, l'exécutant doit les l'aire enlendre, rien de plus, rien de moins. Quand le tort est an (omposileiir, c'est lui et les auditeurs <|ui en supportent les enri.s(i|iieni es^ J'exécutant alors n'a plus à répondre de lien.

hi'S fuséeft en petites notes placées ax.int'les grosses notes

s'exeriileiil en glissant ra|iidement sur la corde, s, ms tenir compte (le la justesse d'aucun des sons inlerm('<liaires,el l'elfit eii peut être cxlicinemeiit heureux. On sait la furieuse secousse que donnent à l'orcliestre l<s eonlie-basses a/1 i(|uanl le fa Jiaiii preccd(' des quatie petites notes Si, Ut, Ré, [Mi, dans la scène inlèrnale d'Orphée, sons les vers:

A Pnffveu.r hurlnni'iit . .

-^ lli' Orlicrc pciimniit

•- - Et ritiiissnnt !

Ce laïKjiie alxiiement, l'une des plus li.uites inspirations <le Gluck, est ici d'autant |ilus li iriitle que l'aMleiir l'a pla((' sur je Iroisième ien\crsenient de l'accord de septième dimiiiue<- ( F<i,Sol diè/e. Si, lié,) et <(ue pour donner à .sa pens('e ton! le Jelic r et toute la véhémence possibles, il a doublé à l'octavt; les contre- basses, non seiileiucnl par les violoneelles, mais par i les allos cl par la masse ciitlèie des \ioloiis. T

^^ S. (HHi.

i\' 14.

OHFHEE. ((.LK.hJ

Alle'io

IIMTF. CONTl'.l

^ ^r 'if

57 l)('clli(iv(Mi a cx^iiiiiicnl tire' \inrli <lc ces iioti-s à peine arliriilérs, innis à riincrsc de fcM^unilc prncéili'iil , en acccnliianl la prciiiièrf note du grdiipc plus qiif la dcniièrc^. Tel ost ce passage de r((raf.'r' de la isiiiiplionie Pastorale, uni dniine si hii'ii rider des effovls d'un Tout violent cliarfre de pluie, et des sourds Krondeiiieiits «ruiie ratàle rieiiMr<|à(,iï^i. (|iic lli ( iIkim 11 dans ni cxciiiiile (■( dans l)eHiif;oii|xri(Uli-e.s pa.ssage.s.a donne aux conlreltasses des noies ;;ra\es (|irel|e> ne |ii um ni e\i -^ eii(<c; ce ([iii Ici-ail suplio^er <(iic roiehi'sli-e |i()iii' le<niel il (Vrivit posse'dail des <ontrel)a.-.se.s desceinLiiil JM-<|ua I / / la\e liasjc de I L l di'.s \ioluiKelle.s,el (|iruii ne (i-oiive plii> (nijourd hiii AU" Wetr; 80= /J

l'I'TITK FI. ni-.

N" 15.

tjj- SYMFHOME PASWHM.E. ( lu i i iiov KM

(;i„\KiNF.rrT:s

.SI b.

COKS 111 I' \ .

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IROMIiONE

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VIOLONS.

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<)ii(|i|uoriiis, il (li^iieiit dramatique el beau, on donnant aux violoncelles la vraie basse, ou diimoiiis, les notes (|iii (le'ltTUiinenl les acrords et rnipiienl les temps l.jrls de la mesure, do dessiner au-dessous d'eux iiiu- (larlie de mw- tre-li;\ssi' is(dee, dont le dessin, eirtreco^pe'de silences, permet a rharmonie de se p«iser sur les Violonrelli's . IJimmIichii , dans son admirable scène de l'idelio, oîi Le'onore et le, geôlier creusent la tombe de Florestan, a montre tout le p,illielic|ii(' et la siinilire tristesse de ce mode d''instrumeutation .^11 a donné (oulcfois,encé cas, la vraie basse aux cortnbasses.

■1 FIliKLlo . { lit-.iriixn KN. )

Aiidante con moto .

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I.c Pizzivali) des roii(i('-l),is.scj., for! (iii iliiii\,(>( (l'iiiic hoiiiip sonoriu' ii moins «jii'oii ne l'fniploic sur des sons li-i-s il'M'.s- m, lis il cluiii^f lie «iiriii'tprc, siiiv.inl les liciriiiiinics sous Icscjucllcs il se (lomc pl.u (' \iii>i le \',\\\\i.>ii\ .la |n/./ii ilo ilc roincidirc (In hrc^x linf/^ ii'csl ^linsi ^ros «le incii.iccs <( <l',i(icii(.s itili'iniim (jiic p.ir le icl'Icf «le l',i(<iiiil de jcjin'iuc ilniiiriiiri (1,1 iiii/Cj l„i, llj Ali liciiiol ) dont il ilclcniiinc^ ,ui (ciiiijs Liildi, le juciiiiii' icinci-si nuiil niTii d(\i(iiMc (oniijiir' in.ijriiiCj ou doiiim.inlr, |iiiii <■ <li-mi loil, coiiniic d.ms le cis donl il s'.iril', ' c Lri iT',iiir,i |dus rii'ii d'clr.niiic.

On 1 ni|iloic les .sourdines sur les conlre-b.isses connue stn- les , mires iiislriinic nls ,i .licliel, in.iis l'ell'el (jireiles > (in. -dui inl e-l .issez |ieu i-,ir;ie(i'ri>é; elles diniinueiil seujenieiil un peu l.i sonoiil(' des eon(re-l),isses en l.i rend, ml plus .s(;nil)ri el |ilu.s (crue. . _ ,

I 11 ,irlis|e Pi('nionl,iis, l^l. Liin^lois, ((ui s'est f.iil enlendre l< Piiris, il y a une (|ninziiine d'.iunees,ol)(en.ii(,a\ee l'ireliel^ en .miimiiI Il ci/rde liiuli- de 1,1 eonire-li.isse entre le pouee e( l'indev île hi ni.iin ^auelie, aulieu <le l,i presser sur l,i (ouelie^ e( en nion(,(n( ,iinsi ju-(|ii',iii|iiès du elie\,i|i(^ des sons .ii,:;us très siii^uliei's e( d'iuie foiee incroy.ihle. Si l'on .a.iil Ixsoin i|e lime |iroduire à l'f.reji. sir e nu ^r.md cri leniinin .iiicini iusIiMMuen/ ne le pour'r;iil jeler inieii\ «pie les conlre-l)ass<'s euiployi'es <le l,i sord'. .le doiilc .pK nos ,ir(i.s/( s I oiiu,ii-M [Il le niee.iinsiiie de ^1. L,in.;|ois piyiir les sons .li^iis, in.iis il leur sérail l'.ieile de se le reiidi'c linuiliei- en peu île (einps

INSTRUMENTS A CORDES PINCEES-

LA OARFE

Cet inslnimcnl est t'ssrnliclli'inent antichromatuiiie, c'est à dire >\w' \v< siu-ccssitms par dciiii Ions lui suiil à iini [iii> in- j-ililcs. Nous (Ml (loiiiierons loul à rhciire la raison.

Son H(Miiliio ii'i'lait aiilrclois que de cinq octawis et tiuc si\t(^

EXEMPLE .

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^i^^ÉMÊÉÉHi

On >((it ([ui^ celle gamme .ijuiarlient au ton d(^ 3fi >; C'e^l en ell'el dans ce Itni ([ne tontes les harpes étaient acc(M'dées, iliiand l'hahile l'aeh'nr Erard, cherchant à remédier aii\ inconvénients de ce système, imagina h' mécanisme qui les lit dispa- railre et proposa P accord de la harpe en Lf l»,qiie presque tons les harpistes onl adopte' aMJimrd'hiii

Les inlervfilles chromnli(pies ne se pinivent ohtenir sur l'ancienne Jlarpe qu'an moyn de sept pédales, qlll^ l'eveculaiil l'ait niinnoir et peni fixer liim- (i/ii'ès l^aiitrf ii\i'C le pied, et dont eliacnne haussi^ d''nn denii-lon la note à laiiiielle son mé- canisme s'iappliqne, mais dans lonle Pelendue de la gamme il non pas isolément. Ainsi la pédale {} ne peut diè/er un l'a, sans (pie tous les antres Fa, dans reclielle eiiti(M'e, ne soient (ii(>és du nu^Mne coup. Il en résulte d'ahord cpie toute gamme cliceniatiepie ( à moins d''un inouvemenl e\cessi\enienl lent ) lonle progression d'' accords proccdanl chrouialiiiue- menl on apparlenanl à des lonaliles dilTerentes, \n jilnparl des liroderies conlenani des appogialiires altérées <hi des peliles noies chroniali(pies, sont impralicaldes ou, par exception, e\cessi\eiiienl difficiles et d'Un detestahle effet. Il y a mi'ine sur la harpe en J// l> trois accords d(î septième majeure et trois accords de neiiviènie mineure, totalement impossiliits e.l qu'on doit en conseupuMice bannir do son répertoire harinoniqiK!- ce sont les suivants:

Il est évident en effet que tout accord dans lequel Ut he'niol doit être entendu en nir^ine temps que Si In'tnnl n'est pas possible, puisque, ( la harpe se trouvant accordée en 3Ii hi'tnol et les p('dales \w. haussant chaepie corde qiK^ d''un demi- ton) (Ml ne peut produire Wt hthnol qu'en prenant la pe'dale du Si\ qui d(Uruil aussitôt (ons les Si\> de la gamme. 11 en est de uK^'ine ponr le liô bi'tuol (|ui résulte de l' Cxliausseuient d(^ \' Ll naturel , et du Sol hthnol produit par 1' (uhanssemenl du Fa.

Le me'canismc' des Pédales de la harpe en IMi In'iiKd ne pouvant que r(Midre à leur état natuicl h^s trois notes be- uiolis('es (Si, Mi, La.) el dièzer quatre aiilres noies ( Fa, II, S(d, ll('. ) il s'en suit que cette harpe ne peut être ela- lilie que dans huit tons, savoir 3fi \>, Si\>, Fa.,Vt^ Sol., Re\ La , Mi.

Les tons bemolisés, ne sont produits que par des enharmoniques et en prenant et quittant aussili")! une on plusieurs l'eilales. En La bémol par exemple, le Hi- hi-'niol n' e^l antre (|ue 1'' enharmonique de Vit t/ièze, i'\ [''(^xecnlanl doit qiiiller celte pédale O }} aussiti'tt apriss l'avoir prise, autrement il ne pourrait pins faire en((Midre VLt wa/w/v/, tierce ma- jeure du lini dans lequel il joue^ il fant en ontrc qu'il saute une corde { ^ ) en montant diatoniqiieni(!nt ce qui est tel- lenienl incommode qu'on peut considérer l' nsage de pareilles gammes comme impralicahle.

(.el iucon\enienl el- celle difficulté deviennent dimhles en bémol el en Sol hétnol ., Ions à peu pr('''s iii.ilKjrd.iiilis i'\ ceple pour (iiiclques accords. Encm-e le Ion de Sol /«'';//o/, comme celui d' / '/ béinol ., pr(-senle ime nouvelle (lilTiciillc,ceUe

s..<.r.+r. . 2

Htililigcr r ('\rriitaiil à iiiic »i'rilah|p Ir.uisiKi^ilion pour iiiic [larlic di's miles ilr >a gaiiuiu', iiiiixjii' il iloil l'uj-i' * iliici- la cnr il.- il." Ka J (iiuind la iiolc ('erilc l'vl Sol 'j , la c.irdc Si !^ «inaml la luili- c-l l'f et la cihMi' l I 5 (juaiid la iiiili^ c-l lû-") Piiiir II- tciii A' ('/ ">. il i!r>ii'i\l iMiiins iiiahiinlalili' en )'' t'Vri\anl soii^ m>ii anlfi' l'orme , irllc de iV/ nul iifi'l . mais li)iile> le-, nc'dales l'i.iiil jiri^e^, iiii iT a pas niniiis à >ainci'e pour relie fjamme ,r(iiiiiiie piiiir eelle de l^a ln'iniil. l' liurrilile dilTicii lU' de iliiiller nue Pédale en la reprenant .m

^

^

auler mie nirde el

iprès, pour la noie seii^ilde ( eiiharmoniqiii' ) e( la toniqn

jiii se i-etriiiiM'iil Mir la même eiirde. Exiniii'e ••

On ccmci'>ra ipie pour exécuter une fiamme clinimatiqne de ili'ux ()cla*es d'eleinliie cem

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,.„l,, La !..

QuiK.M.. i„,l.. lirnii'II.T l.-.lu S\\. I,, lV,l,,li

me celle ci:

Air;

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\ 'S -^

IV,I. l',.,l

Y p.,1.

Upl^^:M^^^^=^^

l'.ii. 1>.,I. l'„i.

il Tant faire nnunoir Ire^ liie, snccessixenienl, cin() pédales, pour la première octaxe senlemeni; (pi'il l'aiil les (iiiiller lonles '1res pnimpltMiienl aussi, al in de remettre dans leur étal primitif les notes qu'elles avaient haussées el qui xmt se represen- liT dans l'orlax' supérieure, et les reprendre eni-ore une l'ois comme on a\ail fait poui' la première oclave. lue t;am me pa- reille esl doue, dans un momement même 1res nioden', impossible sur toutes les liarj)cs.

S il s'afiil iPune successi(ni d'acconls apparleriani à des lunaliles différentes, 1' impossibilité deviendra plus e\idenle enco re, pnis(|ipon aurait, en ci- cas, plusieurs pédales à lucndri! à la fois et succossiveinent

M^^ï^^^m^^m

'- (l(!rlaines appogialures et broderies " contenant des successions chroinati(|ues, peuvent, a la vérité, s''e\eculer tant bien que mal, mais le plus grand nombre de ces ornements, je Tai d('j?i dit, n'est guère praticable et ceux qudn peut ranger parmi les exceptions produisent encore un assez mauvais effet à cause de Calleration que le mouvelhent de la pédale prise et (|nil- tee au même instant fait subir à la sonorité de la corde.

EXEMPLE.

;i'ossible.^^^^^

Ail?

EXEMPLE.

•■.^^■M,:^^^^^mm

Moderato.

AUTRE EXEMPLE. ' l'K

^ M

■iiicur. ^^v 1 ^-r^^E^zpz^iz:^

L' exeniple sui\aul an contraire el tons ceux (pii réunissent comme lui plusieurs demi-tons dans nn petit espace et nnMnenient >if sont à peu près impossibles:

AU". , , ' ^ .'.]'■■

^^f^f^^^

Il faut dire mainlenanl qui' la harpe étant piticei' par les deux mains., s''ecril en conséquence sur de\ix liijnes. La ligne in li'rieure piirle m-diiiairemenl la clef de Fa el la ligne superieme la clef de Sol: selon l''e|e>ation des noies basses ou la gravil( des iioli's hautes la clef de Soi ou la clef di> Fil piuivent S(^ trouver aussi sur les deux lignes à la fois.

On va \oir que celte disposition rend les passages iin^xecutables bien plus inmibreux encore pour la harpe en J/c /<c//;o/,pni-

que lelle phrase, facili' pour la main droite, devient impossible si la main gauche xenl l'air itenilre certaines noies d''accom|ia -

gnenu'Ut qui se trouvent alle're'es paonne Pédale dans la mi'iodie, mais que l'harmonie n'admet qu'à leur elat ordinaire.

EXEMPLE

Les dt'M\ iiieords nKir([iii's <\''nw crolv ne [U'iim'iiI m;-- Liin-, |iins((ir' ils i-onliciiiiciil un J-h iialiirrl, diczi' (l,iiis la |),iflii' ali;iii' Il l'aiit iloiic fil |iai'fi! cas sii|)|)rimi'r dans l' iiiir ou I aiiliv jiarlic la iioli' qui ki' [ii'i'SiMilr sons ce dnnlilc aspccl. Dans l'Vv- (jniple pircédent il vaut mieux mnliltT l'atcurd dr la nuiin ^aufhc et r^traiicliiT If Fa iiainril.

IJnand nne iiidodii' déjà excentée par d'antres instrumenls vient à èlre reprodnile par la liarpe, el i(nilieiil des |)assai;is (•liroinnli(jni'S impossiliU-s (lu senlenienl dan;;erenx, il l'aul la modifier adroilnnenl en remplaçant une on plnsifiirs dis noies aln'i-ees par d''antres notes prises dans 1' liarmnniiî. Ainsi, an lien de dcniner à la harpe le chant snivarit, tel ([ne vir^ninMil ilr I .-x ecnler les violons. Ail-" ■' ^#^

L'autpiir a du iVcrire de la manière suivante: All'i''

I,a nalnre <1m meeanism'' de la liarpe iinli(jnait ce sacrifice des qnalre demi -tons successifs de la Iroisième nii'snre, h'rappe des graves inc(inv('nii>nts (|iie nous venons de Mi;naler M. Krard imaf^ina, il y a quehjnes années, le mécanisme, d^-iprès lequel les Harpes ont e'te' nommées (t i/onIJr iiiouvi-H)riit^Mc\ n\ quoi il consiste el contitienl il permet à la harpe, sin(ni de l'aire des successions chromali([ues, au moins do jouer dans tous les tons et de pla(]ner ou arpéger tons li'S accords. La llaVpe à doiihie mouvement est accordée en ^V hi'mo/ , son étendue est de si\ oclaves et nue fpiarle;

EXEMPLE.

Les sept pédales dont elle est pourvue sont faites de manière à ce (pie Pexécnlant puisse au moyen de chacune d' elles, hausser à volonté chaque cord(> </'iin ton, ou d'un (iet)ii ton seulement. En prenant successivement les sept pédales du de^ mi Ion la harpe en II bémol sera <lonc t'iahlie el fixée; en Sol lu'niol , vn lié Ix'-niol , en f^a hi'iunl , en Mt Ix'iiiol , ea Si hi'iiiul, en Fa el enfin en II 1^ . En exhaussant maintenant chaque corde d''un aulre di'ini Ion parle moyen du second mouvement des Pédales, les sepi notes de la gamme naturelle voni se trouver dièzees, puiscpie les sepi pédales prodiiisenl Fa Jt, Il #, Sol tt, tt, La *, Mi Jt, Si It, ce qui donne à la harpe les tonalités de Sol La Mi Si Fa t, Lt ft.

Voiltà donc tous les tons accessihles à la harpe; les gainmes mineures seulement ne pourront t-tre fiaes que dans le cas on les traiterait en montant comme en descendant, sans tenir compte di' Fusagf adopté à Tegard des H"" et 7""'degiis; dans le cas conlraire, il faudrait eiic(U'e prendre et qiiiller deux Pédales.

Exemple .

Kn ado|itanl l'iiilervalle de seconde augmenlée enlif sixième il le septième degi'é, la gamme mineure pourrait èlre fix- l'i' el remploi aecidiMitel des Pédales ne serait pas nécessairi'; <'r- qui esl un avantage considerahie el devrait siitiire pour laire pif- l'i-rer celle gamme. . " .

EXEMPLE .

t.tu.inl anx six accords inlerdils la har])e en 3/i hénxil , nous allons voir que le douhle mouvement les rend possildes. l'onr produire x, t\n fl rien de plus aisé, ces quatre notes sont dans la gamme de la har|)e en Lt bémol.

iH

n'en clejuaiii

L'aecord Tf^— iVy— [1 Ii''e\igf que T'eniploi des denx péd.ihs du demi ton ( Ke \, Fa ^,)

d.'in é-alemenl, { Fa h, et D \ ) '/L ^}?t~^^^ «" ''=''' pi'''"''''" '"'"'S * t'' \-' ^'' ^ '^ ^"^ ^: ' ^flf^^f^^^ "''"

^

fait preniiiT ipr- une ( Fa ll^ ) et -y^i|^ -p— ^-- Il en deniandi^ [i^ois (Fa h, La., Tjl \

Le //(•' f/fii(h/r hi'iiidl Cou II naturel) so tail an mo>('n rli' la podalo haussant V l't ln-niol A''m\ (/nii/'-toii., ri II '/ bf'niol f^t produit par la pc'ilali' i|iii haii-isf «l'un demi .ton. le 'Si hemnl:, lo La doithlv hetuol >it'iit du Sol lu'inol

h;ui^sc il lin iliini -ton. Ii' F(i hf'mol M\'i pas besoin !«■ pod:i!" il est dans la gamme de la haipi' en II Itvitml . ( el ai -

je >ieiiN lie I l'eriri'. serait doue exeriile sens eelli

nuirait

l'orme siuj;iiliere; jt_ 1,^0 ~[| d'où il suit ((u'il v:i •- M>- iiiieux l'écrire en II Z, majeur et sons l'aspeel suivant: -ji ;y- Il Si on avait à employer des Harpes à doulile nmii

tement dan^ un moreeau d%)rcheslre étalili pour les autres iiistrumeiits en Si \ majeur, il vaudrait imeomparalileiuenl miin pour la vnuorité l'I pour la commodité de Pexe'cution, les écrire en transposai)! dans leur ton A' Ut bémol

MlHCIlF.S'riiF..

EXEMPLE .

Les compositeurs doivetil avoir soin, en écrivant les parties de harpes, de prévenir nn peu d avance lexeciilaut du chan penienl qu''il va avoir à faire, de la pe'dale cpiMl aura biiMilot à prendre, par ces mots places quelques mesures avant ICii- droit de la moiliilation: l'vi'paiTZ le Sol t, l'î-i'pnri'z It- ton <l l I '. . r[i-.

La nature de T' instrument étant expli(iui'e, ncuis parlerons maiutenaiU (!<• son doijjlé (|iie lieauc<uip de compositeurs mil le tort d(> confondre avec celui du Piano qui ne lui ressemble nulleitieul .

On peut frapper avec chaque main des accords de (juaire notes. 1 T^^^&ri^^^J^I^^ :

SMPLE.-f

EXEMPLE .

dont les deux notes extrêmes ne sortent pas de I étendue diiue octave.

gagl==iè=g^" Il

Ou peut cependant aussi, par le graïul ecartemeul du pouce el du petit doigl, atteindre aux accords de dixième et ccuiseqiienimenl pl-ujurr des accords aiii'^i disposes: -W-

Mais cell« posiliiui e'^l moins commode, moins naturelle et, par suite, moins sonore, puisque chaque doigt ne peut attaquer la corde avec autant de force que dans la position ordinaire.

Signaliuis en passant les accods dans rextrémilé infc'rieuri- de rin-.trumenl comme des gnuipes sans scuiorite et produisant

di's harmonies confuses qu'il l'aul éviter: ExempI

SE

'Aemple: ^^

Ces sons graves ne soni propres ipi

UlIlliT un

basse

:ta\e iufi'rieiire: Ex:

gq=;n7"^^

-jt --^ -z^

•, - . - . ^ ^ ^

î. execulion «MiTi'^^iM. ili's 11,, 1rs il un MToril.cn incintnul ou en desrendant , est tout à l'ait dans la nature de la liirpe; c'est même d'après son iiuin italien ffijjf/ i\\\f 1 ps ,|,.vsfn- liaruiouiques ont reçu le nom d'' «/y>è'/es. il faut aussi en gênerai, (iu''ils u'exceilnit pas l'eleuilue dlme ocla\e surtout si le mMii\emenl i'~t v i,f , niiIrrin.Mit ils neVessiteraient un cliaiigemeiit déposition (fiuie evtreuie ililTic-iille.

:mple i '

AU" ■*-

PRESQUE 'r :*-^ ^^ ^ ^

■^posM,LE(^|^^j^^*:y^:LJii?"^^m^

...i^.- «*

Il ni' faut c'crirc la iiotr en dcluirs dr TrliMldllc de l'dcla

(Hiiii- mit' terminaison Hr phraso:

EXEMPLE ,

î^'^'^'^*^

-^'M^^^^

rtz

K\cii)i>li' Ires aiso'., yarriMjMc je chanpi'MK'nl df dispipsitiim I ^1' faisant du trravf a raivii iriililigc jias dVniplovfr If petit doi;:! dont un m- se peut fjuere serviiv ou de faire doux notes ronserù- tiv's nier le iMialrienie. - ,■

Il faut aMiir soin en gi'iu'ra! de ne pas écrire les denx main-- trop pies Pnne d(^ l'antre et de les tenir sépan'es par une oe- ne on nue si\ie an moins, sans quoi elles se gênent nnitneilenient.

De pins, si les den\ mains arpègent nn accord à la tierce l'nne de l'antir, la miMiie corde étant reprise par le doii;t dn- e main, an moment on celni de Tautre main vient de la pincer, il s'en suit nécessairement (|n' elle n'a pas le temps de ilirer et (pit^ le son est élonffo' dès sa naissance.

EXEMPLE TRES MAUVAIS .

I,e même Ires r^ *

bon acansedel v^-- ^^^^^ letoignemenl .' des deux

Tonles li's snccessions qui obligent les mêmes doigts à sanler d'nne corde à l\uitre ne se pen\enl écrire qne dans nn mon - veinent liés modéré.

ynaiid on veut obtenir uni' suite rapide d' oc/nccs diatoniques, il faut en gi'neral Pecriie pour les deux mains. Les séries de sixtes sont dans le même cas. Elles sont toutefois, ainsi qne les gammes en tierces- praticables pour une seule main, mais en ilrsrenilnut seulement, le pouce alors glissant de Piine à l'antre des noies supérieures pendant qne les notes inll'rieures sont exécutées parles trois antri's doigis.

Exemple dilVicile a cause recartement qii il nécessite entre le ponce e| les autres doigts

\utre exempl moins dilTicile

Antre exemple moins difficile.

2 3 4

2 3

l'ar exce|ili(in à ce qne nous a>ons dit jilns haut re|ali\enient k l'érarlement des parties, ces mêmes gaimiies en tierces sont praticables à deux mains, parceque dans \i\ iiKHivemeiit dialonique,! inconvénient de la corde prise par un doigt et reprise parmi antre est beau- coup moins grand, la note inlermédiaire lui laissant nn peu pins de temps pour vibrer. Tl est ) exemple encore mieux lonlefuis,on d'écrire ces suites de tierces pour deux harpes, en donnant la p.irlie lianle à 1 nue el la partie basse ]\ l'antre, ou si on n'a qu'une harpe et i\\\\\\\ venilli' (ihlenir heauconp de son, d'e'rarler les parties d'une octa\e,el d'ecriir alors di^s suites de

tefe

f35

^^-1

IfHtf^.

s il s'.Miril de faire entendre rapidement un arpège ascendani \ on dr-ci'ndanl ijiii excède l'/'Iendue d'une octaM', il faut,, an lieu à{' 1 écrire a deux parlii's, le morceler, en donnant nn frag- nienl à une m.iin pend.inl qne l'antre change de position, e| ri'ci|ini(|uemeiil. Ee passage s' é'c ri I abo's .ainsi:

AH';

5. «Kl.

"^i «111 |.- (Imililail ;"i l"iiclavc' il <it;uI i m jjriliralil

^ -fr

y liiipralirablp dans un niodvrnicnl vif,

' mais pnsiiihlo dans tin inonTt'incnl lent. \

I I I I

/,/ IriUr oxislc >iir 1,1 liar|i(', mais mui crfrl n'est Idicralilp qno mit li's riiilrs haiilci M'iilciiiii I A/' »' f rlillrnn-nl de la inèmi' note, disgrariciix pt ilinicilc mii- les ancii'niK liii ; - a .■ ;-(■ dn pclil giitucincnl produit sur la cindi' y.w Ir M'cond doigt qui venait Pat lacincr ajuv-. le premier et interrompait sa vibration ...- 1 î* I'ouit I' 1'. 1'

K'I l'acile et d'une bonne sonoriti' sur li's nuii\elles, le double mouvement des pédales per-

meltaiil de hausser t/^iiii (un la corde voisine de relie qui représente le son martelé, et le

niavtellement s'cvénilaiil .'ilni's siu' deux rordes à l^misson '. ex: / >, , , ,,

(L,.j) ( i,..3 ) (l.,.*)( I..,;)

On obtiendra en onlre et pins simplement le niartellement à den\ ou à quatre parties, très utile (|uel(|ueluis à ro|-(licsti-e,i l'uiplovant deux ou plusieurs harpes, et en écrivant des halli'rirs croixt'i's qui ne présentent aucune dilTieullé d'evc'euliou e produisent exactement reflet desin'.

* * # 0 0^^-0

EXEMPLE .

i"i' Il mut: .

An fYi fji fTi rri rn rpt fri i

llesnltat pour Taudilenr

I, effet des harpes, ((juand il ne s\agil pas d^me musique intime destinéi' à être éconli'e de près, dans un salon, j est d'aiilani nleil- bur qu''elles sniit en plus gi'and niunbre.

T. es Unies, les accords, les arpèges qipelles jettent alors an travers de Porchestre et du rhi<'ur,sont d'iiiK' splend<'nr exiivme. lîien de plus sMnpaliqiie avec les idées dc> fêles poétiques, de pompes religieuses, que les sons d^nie grande masse de harpes ing('nieusement emplo- \ée. IsnléiniMit ou jiar groupes de deux, trois ou quatre, elles sont encore d^m très heureux effet, soit pour s'unir à Porchestre,soit pnuraccom- pa;:iier di's voix ou des instruments solos. De tons les timbres connus, il est singulier que ce soit le timbre des ('ors,des lidiiibones, et en gé- iiM d des instruments de enivre, qui se marie le mieux avec le leur. Les cordes infc'rienres (en exceptant les cordes mnllrs ,i soiudes ,\f rivireinilé grave) dont le son es| si violé', si nivstérieux et si beau, n'ont presque jamais été emplovées que pour les basses d\iccouipa

V." ul lie la main gauche; c'est n tort. Tl es| vrai que les harpisli's se soucient peu de jouer des morceaux entiers dans ces eclaves ass,./

e|..i..ii'es du corps il,, r.'vé'ciilani peur obliiier celui-ci à se pencher en avant en ('tendant les bras, et à ciuiserver ainsi plus mi moins loii.:empsuui' pnsiiiiv gênanle; mais celle raisini a du (•li'e de peu de poids pour les compositeurs. La véritable, c'esi ippils ipiml pas -i.ii|.e à tirer parti de ce timbre spécial. ...

And"-"

KTeniple d'une belle cl douce sonorilfdan les rordes basses. /g£fTf

Les ('(ii'di's de la dmiirri' orla\r ■iiipi'-rii'ii rc onl un smi di'licat, fri^tallin, d'uni' rraicliciir voliipdiciM', qui l(•^ rend propns h ri'\pn'ss|(Hi des idiVs fjiMcinisi"., Ircriipics, l'I à niiiniiiinT les plus ilmix si'crrN di's ri;uiti'<i nirlodics, à n)tidi!iijn . ccpcndaiil, i|ir'rllcs ne M'i'cml jamais allafpiiVs a>ci' Curer par rcviviilaiil , car, dans ce cas, elles rendent un sim sec, dur, ass./ M'rnlilalile ■> celui d''un verre ippun brise, désayrealile el irrilanl.

L(^s an/is lidriHiniiijiii's de la harpe, el siirlnul de plusieurs harpes à Tunissiui, uni bien plus de niaf;ie encore. T. es su- lisles les enipliiienl siunenl dans des pdinis d''orgues de leurs i'anlaisies, \arialiiuis, el cnncerlns. Mais rien iw ressend)l(' ."i la so- rKU'ili' de ces noies ni>s|ei-ieuses unies à des acconk de riilt«< el de clarinelles jouant dans le luédiuuu il est vraiment l'tranp' qiAin n''ail enc.(We (pi'mie l'ois, et il \ a trois ans à peine remlu sensible r'alTinili' île ces timbres cl la poésie de leur association (l)

Les meilleurs sous liarruofiii|iies et les seuls à peu près à emjilover sur la Harpe., siuit ceuv qu'on obtient en effleurant avec la pai'lii^ inférieure et chaiime Ai- la main le milieu d(^ la corde, et en pincaiU avec le piuicc et les deu\ pretuiei's diii}:ls de celte même main:, ce qui produit Toctave haute du son ordinaiie. On peut faire des sons harmoniques des deux

And'^"

EXEMPLE.

^■^""^'ji^^p^ ; j^,u-i-^Jj=4ii^

m

-^ \ >i T r^i= f-

II est même possible d'en produivf deux on trois à la fois, avec une seule main, mais alors il est pindeul de ne domu a fanlrc qu'une seule note.

^

É

"^"■'mMM.iM

w

:Ï9=

1

Uarmoniqu

I ouïes les cordes de la harpe ne sont pas propres aux notes harmoniques-, il ne faut employer à cet usajie (|ue les deux avant dernières octaves graves; ce sont les seules diuil les cordes soient assez longues pour pouvoir ètri^ divisivs en les ef-

fleurant au milieu, et assez tondues pour produire tii'ltenienl les harnnmiqnes. exemple ^t

SSlii:

Dans le cas le mouvement de la composition el le parti pris de rinslrumcnlalion exigent la Iransiliiui siibile d'' un<' pai'lie de harpe d''nn Ion dans un autre, fort éloigne' de celui qui le pn-cède ( de J// bémol en I\Jt naturel, par evempli' ) elle ne peut se faire sur le même instrinuenl-, il faut alors avoir une autre harpe accordée dans le ton iliezv,, pour succéder immediatemenl à relie qui jouail dans le liui lirwo/isr. Si la transition n'est pas soudaine, el qu'on n'ait qu'un harpiste sa disposition, encore faut il que le compositeur donne à rexeculant un assez grand nombre de pauses pour que celui-ci ail le temps if accrocher toutes les pi'dales nécessaires à la modulation. Ouand les harpes sont nombreuses, IraiiiVs en parties iiilegranles de Porcheslre, et tion desliné'cs à accompagner un solo vocal ou instrumental, on les divis(( ordiiiairenu'ul en pre- mièies el secondes, en écrivant des parties distinctes, ce qui ajoute beaucoup à la richesse de leur effet. In plus graïul iioui- lue départies diffi'rentes peut être sans ; doute, fori hieii motivé';, il est même indispensable, on vient de le voir lorsipi'il s'a- git de rendre possible, sans interruption du jeu des harpes, lui di'placemenl soudain de la tonalile.

Les bas reliefs de llièbes,où Ton trouve une mimilieiise représentation des harpes antiques, prouvent qiridies n'avaient pas de ped.iles, el que par cons(''i|Ui'nl elles ne modulaient jamais.

Celles, non moins anliqiies, einplovées de nos jours, par les liardes (iallois el Irlandais, ont plusieurs rangs de cordes, sans doule celle disposilion leur rend plus ou moins accessilde le slvle chromaliipu' el les modulaliims.

(1 X,...r Pr,.,,,!.!. N" L> a,. s,,,,. H,,,„H„„|..,. a. Xmln,,. ,,'„ >, i,n„i.i,l l,„|.ln^.s

s i|i|i;

.l'.ii >]^iiili |llll^ 11. ml, «11 |).iil,iii( ^^\\ niailfllenifut^ l' iuaiil.i^c iiilu-rciil .ui\ iimi\fllfs li,ir|ic> .1

,|.- |inii\(,ii . .111 iiKMcii ilii (liiiihic inimvc'ini ni di» iK-il.ilo, ,i( coidi'i' ilcii\ (iii»lc.>. ,'i ruiiis.soii: Tv , Il

I.'' lin (.11- ( is II > ((.iiil |p|()(liii( |).ir 1,1 coi'ilc tl ut '} <•( r.iiilir |i,ii- celle ilii Si '} li.iusxf tl' un ilcnii liiii; on

-V >-f^- ^ , ,

liii n -K J ! Il riin tic ces 3li J cl.ml proiluil ii.ir l,i c «iriic ilc J// > cl l.inlic |>.ir celle de lir > Ii.imsm >■ «le

Ul I \ il( ini-liiii^.On ne s.nii.iil creire les ressmirees «jue les ^riiuls ll.iijiisles s,i\enl m.iinlen.iiil liier île ces tlouMes miles iiiTils oui nommées sifiiotumes . 31. Pcirisli Ah.n"* le xulnose le |i|iis exIi ,101 tlin.iire |>eii( èlie <|ii on ,iil (iiii.iis eiileiulii siir ( el iiisiriniieiil, e\ei ti(e des (r.iils cl des .npe^es (|iii ,1 l')n>|ieclion. |i,ir,iissenl .ihsoluniciil iin|io>sililes il doiil loiile l.i diJliiiilli'. 1 ( |i( lul.iiil, ne coii»ivle «jiie tl.ills reiii|ploi iii^ciilelix des |)éd,iles. Il l.iil., |>:ir evcmple, ,ive<- une r.ijiidire e\lr,iordi- iiMii- dcN Ir.nU <i;nime le sni\,inl:

AI!'.' ..>sti.

On conrcM'H coml)ien iiii Ir.iil p.ircil cs( r.icile.cii coiishIcimiiI i[ue r.ir(i»le n',i iju'.! glisser (rois doii;ls du ii.iiil en l).i sur les cordes de i.i ll,ii|ie, s.ills doiili',el .illssi vile (|irii \elll , |>ins(|ir<iu mii\ell des >uiollimes I iiilriimelil se Iroine ,11 eoi e\cliisi\eineiil en siiiles île (ierces niiiieiiies |)rudui.s,inl I.K cord de xeptieuw (liniiniH'i\ii ijii ,111 lieu d .i\on- poiii

il a

Il r.iiil renKiri|uei- seulement le L;i t , <|ui ne iieu( èlre douille., et ii'.i. en conseijueiice. jioinl de re|)ercii^«ioii . Il n'esl |M^ [lo^silile en ellet d^iNoir (|U.ilie s^iioninies ,1 l,i lois. |Ulisi|ir il w" \ ,1 i)Ue sept noies d.ills l.i p.iinme el <|ue les ijiii- Ire sMionime-, sii|>|iosi r.ii< ni luiil (onjes. Kn oulic disons ijiie le L.i 1 ne piiil s'olilenii- ijuc sur une corde (le J.,i l> ) it n existe |),is sur s,i loiile \oisine (le Sol. >) celle-ci ne pom.mt être li.iussee |i,ir !<•> deux niomemeiils de Li |ped,ile ijiie de (Il u\ ileliii-loiis. ijiii ne 1,1 loiit .uiiMT <|ir'.iu Jj.i >. (el incoinenielil se rein onlie ejicore mu deux .luliis col desr Il > el Fn ).

Il iii,iiii|ue donc ,icluel|emenl sur 1,1 ll,ir|)e, (rois sjnonimes, //e t^ ,S(jI I; el La S-, m.iis ce dél.iul, cir c'en esl un ^r,i- \e. dis|i.ir,ii(i-.i t|u.ilKl les r,iiteurs xoiidront, ^liiisi que iM. Ririsli Al\,iisli' |)io|)ose. .iil,i|iler ,1 l,i ll,ii|)e |ioui Ie> |ied,ili s dis liojs noies Lt\)^Fa)„ iVo/ ), un triple moinenieiit ijui pernietle de les li.iiissir de (rois ileini-loiis.

^1. Ki,ird lur.iil liiiii toit de l.iisser sulisislei sur (et insliiimeiil uni' |>, mille l.icune.; il seciil di;;iie d un m li.iliile l.icleiii d «tu- II' jireinier \ l,i comliler

HNidiuiuieiil si Ion Mul ni' [i.is em|i|(>Mr luules les i in des sMiiiiiinies ,1 |,i lois, on ,iur,i d'.iiilrcs .iccoids ijiie ceux de Si'i)//e/ii<' r/niuHiii'i- : et ces comliin.iisoiis diverses nue i li.ii un |>eul r,iiie,, en se lend.iul ex,ic(eiiiiiil C(iiii|)li' de 1'. Il lion des iicd.iles sui' les cordes,, seioiil encore liien plus iiomhreiises ijuinil le (1 ijili nioinemiiil des ji< dilrs / / ', /"(f ) , .S'o/ >, ,1111,1 liouilé Ils trois sMiouinies dent l.i H,il|ie est ,1 celle liillie di'|)oiir \ Ile.

4M

LA GtlTilII- .

y.-l un iiislv iil iir-ujn'' :\ -.wi n\uy;\ii\\iT la ï(ij\ l'I .1 l'ijiiirer dan> i]U('l(|iH's C(iiiip(isiliiiii> iiisli'iiniciilali's ]irii hrii\;uilrs./'(itii

iiu' Mussi a •'xoriiliT ^nil (1rs iiiorroaiix plus (iii nioinsf(iniIili(]ui's et à iiliisi(>iirs parties., dunl le chariiic csl ivcl liii's(|ir'ils sciiit rciulii- par do MM'ilaliIrs vil'liiiisrs. .

Kllc a >i\ ciinlc- ar< iirilrcs cm iiiiavlrv cl en lirrci's, ciniiiiic il suit:

On r arcdi-dr aussi (picl(ni('f(iis do la maiiioro siiivanle, surtout poul- ies morceaux écrits dans le ton do 3/i

Les trois cordes gra\es sont en soie recouverte d^un lil d'arfienl, les trois autres sont en liovau. La Guitare est un inslnuiient transpositeur do trois octaves et une quinte d'elendue, et qiron écrit sur la cli'? de Sol, iwie octaie au desMi> du son réel.

EXEMPLE .

Li's trilles niajeurs et uiineurs so font sur t(uUe retondue de cette gamme.

Il est pres,|iii> inipiissilile de lii^u écrire, la Guitare sans en jouer siïf mémo. La plujiarl des compositeurs qui 1" omiiltuenl ^ sont pourtant loin de la ciuinaitre.nnssi lui donnent ils a exécuter des elioses d'une excessive dilïiculti' sans scmorili' et sans oITel . Nous allons es^ayi- ueaiiiuiu'us d 'iiiilii|iiei' l.i ui.-uiière d'écrire pour elle de simples accompagnements. Dans la position ordinaire de la main ilioite le polit doigt étant appuyé sur la caisse de T instrument, le pouce est des-

tine a p

iiu-or les trois cordes graves /H j

S3 !■

17

il r annulaire la clianlerelle ou le 3fi Jf

D"o

U II SOI

"index pince le Sol ^ J | le doigt du milieu le Si "m^"P- t que lorsqu''il s'agit de l'aire entendre dos accords à plus de

(juaire miles, le pouce o<t oblige de glisser sur une ou doux d(>s cordes inférieures pendaiil qiu^ les trois autres doigis altai|iioul direelcniiuil les tmis ctu'des haiili's. Dans les accords do quativ miles chaque doigt altaiiue seulumeul la corde qui lui os| des-

tiri-Vlc- diiigls cliaiigcul île cordes soulruieill lorsqu'il s'auil de pl.ii|iier des accords g

raies eoniuie ceux ci

PPP^

La Guilaro étant siirtoul un instriiiiieut d'harnKuiio, il est-, très important do connaître les accords et par suite les arpèges qu'elle peut faire, l'.u \oici lin cerlaiii muuliro dans diffi'rens t(uis.

'Vous coininenioiis par les plus aises., par ceux qui so font sans employer le /?«>■>•«_«/<', procède au iiiomui diiquid Tiuilex de la uniu gamlie place traii--\ersalomeu! sur le manche- sur deux, trois, ou quatre cordes, sert de Sillrt factice. (On '•ail (lue le silld e^l la pelile pièce IraiisM^rsaie du manche, sur laquelle reposent les cordes, el qui en di'tormini^ la loiigueiir propre à (-Ire lu'r^e on vihralion )

F.n V\.

g;:=iTTi l-'.l tous les fraginenls

(le ces acc(U'(

'^^

t IL IL Ià. -ts. i). u. îj. i TS. _'- tyo 11.

, In L\

fr~i^ #1 #1 ^i

! I I !

Zr TT 77

II'

Li"- liiiis qui amcncnl di-s bi-mols :\ la clr «ont iiuoriipar.ihlritii'ril jilii-, dilTirilis (lue Irs prvrcdciis et m'ccssiiini |,,iis le |!,i iifrc T.i's arrnrds li^s plus faciles sont les suivants.

I J , I I ' J ^

_. -o O \ o ® « fi Q-

En FA

En SI S. ifei^

EXEMPLE!.

Il l'aiit cviltT dans tons les accord* d'i'iiiploM'r en nicnic tcni* \ ts n

la iirciiiicn' cl la Iroisicnu' dos cordes eraves sansla S('cont/i\n;\r- f ^ o-

, '^ '. BxEMPLEs.>v' y,

ciMjiic le ponce serait oblif:(^ alors de santi>r par dessus cette seconde i

■corde pour aller de la première à la troisième ; /

11 est impossible de plaquer ces accords ^ mais cil leur ajoiilani i

la seciiiiili- corde grave ils deviennent aises. >

Il faut aussi se garder d'écrire les accords de septième dominanle j' i o

dans la positi<m ordinaire de trois tierces superposées, comme: -d^ ^ 1| ^ H ^ - Il itg^ l| jf^^|F^^~^

Ils sont presque impossibles:, celui ci est difficile mais praticable: .Jç || à cause du Sol qui se fail à »ide. T

sui\anl seul est très aisé et sonore

e

^=

à cause du Mi à vide

T.es trois accords suivants sont ais('s et s''enchaînent bien en- semble dans tous les tons:

,l)e même en Fo Z ^ en Sol., en La ' elc .

ÏO

i^^

EXEMPLE .

pa=EEg=3|^^^^^^âi^|i^f=eii

On conçoit ipie ces accords penvetil avoir quelquefois plus de (lualre notes, d:\Ms K's Ions qui periiKilenl de leur ajouter nue ccu'de grave à \ide, en La "^ par exeurple, en .Mi ij, en Sol, ^ en Fa, partout enfin Ton pnit faire entrer Piuie di- ces trois notes pdur basse "^

C.-lle

succession c

]ui exige le Barrage de quatre cor'des est également pralicnble sur les deux tiers itil'i'rieurs du maiirhe de |:i ( '■ u i I ;i re . ytl^jV^^g -j-ji-^ ''' ''"'^i'''"' ''" montant par demi Ions jusqu'à yf^r o fi~F^^ '1"' '"^' ''' point evtivme à Tai- gu ou ce diiiglc' peut être (■niplo\é.

Dans co di'rnit'r arprgi' les deux notos aiguës lifpssfliiiil rn arrrnrhanl la chantpi'ollp aif'P le petit doigt Ai' la main gauclu T. os arpôgi's sp dirigpant dp haut vn bas sont as^cz inpoiiiiiicnTp'i qtioiqiip (rps ptp'pi'ilablps.

Tes inrnips pn sons invprsp sont an coiilrairp tivs aispi

is invprsp sont an coiilrairp très aispsA ^^ i^ k.

\ cansp dn ^lon^pnlenl nMrogradp dn ponce sur les deux f -^fi-t— -^"^8-^* J_^&-e8p-, j^^ fl^pV^^fl^-iV^ ri '

V - #1» # JV ' -'-é^-- '4 ^- -J * Il

iidtps gra^ps, Ips snivants sont bpanconp pins dil'firilps p| nioinsi

l.ps gammes IIpps de deux en denx avec la ^épp^cnssion^

AIIV

"*#

(l'niip nolp sont élégantes et assez sonores, snrtout dans Ips, ixemple.^"! ^"* "SS &s w»^" I ''^*'*«^^ riiiT^

t::^^'^^!^

{■i\\^ lirillanls dp rin<lrnnipnl .

l.ps gamnips en tiriri''. (]Moi(|Uf difiicili-s à Irnrs dnix pxti'piniles peiupnl s"rinplo\pi' l'ans un nioii\Pinpnt modpnv

EXEMPLE .

1 (■> suites de sixtes et d'oota^ps smil dans le niemc cas.

Les notps n'pprcnti'ps denx, trois, qiialro pt nipnip six ou hnit fois se font aispment-, les roulements prolonges sur la nipii lie np sont guprps bons ipip sur la chanlcrplle on tout au moins sur Ips trois cordps hantes.

EXEMPLE ,

m

y^^^

lW»f-4tT

s:]

WWWW^^^^^^^^

11"- noips marqiipps d'un I' sp pinrpiit a\pc le poiipp, les antres a\ec Ip premier et le sppoml doigt sucppssiM'iiii'nl. l'mii' les roiilpuipiiis il faiil l'airp surip'dpt |p poupp anx spcond et premier doigts sin' la mpine corde.

Air:

EXEMPLES. m-y]:

pmi AISE, -pj - (| -

i> '1 1 e "- I

V i I !• '2 I I'

^.'('.tO

T rs >,iiiw lKinMiiMii|Mi". -iiirliMil lir^ liii'ii >-iir l;\ (iiiilari' t'I mi m l'iiil en iiKiiiilr iicc«'^ii)M un l^t'•^ lirurciix ii>^;i^i'. I.h's iiH'il l.'iir- -mil rrii\ (|M'<iM pi-niluil fii crriiMU'.iiil l'octaM', la qiiiiUi', la (inarlc et la tii'icc inajcuros des cnrcli^ à udi'.

Ainsi ijui' nmw l'aMUis t'\iiliijiii' aii\ (■tia|iitiv'- cii'- in>lniiiiiMil> à ai'chcl, ToclaM' i rrituiri'O l'ail t'iiliMuli'c ci'llc inriiic oclaxr.

^Ê^^m^à^mi

L.,,|U.„I,,II1,,M, •..,.,

I., .I,.„l,l. „„,,,>. .

6^

EXEMPLE .

Siin< ricU h,Tininnle|ii

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Sons r.;iv l,.„m„ni<|n

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s -„^ 10 - -^

|.l,..l,iil 1.1 19Von r.Ml.a, li,.lrl, rlrlaieV

EXEMPLE .

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Ces diTnirrs -ciis haiiimniqiics sont les moins simon's et sorlciit dilTiciliMin'nl . ]l est bien ciilciiilii ijnc relie (^xjin^'^iiin di' so/zs >v'(7.s l'st relalive ,iii (iiapascm in'upri' à la C.iiitave el noit pdiiit an diapason g('n('ral; car alisolinneiil parlant, ces so/zs n-flf. sont t-nlcndns à Toclave inlerienn' comme tons les antres sons de cet instrument.

On peut encore produire sur chaque corde des gammes chromatiques et diatoniques en sons harmoniques arlil'iciels. Il s'ajjil pour cela d'appnjer aM-c les doigts de la main gauche sur les noli's qu'on vent faire entendre à Toclaie sniirricnre, d'effleuifr ensm'le le tiiilliii di' la corde avec l'index de la main droite et de pincer derrière l'index avec le pinuc d.' cilir même main. .,

EXEMPLE :

On ne peut , je le répète, sans en jouer écrire pour la (■nilare des morceaux à |ilusieurs parties, charges de trail- el dans le-- i|ueU tonles les ressources de rinsIrunieTil sont mises en ««Mnre. ]1 t'ani , pour --e l'aire une idi'i' de ce (pie les >irln(ises saM-nl pin duire ei) ce genre, étudier les compnsilions des célèbres gnilari-les tels (pie Zanni de Kirranli, linerla, Sor, elc ;

Depuis l'introduction du Piano dan'< lonles le> mai-ons on exisie la moiii.ire >ell/'ilé niu-icale,la Cuilare e-l de\enne d un u-a- ge assez rare,parloul ailleurs qu'en Espagne et en Italie. (2iiel(pies virtuoses I'orI cnllÎM'e. el la ciilliM'iit encinv comme un in-^ Irumenl solo, de manière à en tirer des effets délicieux autant (pi'originaux. Les coinposileiirs ne l'emploienl guère à rei.'lise,aii th'' àlre,ni au cnirerl. La faible s(moril(' dont elle est pourvue, cl ipii ne permet pas de l'associer à d'aiilres inslruinenls ni a plusieurs \im\ douées d'un éclal ordinaire, en est sans doule la cnisc. Son carach're m('lancoli(pie et nNeur pourrai! neannniiris l'Ire plus son\enl mis en i'\i(lence;le charme en est n'el,el il n'esl pas iinpos-ible d'i'crire de manière à le laisser appercevoir. La Cuilare, à l'imerse de la pliipail des inslrunienls,per(i à ('Ire emplo\éi- inllecli\enieiil. I c s,in dedonze (iiiilares jouant à l'unisson est pres(|ue ridicule.

12

L4 lIODOLnE

Ksi à peu jin's liinib('(' en di'siii'liidi' anjoiinl'hiii, et c'cvl liuiiimap', s<iii linilirr, lonl prric et iwizilliiiil iiii'il est a (|iic'| . (|iir cliiisr (11- |iii|ii.n\l ol il'oi'i^inal diiiil on pciiirmil livs mium'mI l'aire uni' lii'iirciisf a|i|ili(nliiiii.

Il y a [iliisiriii's espères de IMandolines; la pins fimiiiie a (|ual|-e ciiriles diiiililes, c'esl à dire, (jiiali-e fuis de

iiis-.nii,el acr<ird('es en (piinl<' ciiinnie leYioloii. a

On Terril sur la rlef de Sol. exemple.:^^^_ J_

7W I

eux cordes a 1 m-

-L rJ.ro

Les il// soni des cordes à bo\aM, les La soiil en acier, les //<■' en cuivre, el les Sol en lio>an ri>con\erl dnn l'il d'arp'iil. T' ('lendne de la Mandoline esl de près de trois oclaves.

EXEMPLE .

('."esl lin insiriinient pinlol nielodicpie qn' harnMtni(|ne; ses cordes étant mises C!i vibration par un bec de phnne on il'ecori(',(|ii Tevécnlanl tient do la main ganche, peuvent faire entendre < J i.J J j ri

sans doiile des accords de quatre notes, tels qne ceiix-çi:

' i 4

-Tf ^f^^^-jt le- 'il A ' ^

xr TT TT ^

ippon (d)tienl en passant rapidement le-.bec de plume sur les quatre, double cordes-, mais l'effet de ces groupes di^ notes i iiiiilianees est assez mesquin el la !VIandnline n'a son vrai caractère el son effet que dans des accompagnements mi'lodiqi de la nature de celui (|ira écrit Mozart au deuxième acte de Don Juan.

^:i8.

Doy .n\y (mozaki )

Allegrello.

M XMMU.INA

1). (.lOV \NNI ,

.■*tap»r

,'♦.

^ * *

L.i Mandoline e,vl ;inj(iiii-d' hni Icllrnii'iil ali.iiiiluiuK'c, f|iio, dans los thi'nlres oii l'un iiioiilc Dcii Jikiii on cxl lnyji.urs l'iiiliar- ra-»i' pdiir i'\ciii(iT rc niurriMii de l.i sorcnadc. Bien (|iraii Imiil di' (jiirli|ii('s jours (l'i'liidi- un <'>Milaris|c ini nu-mi' un Vuilunis le lU'dinairi' piii^-r -c rcndiv familier le manche de la iiiaiid(dine, cm a si peu de respiTl en t;rneral pour les inlenllims (fr- ;;rand'- inaitres, des (pTiJ s'ajiii de derani-'er eu la nidindre chose de >iei||e.; haliiliides, (|u'on se permel |U'eMpie parlent, el nième à TO- pi-rn (le dernier lien du monde on l'on de^raii prendre nne pareille liiierii' i , de joner la partie de M.uididine de />'/;; Jinm-nr di's "\ iiilnn-- en pi//ic.(lo on snr di-> (iuila'a-,. T.e timliic de ce'- instrnn'cnN m'.i point la fines^e niorilante de ci'liii ancpii'l on li' snli~lili;e, et Al../,-iri -n\ail liieii ce (piMI i'ai-ail en clioisi'-^anl la IMandoline p.nir aceompa^iiiT ri'ioliipie clianson de son ln'ros.

I.\STRIMEI¥T À CORDES

i CLÂtIEIt.

'■■■ -— a-o^a»

LE PIANO. V

l'.s( im iiiNli'imiriil H ( Lvier vl à rorcU's iin'falli(|U('s niisis en vilii. 1(1011 par des marleaux. Son éleiuliie a<liulle «■>! île »i\ 0( l,i\e> cl une «[Il nie. Il s'enll sur clitu ciels ilillerenles à l.i loi>: i.i < lel de F.i est alletléi' à l,i ni.iin g.uielie cl l.i ( li T (le Sol à 1,1 ni. lin droite. Oiiel(|lies fois anssi selon le derré de ^risile ou d'aeiiite des pass.ires conliés aux deux mains on érrit sur deux ( lels de Fa. ou sur dcux^.clefs de Sol.

£ t

H-: 11, vs:,

\ .<• trille i>l |)riti(a|iir -iii tous les ili;;iés de la ^ailiiile. On peut |ilai|uer ou ar|)é^ei- de liuile» lis manières e( de eliai|Ue main un aiiurd dr <|ualre cl niiine de 1 ini] noies.

le lie I inii noies, i -p- o -o- rn 11 > e< ri\anl (outeiois aussi rapproeliees ijue |)ossilile. Exemple : P^ y i "' 1

~g oP

m^^^^mïm

|)i s .leeords plaipiés, endirassanl un ii)ler\a!le de dixième sont po-.sil)ie> eependani, mais en «iippiimanl la lieree et même loi la\e poui' plus de i'aeiiite. On les présente

-S-

m

(tn priit eerire à ipiatre il même a cintl p.irties réelles, pour le piano, en avant soin de ne pas mellie eiilie le-, deux pallies e\l reines de ( liaipie iiiiiii, un espace |ilus iiand <pie loctaNC ou la neuvième tout au plus^ à moiii* deni|ilii\er l.i riMiiil. pi'd.ili- i|ui /ère /es c/iiiif/'tn'rs el rpii, permettant aux sons de se prolonger sans que le doigt de l'exéculanl reste sur 11 liiilelie,, l.iisse la liherlé tiei .irler alors jie.iiM oiip plil^ le» p.ilties. '

EXKMPI.E S\>S EMl'LOVKR LA »'Elt\LF. "ai Parties.

WÊ^^^mm-

« !l!ll'i

EXEMPLE E\ EUPL0\4M L4 &/iJ\DE PEIULE.

^«^ ,^^.l1^

Lr ^is^nr -if- indtqirp qu'il riut rompllrp Ips etoiiffoir'* en qnlllaiil la IVdnl''; on !<■ plarp ,Tu>;si soinoii( <|u un [X'uf ■m miimrnl un I ImniKiniP (h.in^p, :\{"\n d'emppchf r i\uc la \ihralioi) Hp^ nnU's ilii (IrriiiPr accord ne se |iiul(in:;i- |i('i)(l,iiil 1 arciird Mn\aiil. Eu ps;ard a rp(lc proloniialmn p\cp««np du son dp chaqup no|p, il (aul Ip plus posslldp, lnis(|n'on cm _ ploip la ^raiido IVdaJp, P\il('r Irs a(ipoi;iatiirPs allprecs p( |ps noips dp passai;p dans |p nipdiiun do I iiislriirniiil, car ci s notps sp pr(donïï;paiil coiniiip les aiilrcs cl s'inirodnisani par la dans l'Iiarnionip, à la(piel|p ceppiidani plies <n\\\[ p|r,iii:;p_ rPSj prodiiispnl d iiilolprablps discordaiicps. Dans Ipvirpniilp siippripiire du cl<nipr seulenienl on Ips rordps trps cmii-lcs it_ sonriPiil moins jonij (pnips, pps brodrrips inelodupies sont pralicahlps.

On f;i]| (piciqiipfois Ips mains sp rroispr, soit pu obliifpant la main droltp a passpr au dpssoiis dp la tfaiiclip, soil pti Ou _ sanl la gaur^lip passer au de^'^iis dp la droi(p. ,

F.XKMI'l K

I.ai

^mm-rm

Lp nombr-p dis combinaisons dp cpIIp naliirp, pntrp Ips di\prsps parties p\pciitab|p,s sur Ip Piano, psI fort considérable, il spr-iil MViinniil iiniio-ïidlp <Ip |ps indiquer toulps ici; cVst en pliidianl les coiiiposilirjns <|ps jjiands miIiiosps, cplles de Liszl siirloul , qii 11) [lourra sp former une idée iiisle du point ou I arl du Piano ps| par>pnij aiijoiird bui.

(hi \ \prra ((iip les bornes du possible sur CPt inslriinipnt smil inrimniies, ri qiip cbaqiie jour, îles prodiijps nou\p.iiix ac- complis par je- exécutants, semblent les rpcuier.

■• S.il!tfi. ^

Ciminic jMiiir I.t f?;irf>«', il «'^1 iiiiciix <lan>; rerl.ims oas,.dan« les ar|)èi;ps par exemplf, ne pas Irop iM|iiii(irli«'r les ! ilrux mains. In arpcj;»' roninie le suivant serail («ssi^ tiii'uniinodP:

Il vaut donc inooniparablcnienl mieux I eorirp ainsi:

Les gammes diatoniques et rhrnmaliqties a deux mains en tierces sont ilsriles cependant:

EXEMPLE. \ ^

Ces incines gammes a deux parties, sont praticables par une seule main, quoique difficiles dans un mou\eni<'iit vif. On jiiMit en outre, dans les tons peu charges de dièses ou de bernois, écrire pour les deux mains des suites de sutrs- tierces a trois parties.

exi':mvlk.

Ijc l'iano, d ailleurs, au point de perfectionnement oi^l rios habiles ficteiirs I ont porte aiijoiird hiil, peut clr-e considère sous un double point de mic: comme instrument d orchestre ou comme etanl lui-même un petit orchestre coniplrl .On na qiiii ne seule fois encore juge a propos de I einpiover dans l'orchestre au uicine litre que les autres iiislruiuenls, cest a dire pour a|>portPr a I ensemble les ressources qui lui sont propres, et que rien ne pourrait remplacer. Certains passages des concertos de Beethoven auraient du cependant attirer de ce côte' l'attention des compositeurs. Sans doute iU ont tous ad- mire le merveilleux effet produit, dans son grand Concerto en iV/ he'mol, par les batteries lentes drs d^'iix imim- du l'ii- nn en octaves a I aigu, pendant le chant de la Flùle, de la Clarinette et du Basson, et sur !<■> co>//>w>///^).sdesinstruniciils a cordes, \insi entourée, la sonorité du Piano est on ne peut plus .séduisante; c'est plein de calme el (\i- rraîiliciii; c'esl le t\pe do la grâce.

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Le parti <|ii'()n en ;t lire, fl,Tn'< !<• cas iriïi«nie «lonl je parlais tout à I heure, esl (oui différent. L auteur, dans un ch(cur d'esprits aériens, a einpli)\e <leii\ l'ianos à f(uatre mains pour areompagner les >oix. Les mains inférieures exécutent, de h.is tu luiiit, un arpè;;e rapide en triolets, auquel repiMu), sur la seconde nmitié de la mesure, \\\\ antre arpei;e a trois parties eveVule' de lidiit en A^v par une petite Klùle, une ifrande .Klùte et une Clarinette, sur leqnel frémit un double trille en octa\es des deux mains supérieures du Piano. Aucun autre instrument connu ne produirait celle suite de i;rrsil_ leineni harmonieux (pie le Piano peut lendre sans difficulté' et (pie I intention s\lphidique du morceau rendait l.i con _ \enaliie.

MKLOI.OCIE. N?20. FANTAISIE SIH UTairm (mm u>7.)

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l)i-i <|ijc le l'ùiniv >Pii(, nu rotjlrnirf, sortir des cfCcts diniv el liillcr de force n>«T I un licslre, il di>.|)nrail iiiiii|'l''((>_ imiil. Il faut «ju'il accoiiijjan'iip ou «juM soil acconip,ig;np; a nuiins dcn \riiir, comme pour !(•< H.iri)rs,à l('in|(lii\ci' ii.u- rn.is_ kis. Cfla tic vpi-all pas a dedaiijner, j tn suis persuade; mais on aurait toujours, eu Pt;ard à la place énorme ([u ils o<(iip<'_ raient, licaiicoup i\r peine a reunir une douzaine de tfrnnds pianos a un orchestre un peu noinhreux.

Considère comme un petit orchestre indépendant le Piano doit a\oir son instriimeiitalion propre. Il la e\ idemiiient, il ' e| art (ait partie de celui du pianiste. C est au planiste, dans lieaiicoup doccasions, a jui^er s'il doit rendre sa 1 1 laiiles cer_ tames parties, pendant que les' autres demeurent dans la penohibre; s'il faut jouer fort un dessin intermédiaire, en don _ nant de la légèreté aiiv broderies supérieures et moins de force aux basses; c'est lui qui est iui;e de ropiiortiiiiite des chani^ements de doii;ls ou de la c(unpnancp qu'il peut y avoir a ne se ser\ir, pour telle ou telle mélodie, ipie du pou_ ce; il sait, en écrivant pour son instrument, quand il faut .serrer on écarter I harmonie, les divers demies d'ecaiteiuent que peuvent avoir les notes d un arpège et la différence de sonorfle qui en resuite. Il doit savoir siirlout n'employer qii a propos les l'edales. A ce sujet, nous devons dire que les principaux compositeurs <pii ont écrit pour le |iiaii(i noni jamais manque de marquer avec autant de soin que d a propos les endroits ou la grande pédale doit elre prise et (iiiil tee.Cest donc bien a tort que beaucoup de Virtuoses, el des plus habiles, s'obstinent à ne point observer ces indica _ lions, et a garder presque partout les etouffoirs levés, oubliant complètement (pie dans ce cas <les harmonies dissein _ blables doivent nécessairement se prolonger les unes sur les autres de la fac(m la plus discordante. Ceci es| le deplo_ rable abus dune chose excellente; c'est le bruit, c'est la confusion substitues à la sonorité. G est d'ailleurs la couse _ quence naturelle de cette insupportable tendance des virtuoses, grands et petits, chanteurs ou instrumentistes, à mettre toujours en première ligne ce qu'ils croient être I intérêt de leur personnalité. Ils tiennent peu de compte du respect inaltérable que tout exécutant doit a tout compositeur, et de l'engagement tacite, mais réel, que le premier prend en _ vers I auditeur, de lui transmettre intacte la pensée du second; soit qu'il honore un auteur médiocre en lui servant din_ terprefe, soit qu'il ail I honneur de rendre la pensée immortelle dun homme de génie. El, dans I un et l'autre cas, I e_ xeciitaiit qui se pe:-met ainsi, obéissant a son caprice du momenl, d aller a lencontre des intentions du compositeur, de» lait bien penser que I auteur de I oeuvre telle quelle qu'il exécute, a probablement mis cent fois plus d'attention a détermi- ner la place et la durée de certains effets, a indiquer tel ou tel mouvement, à dessiner comme il la fait sa milodie et sou rh\thTne,et a cboisir ses accords et ses inslrumens, qu'il n'en met lui, l exécutant, à faire le contraire. Ou ne sfl,i_ rail trop se recrier, en toute occasion, contre celle insensée prérogative que s arrogent trop souvent les iiisliuiiientistes, les chanteurs et les chefs d orchestre. Fne telle manie n'est pas seulement ridicule, elle doit, si Ion ny prend garde, a_ mener dans I art d inqualifiables désordres et les résultats les plus désastreux. C'est aux compositeurs et aux critiques a s entendre pour ne jamais la tolérer. '

Lne Pédale qu'on emploie beaucoup moins que celle qui lève les etouffoirs, et dont Beethoven et (luebpies autres ont tire un parti délicieux cependant, c'est la Pédale unicorde. Elle est non seulement dun excellent effet, mise en opposi _ lion avec le son ordinaire du l'iano et la sonorité pompeuse que produit la grande Pédale, mais dune utilité incoiiles- table pour accompagner le eh miI , il.uis le cas ou la voix du chanteur est faible ou dans celui, plus fre(|ijent encore, dun cararlère de dmirc iir etilinlimile ad.mner à toute I exécution. On I indique par ces mots: Pédale unicorde; ou en Italien: ///w corj/i. Son action ion-i--le a empêcher l<'s marleaiix d'atteindre deux des trois cordes tendues a I unisson |iniir eh.iqiie note et que possèdent au'iomrl'bui tous [es bons instruments. Il n y a plus al<M's que la lr(usieme corde ijui \il>ie, et il en recuite, pour \c son, un affailili^senieiil des deux tiers et une différence de caractère fort reniai- <|iialile. . ^ ...

i.\stulme:\ts a ve]\t.

A\aiit dVlinlipr iiidl\i(liirl|piiionl les membres de relie jiraiule rainille, fixons dune manière aiisç'i claire que possible le \o_ eabiilaire iimsieal,au siijel des dl\prs deg-re's d aciiile ou de g'ra\ilé de rerlaiiis iiisiruinenis, des (raiisposllions que res dil". fi'reiires miiènenl, de la manière de les écrire établie par I usagée, et des dénominations qu'on leur a appliquées.

Etablissons d'abord une lit;ne de démarcation entre les instruments dont le son se produit tel (jii'il e>l indique p;ir les sifijnes musicaux et ceux dont le son sort au dessus ou au t/cssous de la note écrite. Il résultera de ce classcmenl les deux catégories suixantes. ' . ' . . -.

INSTRUMENTS NON TRANSPOSITEURS .

iwsi L\; SON soiii iv.L yi'iL i;m tenu .

INSTRUMENTSTRANSPOSITEURS .

noM Li; s(iN i;m diiiit, im tiK lamui: hiuif.

Le Violon

L'allo . _;

La Molf «ramolli'

Le \ loloiirrllc

La Fliile ordinaire

Le nanlhois

Tja Clai inelle en iil ..:

Le Basson

Le Basson Unsse

T,e (]or cti ut nitfu

\iv (^oinel à Visions ut

La TVompede <n ut

Le Trombone Allô ^^

Le 'JVdmiKiiie Tenoi- '

Le Troinhone Masse '

L'opliicleide e// ut

Le Bomhardon

r.e J»ass-Tul)a. La Lîarpe. Le Liaiio. Ti' Orgiie.

I .es Voix

Les lunliiles ^

i .es (^loelies

Les C\ml)ales anli(|iies

Les Jeux (le Timlires

1 <• Glo<'keiis|)iel

L' Harmonica a Clavier

i nn.-iiicl 1.11 lis r'rht siii' Iriii-; CI.N \ ' irs)ifrli\rs i-I niiii jiiis loim"; indif ' ( Irmimifiil sur 1,1 d.-f ,1c Snl . \

La Conlie-Basse.

Tontes les Fioles autres que la fiole ordinaire

Le Cor anglais.

loules les ClarineKes and-es (|ne la Clai inelle eu ut 1 Le lîasson (|uinle. ( Le (^onlre-Rasson.

Ions les Cors autres <^(ue le Coi' eu utnir/u

Tuis lesCornels a Lisions auli es (]ue leCoincI i-u ut

loules lesTrompelles autres (|uela Li()in|)(lle '■" "/.

Les: Cornets simples .

Ijes Tromhones allos à Pisloiis.

Tons les 0|»lii«|(id<sau(res f(ue IO|)liiel<'ide e// ut. Le Serpent .

La Guitare .

, 1 (,111,111,1 i.lll,"- iriilMll l:irl.i,l.

Les 'JViiors elles liasses | soi,i,'nrs s,.iissMW;,iii;ii,,i,-,;,r<„

f l,,\, ■.,!,, l,'S^onMlr|:i,u,I. ,rlil.'.

Le elavier a barres d acier

,s !t'.l<'>

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On \iill |).M- ir (,'ililr,Tii (jiir ^i (i.iis lr< insInmiriiN non lrnn>-|i()^il('iir'i jippclr-i r/> t /, lnrl l'iiti-iidi'c li'iir* sons IcU ([ti >>i\ ics ('crif, rciiv, riinmw le Viodiii, lo H.'iiillinis, I;i FITili' a- «|Mi ne poricnl (lolnl ilc ili'vi^ii.ilinii .le liin, >-iiiil al>->(ilirinfiil «I.Tii- fi- iiirnir rav: II- «iiil ilcnr pmir le rompo'.ilriir «cnihlnblrs sur ce pnini aii\ iiivliiinionK r/; / /. Or In dciKinu- ii.Tliciii iIp qii('l(|ii('s in^li-nincnl- à >rnl, lin-i'c ■^nr l.i i-('sonnanr(> naliir(>llr <lr li'iir fiilir a anirni' If"; plus •^in^ulin. s cl lis pins ah>-iinlfs consi'fjiKTirrv; rllc a fnil dr i'arl dVrrirr \cs iiislninirnl* li-aii«p()>;il(Mii-- une làclio foi-( coniplMiiirp, cl riMidii parfailmimt illiii.'i(|Mf le \nrabiilaire niii<;iral. CVs( donc ici Ir lieu de rc\rnir <;iir rel iisaijp e\ do reniellre do I oi-diT fin luiM»; ni lrou\ons «.i pfu. . . •• . ^

Lps p\pVn(an« di«rnl (pirl(pipf<ii<î: pn parlani <Jii Tninilionr l('n<>r: le TroinlidiiP en Si '', po parlant du Trcimlnnip aldi: Ip Trnnilionp en VI i, c\ plus sonvenl pnrorp, pn parlani dp la Plùlp oi-dinairp: la FImIp tn lîr.

Ces d('>;i2;nalinn< sont jnslps en rp sens (pip lp' Inbp de cps deux li-onitump'. a\fc la coiill'-sp fprnipp, fail l'nirndio en rf- fcl pour Tnn, Ips n(i|ps dp l'arrord dp Si 7, pour laiilrp, ppIIps de l'arrnrd dp tfi ', la riùle ordinalrp nwv ^vs Iniiiv I)<im_ ch('- p| lfiii(("i '.P'i ricfx frrnipp«,d<>n(np pg:a|pnipnf la nnlp Ri'. !Mais roninie les exénilanl'^, n <nil anoiin t'i;ard à celle rp<on_ nancp du liibp, comniP ils prodiiispnl rppllenipnl Ips noips écriles, comme l7V d un Irombone ténor est nn /'/ <l ikui un Si ^, comniP cpliii dn Irombone alto est encore \\n It el non nn 3/i ), comme cpini de la Pluie est ('i;al<'menl nn 11 et non un /{i\ il s'enMill eMdemmenl qnp cps insirumpnis ne sont pas, on ne sont pins dans la ca|p;îorie <les mslrn _ menls ti\inspi)sitriirs, lydU ap|iartiennpnl en conséipience à celle des non /r,n>\//i>si/ciir\-, et (pi ils sont censés en //, comme les Hautbois, comme les Clarinelles, les Cors, Cornets p| Trompettes en l /, el «pi'il ne faut leur applicju-r aiicii- ne désionalion de ton, on leur donnpr cpIIp d'fV. Ceci e'tabli, on concpM-a de (pielle importance il e'iail de ne pas ap_ peler la flûte ordinaire, flùle en //c; les anires finies, plus aijjues <|up eellp ci, a\aiil e'té desii^nées d après la dilTé _ rencp existant piiIip leur diapason el celui de la finie ordinaire, on en est >enii,aii lieu de dire simpleiupiil: Finie lipr_ cr, Flùle neiixième, ce ipii au moins nVnl point mis de confusion dans les termes, à appefpr ces inslruincnls, FInIp pu ^7, FlùlP en ///■ ^, Kl \o\e/. ou cela conduit! dans une partition, la petite Clarinette en 7// !), dont lYV fait bien reelleuienl !//■ *>, peut exe'ciiter la même partie tprune flûte tierce que \ous appelez, en Fr?, el ces deux instruments, portant des noms de Ions di>ers, sont cependant à l'unisson. La dénomination de l'un ou de I autre irest-elle pas fausse? el n'est-il i pas absurde d'adopter uniquement pm/r As f'Iîîlcs un mode d'apellalion et de désignation de tons, différents de celui en nsaj^e pour (mis //s ,nilrvs inslranirn/s ?

Oi' le priniMpe (pie je propose et qui renil impossible tonte fausse inlerprelalion: IjC ton d Ft est le point de com- paraison (pi'on doit prendre pour spécifier les tons des inslrumenls Iranspositeurs. La résonnance naturelle <\\[ liibe des ins_ ti'-uinents à >enl non Iranspositeurs ne peut jamais t*lre prise en considéralion.

Tout inslriinienl non Iranspositeiir ou ne transposant qu'à l'oclaxe, dont par consi'fpipnt \li écril donne /V, psI con- sidéré coninip étant en l I.

l'ar suite, sj nn instnimenl de la nièine espi-ee es| accordé au dessus on au dessous du dia|)ason de I inslriimenl Ivpe, celte différence sera désignée d'a|ir('s le rapport qui existe entre elle et le Ion d A V. En conséquence leAiolon.l.i Klu _ te, le Hautbois, qui joiienl à l'unisson de la Clarinelle en //, de la Irompelle en 1 1 ., iUi cor en / /, sont in II el si Ion emploie un \io|on, une f Iule, nn hautbois, accordés plus bani d'un Ion (pie les inslrumenls ordinaires de ce nom, ce \ 10 - Ion, celle Flùle, .p Haut bois, joiianl alors à riinisson des Clarinelles en Hr et des Troinpelles en lîr. st,nl m lir

\s\\\\ je i-onriiis qu'il faut, pour les finies, almlir rancieune iii.iiiière de les désii;iier, ne |ilus appeler Finie en AT/ la Finie llercp, mais bien flùle en /// ">. pnls(|ne sou // (ail /// >>, ni finies pu Vi V les finies ueiM ièiiie el seconije minenri- mais |m, n grande ou pelile finie en Hr >, puisque leur II fait Hi- >iel ainsi de suile |,(nir les anires Ions.

S. !(!l(i.'

4 X

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INSTRUMENTS A ANCHE.

Il r.iiil <li^liii;;iirr l.i r.miillc <l's insliiiincnls a iinclic ilmihic <lc (elle <|r, iii.,lr(iiniiils ,i iiulir sim|.|i' . T, nr.iMiric se coinitosc (le ciiKi miiiliics : Lr h.iiilhois , lo Cor ari^iiis, le |{a>Miii, \<- li.i^Min i|uiiilc il li- cciiili «■ - l!a>MiM

LE HAUTBOIS

Il a pmir ('(riidiic deux ortavos ot niio sixlt'.On IVrn'l sur la ciel' de soi .

I.rs (jeux (Iciiiièri's noirs aipiics (|c)l\(ii( i-lrc emplovéï's a^er hcam iiii|i «le rrscivr^ le la Mirtoiil u'csl pas sans

(lanri r, c|ii nid il se invsciilo lirii><nii'nunl . «Jucl<|iiis liaiilliols pn^M'ili ni le Si ) rr.nf //y I _J mais cilli' nul.' n'.'-

laiil ji.is ^l'nrraji'nK'nl a<i|nist' à l'inslinnunl , il \inl niicnv lôilcr. L<' s^^l<lll<■ de l!o.-luii lira di^parailrr ^•^ dilliriilli's dr diii;;li' ([m'oITit pneorr lo liaulbois dans iVtat ou il est aujourd'hui, el iju on renconire aux passaj^i^ ripidis di//'/^. lin ini'ilinin à l/i noie siMieiieure ,

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-V g:

f j- et du Sol t au Fa ft

les Iriljes foi nirs de ces divers inlervalles el de <|ueli|u^ .lulres enrore sont donc iin|)ossil)les ou lorl diniciles el don iniu\ai^ ellel, comme on va le M>ir |)ir le laMean siii\anl .

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gg. -.tt^-î}t rg z^ z^f i^f if i|

S.^ 9111')

I .^ ImiiIIi lis siint, romme tmis les aiilfi-s iii>lnrnt.'iiU, l>e;iii<'"ii|i plus ;i Ictii .i\-i- <l iiis les Inits juii (li.ii-( .lir/r. ..Il .!<• l.riunU II ,v l.nt^ rii'-Tf les r.iiic .linil-'r lii.is ,!(■ c- .rll.' .'l. Il, hu-

rles soiiN (lui l'cxccdciil ,111 -r.iM' ri ?i r.ii^ii cl, ml ri,is(|ii(s ou iTcli'v,<liirs ou <ri,iiils,cl loiis «I iiiir .iv~i/ iii.ni- \M- ijuilili' . I.cs Ir.iils i\i|)i(lcs, rliroiu.ili(|iii's ou di iloiiic|iii-s |i(ii\ciil s''iac(iiIci' ,i«-.r/ Iik u sur Ir l>,ll|ilH1l^, iiin- ils Ile- iiiodiiixiil infini clTit ilis-r^iri(Mi\ «'I |)i«>si|uc ridiruli-; les ,ir|M;.('s vont il.in» Ir miinr <ms

I. oiiiioi liiiiilc i\f |>.iriili('s surrcssioiis ne itriil ilic (|ii exressiMiuciil rire nous .ixoiioiis mi-uic ne I .imhi p.is iii- roic n-iicoiilrcr . Ce (juc Iciiloiil en ce relire les vii liiovcs, d.iiis leurs l'uiLiisies ou ,iirs \.iriis, est |(eu |)i-o|.n- .1 proti- \ir II- eoiiliMire . I.,> |i,uill)ois ol ;iv.iiil loul un iiistfinw-tlf niflrii/nfiir \\ ,\ un e.ii.i<lere ,i-resle^|deiii di- leiiilrc^se , je dir.ll IllilUe de lllllldlle

Ou I e( ril eeiondinl louiours, <l,ms les liilli s,iiis (eiiir eouiple de I e\|iression de sou liiiiliie^ |,,iree ijii il se |ierd ,ilors d.iiis reiwemlile ri (jue 1,1 s|>eri.ilile de iclle evpressioii nr peiil (jIus èlre (fislinpiee II eu esl <le iiieuie, disons le loul de siiile, (le 1,1 |ilii|i,irl des .mires iiisIruMieills ,1 \enl . fl ne dm'l \ ,i\oir d i\( ipl ioii (|ne pour ceux doni Li smiori- le e»l e\ee>~i\e ou |e liiul)re Irop reiu,ir(|U;ilde |).ir sou orij;in,dile . il est reellemeill iiuiiossilile, s.iiis liuiler .iu\ pieds l''.u 1 el le l)on sens, iremplover reu\ Li eoiuiiie de simples iiistriimeiils d li,n lumu'e . T( Is snni les Ircnnboiies, le^ o|dii( le- Vdes, le, eoliIre-h.Ksoll-,, el , d;iUs ilciiieoup de cis.les IroMipelles el les rorUels. [^,1 cindeiir. I,i rlMee U,ii\e, l.i douce joie^ OU l.i (lollleili- d'uu elle iMiMo, eouvieilUenl ,U1\ iireenls du li.iulhois : Il les expiiiue .1 UierM'llle (luis le e.illl.ihile.

In eei l.iiii lierre d ,i;;il.iliou lui esl eneiu'e .ircessihle, ni, lis il Tiul se r,ir(lei' de le pousseï' pisijii iiiix 1 ris de II p i--iou, |Us(ju'',i I elsn r.ipi'le de 1,1 e(d('M-e,de l,i inen,iee ou de I lieroi^uu- r.ii' s;i pelile \oix ,iirre -douée dcNienl ,dors impuis- sinle cl (riiii ^roIcMpic p,ii i.iil . Oucl(|ucs ^r.inds urulres, IMo/.irt eiilrc , mires, ii'.ml p.is e\ilc ce del.iul . On I roiive d.iils leiii, puliliiius de, p,is,,i_res donI Piiileiil ioii p,issiiiMiiee cl I .ic<>enl m,irli,il eonlr,isleul elr,iuicuieii( ,i\ec le sou des li.iiil - l)oi, (pii le, exeeilleiil; il d,' V.\ re,iillenl, Uoll ,i-uleiuelll des eriels ni.m(|Ues ^ iniis des disp.ir.ilcs cllO(|U,Ulles elllre l,i s(('ne il rorciicli-c, cuire l.i inclodie <■( riuslruinenl.ilioii . T.e tlieme de ui.irclic le plus Iimiic, le plus lnMii,|e|du, uoMe, perd ,,i nol)le,,e, ,,, |V,iUi l:ise cl s;i l)e,iule^si les It.iillhoi, le Ion! clllendre, il en pelll coilserM'r encore \m peu si ou le donne iiix riiile,, il n.n perdi'.i pi-esijue pis ,'i l'aire' expose p,ir lis c l.iriiiclles . I),ms le chs ou , pour donner |ilus de col p, ,\ lliirmonie «1 plus de Force .111 croupi' d iii,lrumcnls ,^i veiil mis en ,icliiiu, 011 ,iiiiMi( .ihsoliuuciil licoiii des Il luMiois iLins \\n inorceiii de |,i ndiire de ceux (pie je » iens de désigner, ,111 moins laiidrHil il les écrire ,ilois de m.inleri- ,^ ce (pic leur I iinliri', ,iiilip,il|iifnie .i\ec un p,ireil st(|e,rul ronipleleincnl coiucrl p. ir celui des ,iiilres in,li uiiu iils el se liiiidil (l.iiis 1,1 m,isse de m.iniere ,1 lie pouMur plus y (^'Ire reniari|ue. Les soiis graves du li.iiilhoi,, di,:;r n e ii\ lors <[u''ils ,oiil ,"i decouM'il ^ peuveni coinciiii d;ins cerl.iiiics liirinoiiies (li-;iii^cs cl himentiiblcs .^ unis <iii\ noies pr,nes

d.-, (I.irinellcs, cl .111 Rp^Mi .,Fn v\ Soi !> is des riiiles et des cors .inrl.iis .

(.link el lieelhoMii onl mervcillcuseuieiil compris Pcuiploi de cel iiislrumeiil prei iciix m'csI ,1 lui (ju^il, doixcril I un il l'iiilre les eiiiolions profondes prodililes p;ir plllsieui, de leurs plus Ixdies |i,i^cs..Ie n'.ii liesoin de ciler.poiir (.llicl, , 'pie |.' ,(do de liiiilliois de l'.iii d ""A iMiiieninoii diifs I jth l'iji'it l'p en /7«//i/<":.i [•cm eiil i', ordonner «pi un percuCe, pliinles i\y\\v \oi\ lunni-enle, ces snppli<- liions Iucess;iiilis ef loujours plus vi\es,pouv,iicnl_elles cnincnir ,1 ,meiiu ;iiilre iiislrumeiil ,111- tiiil'ji^ii 11 Ml lioi,'^... 1.' Il fiiiieiNe rlloniiiellc de l'or A'' li>liHiPtiiP en Zi7M;vVA>:„(> millieiirciise Jpliiriiiie.' FI ce cri enl.inlin de I oi-ilicsiie, , lors(|ir Mee-|c s, ii,ie, .111 milieu de I eiilliou»i«smc de son lieroiipie dcvmicmenl, par le soireiur soiidiin de ses Jeu Ile, ril- liilr-i 1 oiiipl 1)111 sipiei iieii I 1,1 pliivise (lii llièuie; ., r.li pourrai je vivre sans loi?,, l'on r répondre .1 ce loucliinl ,ippei in-li iiliien l.il par I 1 deeliiranie excl.mialiond') mes enfanls! El' l.i dissonn.mce de seconde mineure placée dans lair d''Armi(le^srMis le \ers >. Sau- ve/ 1 de I amour..,, IViul cel.i e,l suldiine., non sciileinciil par 1 1 |(ensec draiii.'iriqiie, p.nr 1,1 prolondeiir de I expression, pu- la ^rin -

deiir el 11 liiMiile de 1,1 mcloilli-, niai, aus,i pal r'in,lriimenl,ilion el p.u- le 1 ||,iiv .idinii ilile ipie l'iiileiir ,1 liul des liiiilli.ii, pii'-

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LE COR AAGLAIS.

(il in-li iMiH'iil c^l |iniir ,1111-1 iliir r.illii (lu li.mlliDi-, iloiil il |)(is-.r(lr |)rrs(|ur linilc cnmiiii' un li,\iill"ii> <'ii 1.1 rr.n»', l'I <'iiiisr(|ii<'mnifiil un»' <|iiiiil(' .m ilrssiis du son rt-'cl

■niliic; on I cci il Mir

■Irf

Sa (.aiiiiiic

i'roiliiil pour raiidileur cnlleci:

\\rr les iMlHr\allrs Clirijniiitii|ii

Si roî'ohfslrc |ou(' en tV le ror ,iiij.l,iis diul donc l'iic ('iiil en Sol s il |'oiic l'ii Jie li- cor .mrlais mtm l'i i il v\\/.ur\r. Ce <|ue nous miious dr due |ioiiil('.s di I liciillcs du doirir du h.iiilltois d.iii^ crrl.uncs iciu'oiill'fs de iiolc* diî/ri's ou hemolisres, <•>( applir^ililo au cor aiirliii». |)our lui les succosions rapiilis soiil d'un |)lu> nuunais «'ITt'l encore; ^<in liiiilire : nioills perçant, plus \oili' cl jiliis riaxe <|ue celui du iiaulliois, ne se prèle p.is eomnie lui a la ^ailc des lelraiiiN rusliiuies. .11 ne pourrai) non plus faire entendre des plaintes dechiianles :, les accents de la douleur \i>e lui sont a ptii près inler<lils. ('""est une \oi\ nielaneoli<|ue, rêveuse, assez nolile, dont la sonorité a <piel(|ue chose d''eliace,ilc Loininin.,i\u\ la iiiid su- périeure a toute autre, (piand il s'a^'it d''en\uu\oir en l'aisanl reii.iitre les iniares et les senliineiils du passe, (|iKind le coin _ posileur \cut l'aire viltrer la corde secrète des tendres souvenirs. IM' ilalevy a employé avec un hoiiheiir cxlivnic diii\ cors anglais dans la ritournelle de Pair d'Ele'azar, au 4 . acte de la .Fuive . '

N?27.

/. i .iri\K. (iiAihw)

roiis an(;t.ais

COlt-s Jn F\ .

I" BASSON

llMllM,i:S ,n EA

MdioNcii.i rs

s. Wl'

a'i

4.

Dans l'Adagio d iinc de mes Sviiiplionies, le Cm- anglais, après avoir re|ie(e à l'oi U»e Kasse les plirases <l'uii IkuiI- hois. roiniiie li'iait tlan> im (lial'ii;iie pasloial la voix d'un adolescent re|iondanl a it-lle (Tune jeune l'ilie r'u redil les IVafîmenIs la lin du 'iiKirieau i avec un sourd aci i>iii|ia^'nenieti( de (|uatie timliales, [lendanl le silence de tiiul le res. fe de l'oii lieslie. LcN >cnlinu-nt> d'ai)>cen( e, d'ouhli, tl''i>()lcinenl doulnuieiix i|ui naissent dans laine de certains audi- leiiis à ri'ïOialinn de celte nielodli- aliandonnée^ n'auraient |ias le (luarl de leur {'(ji^e si elle était cliantee par un au lie instrnuieiil (jue le cor An;;Iais,

V ' iN" i?(S . . SYMI'HOyn t'A\l\srinlh

''^ Siiiif (lu.r ihtmi^'s .

, :■;■ •• Adagio . -, . _ ■' (111:111, 1(1/ 1

c:i)K .\M.HI,X r/L-

l"" timb.ile _.|.

Eu M 1> Ka li,Mil r. Tiroliiilirr UaBUel. .IV,,„uRt. [{^.7;

,0. Tillib,.hHrs. !2'.' Timb..li«r Ljfiuel. .re(,i.[JKi

ST" TilI>l,„lHS

Km I.ii 1) Ir ••■ Timb.ilier b.iRuK.irépoui;i?. tngr^

'i Timb,.l!rrN. 4^ Ti,i,b..lin b..BiiHl ,IV(...UB.

... ^

I,,. iiii'l.ui^r .1rs snn- LTfinrs ,lii Cm' Aii^l.iis a\c<- les noirs |),issrs (les, Cl.iritirf/cs <■! (les «Jois., |)ciulalll un (ir-

_;-ni<il(. (I(t (.'(ililic- Ji.isscs, (luinif uiir soiiorilr s|i<'ii:ili' Jiiliiiil ijii' niiiiMilc. j,i..|iif ^i Cdli/in ilr >.s nllils ij],ii,i-

(■;inTs les iilrVs ni Ils i, ;i|.'s i.ii (liiin iiiciil la craiiilc, l''anxit''l(' . Cet «•lïrl ne lui cdMiiu ni df Mi.z.iil., ni <lc Wrlicr ni dr

hiilliiiM'n . On en limnc un inaj^niliiiue cxciniilr dans le Duo du 4'-' Arlf des H( (.LKAOTs, et jr ck/is (|(ii' M Mc_)(i'-

liccr csl If prciriiiT ([iii l'ail l'ail rnlindif aU llicalrc .

Anilauli

^'? 2D.

ij:s Hier h:. sors. (Mi:i i,niii:i-H.;

cou ANfil.AIS

(.i.MiiM/iir.s

Mdl.oNCI 1,1 i:.s

V-

Dans les coiiiiKisiliuns (Iciiit la tuulfur générale doit èlie einpivinle de mélancolie, I iisajji' rie(|iM'iil du Cm- An- '^\i\ls caclit' dans le eenli'e de la masse instrumentale., convient [larl'ailenienl . On peut alors n''eirnr (|irniie |iailie de Haiitluiis el rein|da<er la seconde par celle du Cor Anglais. Gluck a emploie' cet inslruiiienl dans ses opeias Ita- liens 'Il i.ionco., et OiiMO., mais sans intention saillante et sans en tirer grand parti,; il ne leiiivit jamais dans ses paiiitidiis Françaises. Ni Mozart^ ni Bietlioven., ni Weber ne s'en sont servis^ je n'en i nnnais pas la raismi .

^\*i'

LrE BA8S0A.

K^l 1.1 li.i«-r' (lu h.uilliiils; il ,( |>lu< (le lidiv (i(Li\c^ (ri'liiidiu- ; on l'iviil .\m»i, ^iii- (ltii\ » lil'.

mais il (-1 |ilu> nue i)ni(l.iil (l<' ni' p.i- le Cuit /'('Icn.-i- ,ui dessus du iliiiiirr Si :> . Los cliis ddiit il csl .uiidurd'liiii |)(uii'_

\ll lui prrinilli'iil de r.iirc les di'U\ noirs iriucs V" | ' |[ ijiii lui <'l;iirnl .oïlrrlois inlrrdllfs. Son doi^h- isl |c

»* ST niènio «HK' ciImi de l,i l'Ioli- . - .. ■. ^

■. - r

fi > a l)faii((Ui|) de Trilles in)|H)ssil)les ali\ deux e\treniit('s de lii lielie du Basson.

I,„m..smI.I.-^

![ Djlficili- 7i'"'l'"^-''''' '^'^''l'"''- |rini|"Ksll,lc||I>illi.il

/r I //• 1 /,.

^J

(il inshiiinenl hiisse l)eaufou|) a desiier sous le i-a|)|)oil de |,i iusles>,,el rarner.i |)eiil-i-lie plus (|iie Imil ;iuli-i' des iiishunienls à \enl,a èlre eonsliuil iTaprès le système de l'oi-hm .

Le liasson esl a l'oiclieslie d'une j;rande nlilile' dans une roul<' d'oeeasions . N.i smioiile n'esl |i,is Ires Imle.el -mi lini- lire., alisoliimenl de|)niir\u d'eclal el de nol(lesse,a uni' piopension au ^i-oles(|iie., dmil il laut loujouis lenir eoniple iiiiind on le niel en e\ idenee . Ses notes rra\rs donnent (rexrellenles l)asses an ^'lonpe eiilier <les insliumenls à \eiil de liois.Oii i. i il or _ «linairenienl les jiassons a deux pai-ties; mais les grands orrhesires elanl (onioms pourvus de (|ualie li issmis. nu peiil alors (■_ crire sans meoini'nienl a ipiaire parlies réelles , el, niieii\ ("iieore , a trois; hi p.nlie i:ra\e «'lanl redmiMee à I'ih hi\e iiilirieii^- re, |)our donner plus de l'orée a la liasse. Le earaelere de leurs noies liantes a ipieKpie eliose de pe'iiilile, de souHiaiil, p dirai même de miseraldi- , (pi'oii peut placer ipielipielois soil d.iiis une mélodie lenle., soil d.m- un ile--iii d''aeeom|i,i- neiiieiif. a\ee le plii^ siiiprenanl el Tel . Ainsi les pelils - loussenieiils elian;;es (pfeii enlend dans le selo r/n de l.i s>iiip|ioiiie en ( r iiiinem de lîeilliinen , MIS |,i j'in du decieseemlo ., sont |)roduils iiniipiemenl parle son un peu loi er' du l.\ lieiind el du sol. Il, mis des

>ns a I unisson

> !i'.m;

129

^" .10.

Air: J. '.m;.

S\.VI'II()ME 11 MiyU H.

( i:i l.l \U)\ l'N )

relis ,■„ Ml \}

''*■ <.é ""'

Quand 31'.' ^Feverheer, dans sa résurrection des Nones,,) m)ii1ii trouver une sonoiile pale, iVoidi-, ^H<l;uel■eu^e, ^e^l,il(l conlrji rc, des notes ilasques du médium (ju'il l'a obtenue.

v: 31. , .■ ,

Aiiiiante.

li\SM)N.S SOLI

mm^m^p^

I.e> lirfiU r,i|)i(l<s 111 noies iii'es (leuvenl être em|)l<i\e> avec; surres, ils sortent l)ien «jii.ind \\- w soiil ecrils i|iie iLms les Ions l,n(irls lie j'insh inneiil,(e|s(|iic H^,Sol, Ll,Fa,Si^i>, Mi 'j, La, et leurs rcLilils mineur ^. l.es Ir.iils sni\,inls |iroilui scnl un e\(elliiil ellcl drfus i,i sc eue des Baii'neuses *\\ '1''. arle des I lu-ueii.iN .

S. !•'/»;

Aiiilanti

\ll - C)

Li-:s Hicrtwois. (iMi.ii',iii!i:i:it )

<:i.\ii m SI

U colis Kl, 'Ml b

I Ctlli l-.M SI? (lus

IIMilAl.r.S Ml i> SI 1?

JKl NKS I IJ.l.Ks,

\ioi.(A(,i;i,i.i.

<:. n ^

And.inlp.

8. il'.IC.

:d *-

t lôï

^'■

LE BASSOI\ atlATE.

Diniimidr (lu |irt'ro(lcn( cl ilonl le di.tp.ison est d une quinle plus eli'\cc. jiosM'tle à peu jirès I,» mrmc ('lendiie vl s ic ril (ojiiiik' lui Mil- <l(ii\ ( l(s.,mMis in (r,iii>|t()SHn( .

(A>,r l,.s l„l,iv^,ll,.s nm.mal,.|u..)

Ce qui prddiiil en sons réels l:i Ranime suivante. W^

Avec les Inl.iv:,llc-s Clilcin,.,li,|U(s .

Le B:>sson quinte est pour le Basson a laiguce que le Cor anihtis est pour le Haulhois au grave. Le Cor ansl.ii.-. doit è- tre e< rit à ia-qtrinte au dessus du son re'el et le Basson-quinte à l.i (juinle au dessou^^ le lj,i.-.--(iii-qiiinte jouera donc en Fa piand les Bassons jouent <'n Lt, en Sol (piand ils sont en Re etc. Cet iiisti'uiuriil n'existe pas dans la plupart des or- <'llcslres,ou le Cor anglais le remplace avantageusement pour ses deux octaves supérieures. Sojï timbre à moins de sensi- bilité, mais plus de force que celui du Cor anglais, et serait d\ni el'lef excellent dans la niusicpie niilitaire.il est très fâ- cheux et 1res nuisible aux orchesti'es d'instruments ,i \ent,donl les ma^^<■s de Bassons grands cl jx'lils adouciraient l'api'c sonorité, ([uOn toit arrive a le,-~ en exclure presque entièrement.

LE COATUE BASSOiA.

: ,, . . , »/ -, i ',

Il est au Basson comme la contre-Basse est au Violoncelle. CVst-à-dire (|uc le son en est plus grave dune octave (|ue la note écrite. On ne lui donne guère que cette étendue:

s (:i„..n,.,lH|,„.s.)

Ce qui produit en sons réels

Le^ deux premières notes de tic gamine sortent dill iciNincnt et sont très [)eu appréciabh^ en i-aison de leur exticini' gi-.niu'.

H c>l iiuitile dajouler <pie «cl inslrumenl.jd'uni' lourdeur extrènie,ne convient (^l'aux grands elTcls d harmonie et ,iu\ l!as>e.-, d'un iiioiivcincnl modère. Becllioven l'a (inpioyédans le linal de s,< syin[ihonie <'n Ut min fur cl dans celui de sa svmjilioinc avec ( linciris. Il <-l Ires prciicuv pour le-- giand^ (ii'clicstres dinslrumcntt à \ciU.-, (icu d^ai'tistcs se décident à en jouer ccpcnd.ml .On essaye <|Mcl(|iicf(ii-, de lerenipia<'er [)ar rOpiiicl('ïdc.,di>iil le son iV'a pas lamcme gravité,puis(|iril est à i'iini>>()n du IJ.issoii «irdin.iii'c cl non à T'ocLuc Basse, il doni le timbre d'ailleurs, n'a am un rapport de e.iractère avec celui du (udili-e-Basson. .!e crois d(jnc qiic,d.in> le plus ^rand noni- liiT de ca>,il \,uil mieux se pas-cr de cet in^lrumciit ipic di- le remplacer ainsi.

LES CLARINETTES.

Li'? in^tniiiunts .i aucJie si/nple ti'l.> ([lie k'> Cl.iriiuttcs et [v Ciir ilo l),i?.s('[,, ( on?IUiniil une Lmiillc dont l.i |i.iriiil(' .(M'i- cil- le ilu ll.iiilboi? n\'ït j>.is .uissi rapprochée (jiron pourriiit le croire. Ce (jui l'en distingue surUuil (■■(•>l l,i n.itiirc du mmi . L^■^ (J.ni- nilte.-..,en (•nVt,()iit dans le médium inie voix plus limpide, plus pleine,pliis pure (|ue eelle des in^lnlm(•ut^ à tinrhi' douhli' dont le son n^'st janiai.- e\en)|il il une ecrt.iine aigreur ou .iprele,plus ou moins (ii»inuilees par le (aient ile^ eveeulaiils . L<'s M>ns aijius de la dernière o(la\e.a partir de l Lt ,iu dessus des portées, participent seuls un peu de lai:;reui- d<> son> loil^ do Hautbois, pendant (|ue le caractère des sons les plus graves se rapproclu",par la rudesse des vibrations, de celui tic k ilaiins n(itcs du IJ.isson . ...

i.a (.lai incite >'ecrit sur la de <le Sol, son étendue est de ti'ois octa\es <| demie,et plu.--:

-t -*■ ^ (Ax.i- ks l,a.-.%..llc

(:l„o„Malr,„.-s.)

Diiii.ii.-s i,;.s .1.1

On coniple (jualre registres sur la (.iaiinrUc; le piM\e,lc <lialunie.iu, le médium, et l'aigu.

Le pienuer comprend celle pirlie de leclielb Le tidisicme occupe les degrés suivants:

^-/ j j I -p4;TtT^:^.t| LedcuMcme cellc-.i: ^i^^^^î^?^

*- Jt

F.t le (jualricnie se trouve dans le reste de la ^annue juscpPau contre- lli':

t- tl

f f f f F f g

i

Ln nombre considérable dVncliaincmcnts diatoni(|Ucs,darpèges et de trilles étaient impraticaiilcs .lulcclin- ({ui ne le soiil [dus ,iu )oui-d luii,grfice aux ingénieux mécanisme de des ajoutt's à l'instrument et ijui di\ icndcont nieiiie i.icijrs (juuid le sv-lèinc de S.i auiM ci(' adopte par tous les facteurs. Il est prudent toutefois,ces perrectionncmcnts n'vtant pas encore généralement re|>,indiis,de ne |ia cci-ii-e des passages tels <|iie les suivants: a moins (jue le mouvement ne soit très lent .

Tî^*

^'"':--.ï ï^*,ïV

H

C"

«f

•**

«I

T.<* iioiiilirc des Trilles majeurs et niiiieiirs praticables sur la Clarinetle est ciiiisiderable; ceux qu'on ne peiil faire avec surelo sont désignes dans la gamme ci jointe:

■i* Lcr- Idii- r,i\(iri!< «!»■ 1.1 Cl.iiiiH'Uo sont les tons d'Vt., JFa^Sol |>riiu'i|).ili'HU'nt,i'Hsui((> ceux do Si ?. 3Ii |>, Xrt l>, Jii' :.

ni.i|<iir>- et leurs rcLilifs luinciirs. Comme on possède des Cl,irinettes en dilTerents tons on peut toujours e'\iler en le> ei)i|iloy,iiil ■"> inoïKi-de r.iire jouer 1 e\e( iil.iiil il ms les ton, dites elur^ee;. de diè/.es et de l»emols.,eoii\nie Ln fl, C.. Si t. lie ). Svl V ^ m, i|eui\- et leurs reLitifs mineurs .

Il y en a «juatre d un usa^e :;erier.d iiu|our(i'luii :

L.i pelile Clarinette en 3Ii \> à la(|uelk- il eonvienl <le ne donner (jue felendue de trois oetii\es et deux notes; K.XKJll'E ;

^m.^^=M

Ile est à 1.1 tierce mineure au dessus de l,i Clai'inelle en 1 1, et sVerit en trinsposaiil :Ainsi pour- (aire enlemiie le pas-

sade .-unani:

il faut écrire . (^W" rÇ* '^ '"'^*1^n^*''^*~^f^ 'l^

La Cldi'inilli' en Ut les Clnrlneltett en Si 0 et en La. Ces di'ux dernières ont une étendue ('i;ale à celle de la Cl.i rinette i ii / / ktaiil lune d un Ion el lautre d'une lieicc mineure plus -ia\es i|ue < clle-ci, illes tloi\enl s'eciire en coum «|uelH-e iMi Ion it MWf tierce mineure au dessus du. sou réel. ..-..'

S. 'J'.lC,

Ces t\\t\c»ui\\-.Hr)U.JffaUVais.,/'>ixsahlf ne .-'.ilililniiiciil poiiif iri à l,i (lilTicllhc' il (■\('(iili(iii de- |»lir.i;.cs iiiriiif (|m m'|-miiI il rvcniplrs, iii.iis Miilriiifiil ;i rillc ilu lim (l;l|l!^ Icinicl cllc^ mimI t'rrilcs. En (jiiIj-c. il liiiil dire <|ui' Ici U>\\> ,i>m'Z tlill iiilo.i onmu' Ln k 111,1 jciir <■( jî/^ij m;i|iiir.iu' MiiU |i,is ,1 ôilcr :i|)s(iliiiiuii(. |((iiii- (les plirasos .siniplcs cl <l iiii iiiiiiivcmi'ii( Iciil.

On M»il <|iriÊiil('|)('n<l,ininiciil iln c.ir.u (cic p.irlii iilicr de leur liml)rc,ii(int nou><ill<)n> |).irlci-.;ccs tlilTcVenIcs Cl.iiitultcs mjmi Im I ii- (ilcs |i(iin' Il l,i( ili(c tic I cxci iiliim . ( )ii doit le^rcllcr <|ir'il n'y en ait pas d'autres encore. P.irc\cni|)lc.Jcs tons de Si a, de /?<',(|ifi)n trou- ve iMrcniin(.,[i<niii-,ucnl if.uis une liuile docc.isions oUrir de grandes ressources aux eom[U)siliiir>.

La |>elilc (Jarinede en J^n liaut,(|ii'on emidoyail beaucoup aiilrclois dans les nuisii|iies militaires, a elc à peu près abandon- III (■ poiii' celle en Âft bcniol ipron trouve,a\ec raison, moins criarde et suffis-ante pour les tonalilcs employées orilinairenicnl d.iM> les nuii'ccaux d'insdimicnls a \ciit. Les Clarinettes ont d autant moins de pureté, de douccui- et df disliiictioii i|iic leur Ion s''t'l(ii:;Mc da\aiilaj;e, en dessus du ton de Si bémol, <|ni est iiin des plus beaux de cet instrument. J.a (Jarincllc en II csl plii> diiic ijik celle en Si bémol, sa voix à beaucoup moins de eiiarme. La petite Clarinette en Mi bi'mol à des sons pci ciiils i|ir'il csl lies aise de icndre ignobles^a p.irlir <lu La <iu-dessus des poi'tées. Aussi I a-l-mi cniplmcc, d.ms une svniplnniic iihhIi inr.poiii' pa- r(idiei-,dc^iadci', cncanaillei- ((jii'on nie [lassc le mot ) une mélodie.; le seffs diam.iti(|ue de l'irinre cxineaiU celle ('liaiirc Iraiislor- malioii. La petite (Clarinette en J^a a une tendance encore plus prononcée d.ms le même sen^. An jurcl à mcsiiic (pic r'iii-liimiciil ilr\icnt plus i:ra\e,<iu conlr,iire,il pioduit des sons jilus voilés, plus niélaneoli(jUCs.

Kn^ener.il les exécutants ne doivent se servir ipie des instrumeuls indi(|U('s par rauleiir. <>li h un de ces instruments ,i\aiit un caracicre ii.irticulier, il est au moins [irobable <|ue le com|iositciir a i lioi^i l'iin plutiU (|iie l'aiili-c,pai- pi-i'icreiicc pour (cl ou tel timbre, et non par caprice. S'obstiner, comme le font certains virtuoses, à loiil ioiicr ( en traiisposaiil ) sur Li (Jariiiellc in Si bémol, est doni^à de rares exceptions près, une infidi'lite d exécution. El cette iiil'idi'liti' (Ie\icii(liM bien plus iiianiresie cl plus coupable s'il s'agit par exemple, de la Cl.irincltc en La. Il se peul,cn clTcl,(Hie |r coiiiposileiir ne l'ail écrili' (|lie |ioiir i- \oir son iJ/i' grave, qui donne l Ut dic/.c.

( Clarinette e\i:mi'L1-'

\f t.larinplle G n --p-_

( Kl, LA. TV ="^^=i ^"^^ '■«'''■ zÈE

Comment fera alors le joueur de Clarinette en >S'/ [) dont le Mi ^ravc ne donne (jiie le /ff \ Cl.ivinelte

"""''■" î Kiis... 4 _ i Son i-eVI. I

w

Il transposera donc la note à j'ortave! el détruira ainsi l'effet voulu par l'auteur!... c'est intolérable.

ISdus a\ons dit (|ue la Clariiiclte avaiffjua(jY>rii>:;isnN-s- chacun de ces registres à aussi un timbre disliiicl: celui du rc;;islie ainii a ijiicl(|iie elio-e de dceliirinl (prou ne doit ciupld^er (|ue d.ins les foi'lissimo de l'orelieslre ( (piebpies notes tr(''s li.iulcs peuvciil cc|ien. dalll clresoiili iiiirs /'/V()/rM|u,,i.(! r.ill.i<|iic do -dil ,, l'ii' prépjié, (■oiuen.ililrniriil.) ou d.m- |c- Irair- lui-ili- d'un -njo In i!! ml , ceux ilii nif(ïiii)/i cl du clialumiau (|ui convicnneiil aux mélodies.aux arpèiics el aux (rai/s;e( celui du avive, proprc.surloul dans li-s (mues. à <i^i\\,-i^f);„ ih-ini'lll liiriiiir,illts..A ce- iioil - icr, ni- dr iiKJ'- DUnioliil'' uolll \\» \n i iul J iii./i ' '' ' ; \ Il i\ ( n Iciii'. (Jllailil ou M-ut empli, y |- ilH,,,. |,,, nii -ail 1,1 11 le les (ri- perc,inl- de- noies sur-,ii;:u('s,el si Ion redoute pour l'cxeeulanl l,i l)rus(|iie all,ii|iie de l,i noie d.uiiLi i'ru-c,il fuil ciilicr 1 elle eiilri'c de l,i ('liriiicllc -mis un .iccord fori de loule l.i in.issc de 1 orches(rc,(pii s'intciroiiip,iiil de- ipic le sou ,i eu b Icnip- de se bien iio-er cl de -'riiiiii !■. I,i l,ii-sc .durs s,uis d.iii^er à di'coii\erl .

*♦•

\^

CLMil.NF.ri F. Kn SI 7 . ty

ORCMKSTHF.

j:f //■■'■'"'-i- ff

Les occ;<^in^s de jilacer a proposées (eiiius siir-.ii^ui's sont assez, rai'es .

Le e.u.K-tère des sons du médium empreint d'une sorte de l'ierlé (|ni' tempère une nol)le letidees.-,e, les rend la\oial)les à Texpression des sentiments et des ide'es les plus p(ieli<|nes. La IVivole ^aite,et même l,i joie naï\e,paraissenl seules jie lui point (oD\enir. La Clarinette est peu propi-e à V/t/i/lle c'est un instrument Epi<pie eonnue les (]ors, h's 'JVonipelles, et les Trombones. Sa \oi\ est celle de riiéro'ùjue amour^ et si les niasses d'insliumcnls d( eui\re,dans les grandes sym- phonies milit,iiies,,é\cillen( lidc'e d'une troujie i:uerrièi-e e(jn\crle d'armures etim clanles, m.ii-eliant a l.i gloire ou a la mort, les nombreux unissons de Clarinettes, entendus en même temps, semblent représenter les leinmcs .uniies, les amiintes a Tiril rier,à la passion pr(donde, <pie le bruit des armes e\allc,(|iii ebanlent en comball.in(,«jiii eouroiineiil les vaincpieurs ou meu- rent avec les vaincus. Je n'ai jamais pu entendre de loin une nuisi(|ue milit.iire sans être \i\(iuent emu pai- (c tindirc leminin des Clarineltes,et préoccupé d''imaj;cs de celle nalnre,conime ,iprès la lecture des anticpics épopées. Ce beau soprano iuslrumcnlal, si retentissant, si riche d accents p('n('lrants (|uand on l'emploi par m,isses,^iii:iie dans le soio en délicatesse, en nuances l'n^ilives, en (dïectuosilés mv-lèiieiiscs ( <• <|u'il perd en l'oree et en puissants éclats. Rien de virginal, rien de pur comme le coloris donne ,i i-crtaincs mi'iodies par le limbre d'une (Jlaiinclle jouc'e dans le médium par un virtuose lialiile.

<;'e-l (clui dclous le- in-l limicMls à\cnl,<|ui peut le mieux l'aire nailre,etd'lcr,diniinuei- cl perdre le son. J)ela l,i laculle pré- cieuse de pi-odnire le loinlain. l'erho^ iVi ho de /Ve//o, le son crépusculaire. O'^''^ plus admir i!)le exein(de p<iurrai-jc ciler de rappiicilKin de (|in l(|iier- uni- de if- nuaiiccs,<pie la pliiM-e rêveuse de Clarincltc,aceompaj:u('c dun hcniolo des ur-liimieiils a cor- de-,dan- Ir- milieu di' l'Alb :;ro de l'ouNerlure du Fri'i^scliulzlW n est-ce pas la viei-<- is(déc,la blonde li.iiK l'cdu (ii.i--eHr, ijin le- jcu\ au ( lel.uK le -a lendre pi.iinlc M\ bruit dis bol- pidloiids a_L^it<'s p.ir l'oranc ?. . . . <> Wcber !!!... .

S '.i^ir,

CI.Ul F.n SI 7.

ceins i-'.ii Ml [>

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vini.oNrFi.i.i'

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4ii

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t .!»• mv |)ci-mt-ttiMi <!c rifcr encore dans iiuiiiMelolojiueJelTet, sinon seinlihililevUi moins an.ilo^iie triin eli.ml di' (]l,irinelle, doiil les l"iM::nienls inlerrontpu.- par des silenees.sonl également aeeonipa^lit's du Irentido dune partie des iii.>li-imienl> à ((.rde.-, |iiii(laiil «jue lc~ (■imtre-l!,i--es |iiiicenl. de leiii|i> tu lem|iV une unie j;ra\e. produisant soUs I liar-nionie lute lourde pid>ali(in.( I <piiiiie llaipc liiil enliiiiire dis déliri- tl .irpi ;;es à peine JMdi(|Ue>. M.n-- daii~ le eas,|Hiur donner au son df la (J itiiielle un aerenl au-si » ai; ne., au-- i loin- tain i|ue po-sildr. j'ai l'ail en\elop|M'r linsleunient diui sa(Mle peau remplissant l'ollieede l,i sourdine. Ce (riste niuiinure el la sunorilt' a demi illact i' de- ee -olo n pi ddui-.uil une mélodie <le|a (iitendue dans un aud'e moreeau.jOiU loujours \i\emenl inipiessioiuu' lisaudi- leurs.(a lie (juiIh e de iiui-ii|Me lui nailre un ,ie( aldenienl lri_-le et pi'0\o<|Ue les l.irmes,eonune ne le poin-r.tieni laiee le> iee( iil> jophis ddiiloui (■u\;,eela diiniii II- -pli I II aulanl <|Ue les li( luM.inles liaiinonii's de la Harpe Eolierme.

ÎS'?-34.

INK ( l.AHl.MVITI'.

l'ai LA «.on Snid,,,.. (1 )

Larghelto.

(.MKLO- U)i.!E) /./■; lIKTont .\ l..\ \IK.

(il. iu;iu.i«)/. )

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lîrclluivcnviv.inl (':;,ir<l .m r.ir.n lue n\('l.in((]|i<nic <•( noble «le l^i m('l(i(lic en La m.ijnir «le I iiiiinorUl AikLiiiIc de mi 7- .^v.i|>li((nii'-, cl iKiur mieux iciidri' loiit ce (|iie relie phrase conlient en même temps île re^rels p;issionni's,n'a piis mi,in(|iie (!<■ I,i r(jnl ii i ni jnciliiini de 1,1 (.'l.irinetle. (ihiek,,p()iii' la riloiirnelle de l'.iir d'Alecste; te Ali! maigre moi mon faihle eoeur partage,)') avail (liilxii fl eriil une Finie, niai- s'appereevanl sans (lente <|Me le limhrc «le eel instriimenl; était trop fiiil)le,et mantjuait de la noblesse neressaii'e à I e\posili(in diin llw iiie em preinl dlme telle désolation et dune si triste grandeur, il le donna à la Clarinette. Ce sont encore les Cl.irinettes qui clianlenl en même (eni|)> i|iie la voi\.,cet autre air d Aleesie à I accent si douloureusement résigné: « Ah! divinités implacaldes .))

l 11 elTet dune autre nalure ri'>iille de Irois notes lentes des Clarinettes en tierces dans fair d'Oedipe: «Votre cour de\int mon ,i/,ile. 1 CV>I après la conclusion iUx thème, Polvniee, avant de continuer son chant, se tourne vers la fille de "riieM'V.piiis .ijoiili' en Li regardant : ((Je connus, fadorai la ch.ii-manle Eryphile.)) Ces deux Clarinettes en tierce, descendant doueemeiil jusciu' à Pcnlrée de la voix, au moment ou les deux amants échangent un tendre regai'd,sont dunc' intention dramatique excellente,ct don- nent un résultat musical exquis. Les deux voix instrumentales sont un emblème damour et de pureté. On croit, a les entendre, voir Kryphile haissci- pndiipiemenl les paupières C'est admirable! \ .

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Andanle. >,

CLAKINI l'Ii: 1? 6 , Il f" '^ ^

F.,. SI \> .

j'a _ (1(1

Bleltez deux Hautbois à la place des deux Clarinettes, et rclTct sera d('triiil.

(]e délicieux elTct dorchestre man(|uc cc|)endant dans la parlilion :;ravee du chef d'(x'ii\rc de Saccliiiii.;mais je l'ai trop souvent re- mar(|ii(' a la représentation, pour ifèlre pas certain de ma memoii-e.

^i Sacchini,ni Gluck, ni aucun des grands niailres de celte époipu' ne tirèrent parti des notes graves de l'instrument. Je n'en de\ i- ne pas la rai.son. Mozart parait cire le premier cpii les ait utilisées,pour des accompagnements d'un caractère sombre tels (pie celui du Irio des mas<|iics,,dans Don /?<«». CVtait à Wcber «pril l'iail rt'scrM' de découvrir tout ce «pie le timbre de ces sons graves a d ellraj- aiil (iiiaiid on s''en sert à soutenir des harmonies sinistres. Il vaut mieux en pareil cas,les écrire à t\n\\ parties «pie de nietii-e les Clariiiet- l( s à riinisson ou à Toctave. Plus les notes harinoniipies sont alors nomhrcuses,plus leffel esl saillant. Si Ion avait trois Cl.irinctles à s,i di^po-ilion pour I accord.- Lt dieze.Mi^ Si bemol^ par excmple,cette seplièmc diminuée bien motivée, bien amenée et iiistrunienle'c de la sorle.iiiir.iil une pliysiononiie terrible (|u'On assombrirait encore en ajoutant un contre Sol graïP tlonnépar une Clarinelte-Ua.^ïC.

CLAHIKF.TTK En Uï.

LA CLARINETTE ALTO.

.N l'-l iiulii' (|uiiiic (;l,irin<llc < i\ Fa hits <iù en Mi J bits, ^i l.i (niinlo ,iu clossciiis, j);ii- rdn^c'ciucnt.do Cl.iiinttlo in l'f ou 111 Si ) (|(Mii illc- .1 Idiilc iVliiuliK'. On ' I •■(■i-it lUinc^tn triin^[io^.int., soil à 1.» (juintc, Isoit ■■"a l,i sixlc ni.inuit' .m (li>>ii-- tlii >(in it'el . IIXEMI'LE .

CI.UtlXF.TTE AU.. Kn FA .

Kn M.ns r.Vls

^

CLARINKTIK —4-

.lu. Km mi ?. .^^

F.llel En sons irVIs.

m

-\>a

(?(>! un Irr- bel in?trunuiil i\\\\\n rc^i'ctle tli' ne |i,i^ Irouvir' tl.in- tmi;- |i> iir'cli(',-li'<-> bien ((iiiiii-

LA CLARINETTE BASSE.

l'ius jiiMVc rncdi'c iiuc l.i |)rt'( «'«Itnti', est .\ loclave ba>sc lU' la Clarinc((i' on .Si" i>; il y en a une autre en l l i(|ieni loelave ba?se de la Clarinelle en \t ) mais celle en isi l> es! beaueou(> plus r('|)an<lue. ConuiU' e''esl li)uj(iiirs le m ti-unienl, eonstruil sur de plus grandes dimensions, ipie la Clarinette ordinaire, son étendue lesle a peu près la même, ehe est un peu |)lus i'aible et plus couverte «jue celle des .lUtres Clarinettes. La (.'larinetle liasse ni.-l point dr~(ine<' ment à renij)laier à T.iijiU les Cjai-inettes liaules., mais bien à continuer leur étendue au ^ra\e. Il i-esulle cejMudanf d beaux ellets du redoublement à roet,i\e inlerieure des notes ai^iies de la Clarinette en Si !> pir une (>l.irinelte ba^s( (lit comme les auti'cs Clarinettes, sur la cle de Sol.

I.ml

(l.inl \ .1

Sun (^ide e lr(

. I.ll.

CLARINETtE llA.VSt'

En S, b.

En Suiis lit. I,

Les notes les meilleure- sont les plusïraves, mais„«i ('iiard a la lenteur des vibrations., il ne faut pas les (aire se suc- céder trop rapidcmenl. 31. Mejei-beci- à fait prononcei- à la Clarinetti.'-bassc \\n ('lociucnl monolojiue <\m\^ le trio du cin- quième acte (les Huguenots.

. l^ij -^ ' LES HVCAV.yOTS.

(meiekhikk;

(:i.\RIM.'tlR liASSE

Kn SI 11.

S. '.llKi

47

bi liiii 1,1 m.iiiicic tliint il c?! ccril et Ic.tjilcitl »lc I (■\i'(iil,iril,, ccl insd-iimcnt pciil ciiipi'imlci- ,iu -pa\(> le tiinhrc ^,ul^.lrl' ilc; n(il<'> l),i»('> (le 1,1 Clai'itu'tU' (irilinair(',ou l^icoi'iit o,ilm(',sii|cniirl cl ponlifical de certains re^ish-cs de l'Oiiiiic. Il c.s( tliiin d^iiic IVci|ii(iilc cl iiellc applicalioi^ il donne d'ailleur.s .si on en emploie ([iialre ou cinq à i'uni.sson une sonorile' onctiuiibejexccl lenle.,au\ li.is-cs des (iccliesircs d^inslrunienls ,'i vcnl. . . -,

LE COR DE BASSET.

ISc ililh rer.iil de l,i Cl.irincllc Alto cm /a bas (|uc [).ir le |iclil |i,i\ill()M de < !ii\rc (jiii alioniic son exlrcnnlc iiilcricurc M c||i< n'.iv.iil en oulre la laciillc' de dcxcridrc clii-orn,..li(jMenicnl iii>(|n\"i /Tt., à la lici'ce ,ai de-sons de l,i noie l,i pins iiiM \c lie l.i CLirini'llc.

( iii; iiK lUSM ■l'.

'MiNS lilILS. H^-

M

■is

1 (•^ iidlo (itii CM (•(Iciil M I .11^:11 1(1 II- cliiuluf >(inl Iri'? (l.ui^oriu,-i',il n'\ ii j.iiii.ii.- diiilloui ,|uii-<iirim .1 ili> (!l.iiln(ll(> h.iiilc- >|iii le? (Imincnl ?,ins pciin' et ,i\cc Iticn plus «Ir pui-clc.

•.llsdll |ll.UI-llilc ilr lt'> (■in|iln\ -

Ccininic c eux i\r~ ('.l.iiiiii llo-l! i~m~. le- -(iii> ^r,i\c> du (^di- (le lîasx't sont Ifs plus beaux (•( los micuv «aiMchTiscs. Il liuii

i( in,iii|ut'i- M iili iiK ni (|Mc lous (eux <|ui (li-( <iiilcnl au di^dus du i>li v^llll

!>» 5 !* ^ III ji( iixciil tlvv ('nus (|ik' lenlement cl en les détachant I un de I autre. Lu trait comme le sLii\anl ne sci- ait |>as piMlic ahle.

AUegrolto.

i^ld/.art a eni|il(i\e ( c lu I iiistrnnicnl à deux pallies pour .issoiiihrir le ( (iloris île l'harmonie d.uis son l'u(|uieni cl ri(' des .-(do- iniporlaiits (.[au^ -on op('ia la Cle?nenza <l i Tito.

Un a coii-

PERFECTIONNEMENTS DES CLARINETTES.

L,i laliiicalion de ces iiisliiinieiil - dcincurce pend. ml si Niii^teius pres((ue dans I enf,inet;,cst aujourd 1

Hii sur une \(iii' (lui n

c peut

iiian(|ucr d ami lier de pre( iciix resullab;,d('jà de;:rands pro^ri's ont cti- ohicmis par I\l. Adolphe Sax, ingénieux cl saN.inl l'ai leur ( de l'ari-.l Fil allongeant un peu le liihe de la <.'laiinelle Mrs le pa\illon il lui a l'ail i:a^neriin demi-ton au j:ra\cielle pcul eu ciiii-e(|iieni c

denncr maintenant le i)/?' l) m\ Ro J.Le.S'j l> du me'diuni ^ h* -— 1| mauvais sur I ancienne Clarincl le est une des iiieil-

~i7 I

ô ''' I ^i' I ''!''' rtr~ii ^ T ' r~f1~"'ir

leurc- noie- Mil- la iioinelle. Les Irillcs sui\anls -^ ^ | | ^ J \"^° | ' '''^ || h-'î'iu-pè^cs de F,i à Fa ^^3^^3Ï#13EÎÔEJI

et une loulcd aiilre- pa-saiic- incxccut.ildcs.sonl de\cnu- l'aciles et d un hon elTct . On sait ((lie les noies du re^islrc ai::ii -onl li pou- vantail de- cnmpiisilciirs et tic- exe'culanis (|ui n'oscnl en laire Usa^c (jue rarcmcnl cl a\^'v i\v^ |>recaiilions extrêmes, (ic.iee ,i u\w pe- lile (le pl.iei'c loiil pr('s Aw l)cc de la Cl.irinette., BI . S,ix a rendu ces sons .iiissi purb,aiissi iiioclleux et prcsi|uc ,iu-si ai.-cs (|iie

v\.n\ du meilium Ajii-i le conire Si 1>

1^

(pi'On o-ail ,1 peine ecrirc.-ori sur les (^l.irincl les de A.S.ix s.iiis cxi

j;cr ni prcp.iralloiis ni eHorl- de l.i part de IcM'cut.inl ., on peut r.itla(|ucr I'i((nissimn ^ali- le inoiiidre d,in^(r,ct il est ,iu moins aussi doux (|ue (clin de |,i Y Iule . l'oiir remédier aux incoiuciTienls ipic la -celicresse dune jiart et I humidité de I .uilre .iincnaiciil necessairenienl dan- I emploi des lice- de liois, selon (uie linslrimienl dcmeiir.iil (|iiel(|iies jours saii- cire |oue ou servait iii i mi- traire trop lonjilcm-, i^I . S.ix ,i donii(' à l.i (lliriiiclte un hcc de inel.il dore (pii au^nienle I ('clal du son cl ne subit .uiciinc des varialions pro[>res aux becs en bois. Celle (.'lirinelle a plus di'tendiie.cl er.iiite., de facilite cl de jii-lesse ipic r'aiicicnne., sans «pie le doi^l(' en ail ele change., si ce rt'Csl jiour le sii)i|)liriei- dans un petit nomhrc de cas.

L.i nomelle Clatint't/c Jiasse de I\l . A(l(d|>lie Sax est hicn plus pei Iccl lonni'e encore. F.lle a '2'2 cl('-. (Je ((iii la disliii- ^lie surtout de laiu ieiiiie (''c-tiine p.irlliilc justesse., un tcmp('rammenl identi((iie dans toule l'c'ehclle elironiali(|iic et une |)liis ^i .n- dc inlcii.-ité de son .

Conuue le tube est fort lon^, rcxi'eiil.iiil claiil di lioiil., le pa\illon de riilslriimenl touche prcsijue l.i |eirc.;dcl,i un ( loiiHciiienl (re:î I, Il lieux de la sonorilc.si Ih.ihile facteur nCiil soii:;e ,i v remédier au moyen diiii réflecteur nietalli(pie euncaïc (pn. plue' au des- soii- du p.iMJlon.ciiipei Ile le -on (je m- perdre, le diri^:;c ou Ion vciil cl en au;;iiiente eon-idi-rablcmciit le \(duiiie.

l.es Cl,iriiielles-l!.is-es ,|c A. ,S,i\ -oui en Si liritKil.

LE SAXOPIIOXE A

l^^l im ::ra!i(! in^h imiciil ::ra\(' <n cui\i'e, imenle par Adi.SAX ^iii lui a donne svn iKJni. Il se jdiii, iiun i),!-- a\<( inic cnilxiMcliiirc. ronimc les 0|)IiicI('hI(> ,ui\ (jucIs il ni- rf.'ibcmlilc .sons anciin i,i|>- iKiil, mais a\((- ini l)»c (le Chuincdc J>a,s.s<'. Nout. n' lK'i>i^)n.s donc pa.s à le laniicr parnn les iu(n- Ihc.s de la l'aniillc des (ilarinedes. ■'.

\a Sa\o|»lioiU' c.-,! un in.slinnxiK lian.spo.siteni- en Si\f■^svi^ ticndnc tvsl <'(vll<-ri;

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\iv IVille esl possible sur (oiile lelendiie de celle i:aninie, mais je crois (|n'oii n'en dc\ ra laiK (pi'im usa^e très resei\e.

Le liml»re du Sa\oplione a (jiiel([ue chose de penihie e( de douloureux dans les sons aiiiu.s-les no les :;ra\es,au cuiiliaire . sonl d\m :n andiose j)our ainsi dire ponlilical. Il pcjssède comme les Clari- nelles la laculle tr'enller el d^éleindi e le son,(rou résultent, surloul dans l'exlreniité ndirieiire de son eclielle, des ellels inouis ([iii lui sonl tout à liiil propres. Le Saxophone, poui' des morceaux (Tiui ea- raeleic nnsh'rieux et st)lennel, est, à mon a^is,la plus helle ^oix i:ia\e connue justpra ce jour II lunl a l.i liiis de la (.'larinelle hasse el de loi'i^ue exprcssil';, ce (pii indi(pie suriisamment, je crois, (pi'on ne (!(mI. (Il général, lemploseï- (|ue dans les mouvemenis lenIs.TI sérail aussi adnu'iahle mis en évidence dans un .S'./o, (pi'emploM- à soulenii- el à colorer riiaimonie iX'wn ensend)l( de \oix et d'mslrumenls a \enl.

Mal::ri' la lliree cxliaordiiiaire de sa sonoi i(e il esl peu propre aux el'lets eiieri^Kpies el hiill.mls de la i)iu-i(jiie mdil.iire.

SANS ANCHES,

LA FLUTE.

•ty. r,el liislriiinrnl, qui priulnnl forl l(ini;-l<'iii|)<! rrsia si iri)j)arl;ii( sons une fdiilp do rnpporis, est ■irliicllcnicnl , i;r;lct' - à I Inhilflf' (io fjnrl(|ii<'s' fnclrnrs p( an pioo/Mlé <lc fjihriralion mis ni usai;»' |)ar Rophni d après la Ht'((iii\ri'|(- de (îor_ «litn, aussi rnmplnl, aussi JusIp p( dune sononic aussi pa^alp (pi'on [)uissp !<> désirer.

Tous |(>s insiruiiipnis à %enl pn bois, seront hicnd)! au re's(o,itl,ins le ijiAine (tts.! on conçoit «jmp leur juslrssp ne poM>ail èli-p irrpprorhablp, loin de là,puis<pip |pni-s Irons avaipnl toujours pIp porrps d après I pcarlenirnl naliiipl <li's. dois:is dp iVxprulanI pt non point d'après la division ralionnelle <lii tube sonore, division basée sur 1rs loi^ ilc la re - snnnancp et dplerniinpp par les nœuds de \ibralion. Gordon pI après lui Boëbni, ont donc oomnienoe par pcrc- 1' les Irons de leurs instruments à >enl aux points preris du liibe indiqnes |)ar le prmeipe physique dp la rpsonnanee, s.ins Icnir rompte de la facilite ni même de la possihilile d appliralion des doitjls de la main siu- chacun des Irons; cerl.niis qu'ils étaient de la rendre ensuite possible d une manière on d nne autre.

|j instrument une fois perce et rendu jnsle par ce procédé, ils onl miasme un mécanisme de clefs el danneniiv pla _ ces anv endroits les doiijts de 1 evecnlanl peu>enl aisément les alleindre, et servant a oinrir ou a boucher les Irons qui so trouvent hors de la porice des doii;|s. l'ar ce iiKJven le <1oi.;|e ancien a du necessairemeni e(re change, les e\ecii _ lanls ont diî se livrer a de nonvellps pindes prali(pies; mais cette difficiille en peu de temps surnvmlee, les noineaiiv instruments leur ont bien vile offert de telles compensations, que nous ne douions pas, a celle heure, I exemple i;'ai;naiil de proche en proche, qu'avant peu d'années Ions les nouveaux instrumenis a veni de bois, conslniils d après le s\s|eiiie de Oordon et Roëhm ne soient adoptes a I exclusion complète des anciens.

La flùle n'avait, il \ a peu d années encore, «[ue I elendne suivanle.

On a successivemeiil ajoute à celle inanimé deux demi-Ions an j^rave el trois a I ai;;u, ce qui donne Irois oelaves

rompleles.

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(^(MiciiiliHil roiiiriu- loiis les px<'ciil;inls u'ont pas la pullr r/f/'/, c'est \\ Awc le |)clj( corps de f(cli,\ii<;e (pii donne ;"i la rinle VVt % el VVil h gra>es, il esl mieux, dans le plus grand nombre de cas, de s'ahslemr- de ces deii\ noies en f'ci-i\iinl pour iorchc-fre. Ijes deux derniers sons aigjus Si h^Vt, ne doi\eni jias non plus èlre eiiiplo\es dan> le pia _ ni-'-iino, à cause d'une certaine difficullé qui reste dans leur e'niission et de leur sonorité un peu i\uv<'. Lv 5/t> an inn-

sort •^ans peine et se peut soutenir aussi piano qu'on le >eut sans le moindre danger. Ijc noml)ie des

notes qii'on poinail Irillei- était assez restreint sur {ancienne fjùle, grâce aux clefs ajoutées à la nou\elle,|e (n leur (i inin'ur est pralicaMe •-ni- une grande partie de rélendiie de sa gamine cl)i-oniati(|ue.

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EXEMPLE

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Avec les finies conslruiles d apri"; le procédé de Hoehni, les trilles sont pralicalil<'s sur les notf's mêmes de 1 eviré _ niilé supérieure de la gamnie,et(li.])iiis le Ré^)< grave jusqu'à Vit sur aigu; <li' pins ils soni inconiparaldemenl plus jiffles.

La f lutc est le plus cip'/r de tous les insirumenis à >enl,elle esl également jnopre aux trails rapides (dialoniqucs ou chro_ maliques) lies ou détaches-, aux arpèges, aux balleries même très écartées comme cellevci:

Kl de plus aux noies repercnlees, comme celles du staccato du violfpn,(jiron ohlient par le doiihlc coup de ùm'^ar.

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Le* lon^ .!•• /)'r,So/J/,F.7,L,i, y/ :,Si [>,tfi '^,^{ l.mr* rrlalifs niinnirs t'oni If^ t'>n- Civori- de l.i ri:il<',l(v iinlir* sdiil lniiiirmip [ilii4 (lifrl(>il('s. '-'ur la flTilc dp Boi'hiii au ronlrairp, on joue pu lîr l>|it(,><|uiMiKsi .risptiicnl (nriii lir n.iliiril. La soiiorik' de cpI instrtinient Psl <lou<t' dan* 1p niéd uim , a>soz perranle à I aii^u. Irr- cai-actpri^cp m\ i;ra\('. Lp tmibrc du iiiPilium p| cplui du haut n'ont j>as dVvprPssIon *pppia|p bipn Iranrhpe. On ppul Ips puiploxpr pour dp* niploilir^ ou rli'-^ arppnl* dp cai-arlpi-ps divpps, inai-^ sans qu'ils pui^'^enl éijaler opppndanl la gaitp nai\p du liaiilbois ou la nohip Irn _ dresse dp la elarinpllp. Il spinble donc que la flùle soit un instrument à peu près dppour\u d'exprps-mn, ipron psI libre d'introduire partout et dans tout, à cause dp sa facililp à pxprutpr Ips j^roupp*- dp noips iMpidps,pt à soutenir le- ^oiis p|pM'< utile* à lorehestre pour le coinplpinenl dps harmonies aiï:ues. En t^éueral cela est >raii poiirlani en I tlMilianl Incii, on reconnail en elle une expression qui lui est propre, et une aptitude à rendre certains sentiments qu'aucun autre lus _ IruniPnt ne pourrait lui disputer. '^'il s'agjit par pxpmp|p,de donner à un chant triste un accent désolé, mais humble et résigné en uiènie teins, les sons faibles du médium de la flûte, dans b^s tons dit mineur et de Jiv mineur surtout , produiront certainement la nuance nécessaire. In seul maitrp me parait a\oir su tirer grand j)arti de ce paie colons: c'p^l Gluck. Kii écoulant l'air pantomime en Hr mineur qu'il a placé dans la scène des chanips-Elysées d Orphée, on \oil Inut de suite (pi'une flùle de\ait seule en faire entendre le chant. L'n hautbois eut ele trop puranlin et sa >oi\ n'eut pas semblé assez pure; le cor anglais est trop g;ra\e; une clarinette aurait mieux conxenu sans doute, mais cerlaiiis sons eu^siiil élé trop forts, et aucune des notes les plus douces n'eut pu se reduirp à la sonorité faible, effacée, Noilée tJn F;i imtiirtl Aw médium, et du premier Si hcniol au dessus dps lisjnps, qui donnent tant de tristesse à la flùle dan* iv Ion de //(' mineur, ou ils se présentent fréquemment. Enfin, ni le xioIon,ni l'alto, ni le violoncelle, traités en solos ou en mas_ ".sps, np conxpiiainil à l'pxprpssion de ce gémissement mille fois sublime dune ombre souffrante et désespérée; il fallait précisément l'instrument choisi par l'auteur. Et la mélodie de Gluck est conçue de telle sorlp qup la flùle se prèle a tous Ips niou\ements inquiets de cette douleur éternellp, piicorc empreinte de l'accenl des jiassions de la terrestre xie C est d'abord une voix à peine perceptible qui semble craindre d'être entendue; puis elle gémit doucement, s'élè>e à I accent du reproche, à celui de la douleur profonde, au cri d'un coeur déchiré d incurables blessures, et retombe peu à peu à la plain- te, au gémissement, au murmure chagrin dune ame résignée quel poète!...

iN?oG.

ORPHEE. (<,i,Hh.)

L,nl .

it'

.^

s. (l'.ir, .

-"*<*•'

)4r

In r\Ti'\ rriii;ir(|ii,il)|o par sa dniirtMir csl celui {\os <lciix flnlrs rvcfiilanl , dans l(> nicdinni, «tes successmns île lloircs, en ///' t> nu en Ar7 7, Ions cvlrèmenionl ra\(ii'aMis au \rl(iulr dos sons do ccl insiruinonl. On en IroMM' do Ixauv oxoni _ plos dans |o cliionr dos l'rotros au [n-ouiior aolo dtF.di|)0."0 lO'/s f/iic I Innurcnrv itiriiicnrl dans la ra\alino du \h\<< <\r la \(s\n\c:i<Les /J/hin jjrc/if/rn/i/ /tittô^Ac» notes Si hvnuil, La hoinnl, Sn/, Fa ot iJli Ri'ino/, Acs, Flùlos onl, ainsi j;ioii_ (lo'os, (|iioi<|iio rhosp do la sonorile do l'harnionira. Dos liorcos <Ip Haidhois, do Cors anglais ou de CJarinellos, u\ ros _ sonihloraionf point.

(.

T~ FLITF.

Los sons g■ra^PS de la flùle sont peu ou mal eniployos par la plupart des romposileurs; Weber, dans une fou lo do pas _ sai;ps du Frpyscluitz,el, a\an1 lui, C.luok, dans la marche reli£;ieiise d'AlcpsIe, ont pourtant montre tout ce cpi'on on poiil attendre pour les harmonies empreintes do gra\ile et do rèxorio. Cos noies hassps,jo l'ai déjà dil, se nioloni fort liion aux sons e^ra^es dos cors anglais et des clarinotloç; elles donnent la nuan'c»^ .ldou( ii' d'iuic «■oulour sombre. '.

^V37,

ALCFSTK. (r.i.ifR.)

(5> /•

•,»

iq 1S9 -

Voyez en «mire I p\f'm|ilo IN'.'ll. tu-c du Prnscliul/. de Wtix'r. 11 \ a ii|U(l(|iic rlioie (radniiralilcnirnl ii\('ijr daii-- co tiMiiics au i;raM' dr^ dcuv flûtes, prndanl la prière <\c la iiielaiieoli(jue Ai;allie, [vromenanl ses i'et;ards siii- la cime des arlires, (ni'ar'a;enlenl les rayons de l'aslre des nuils.

Kii général, les maîtres modernes écrivent les finies trop constamment dans je haut; ils semblent lonjoiu-s craindre (piVl les ne se dl-tiiii;uenl pas assez, au dessus de la masse de lorchestre. 11 en resul{« qu'elles prédominent, au lieu de ^e fon- dre dans fenseinble, <! que I instrumentation de\ienl perçante et dure plutôt que sonore et harmonieuse.

Les flûtes ont une famille, comme les hautbois et les clarinettes, et tout aussi nombreuse. La ijrande flule don! non-- \e_ nons de parler est la plus usitée, l'nur les orchestres' ordinaires, on écrit en geniTal que deux parties de i^raiulc llùle; sou\ent néanmoins, des accords doux tenus par trois flûtes seraient d un excellent effet. Il résulte une isonorile charmau- le de I association dune flûte seule dans le haut,a>ec quatre Molons, soutenant une harmonie ai^iie à cinq parties, ^lal _ gre 1 usai;e, raisonnable cependant, qui fait donner toujours à la première flûte les notes les plus éle\ées de riiarinoiii<', il y a des occasions nombreuses de faire le contraire a\ec succès.

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LA PETITE ELITE.

(KN rJ'ALli;> l'K.LULU.j Kllc est a l'octave haute de la preeedentei

Evmpic. £^r Q- ' 1^— i F.Het

Rllc en a tonte 1 elen<liie, en exceptant (oiitcfoK je conirc ni aijjii ^ | <|ui ne sort que très difficilement dont le

son cl pres(|iie insupportable et qu'il faut en conséquence se ï^arder d'écrire; le SI naturel a3 j est déjà dune e\ces_ si(e dureté et ne peut s'employer que dans un fortissimo de tout lorchestre. Il est presque inulile,par la raison contraire, décrire les notes de rocla\e inférieure, on les entendrait a peine; et à moins d un effet a produire ])ar la spécialité de leur faible timbre, il >aiil mieux les remplacer par les sons qui leur correspondent dans la seconde ocla>e de la t;rflnile flùle.

On abusé etrani;emenl aujoiird hiii des petites flûtes, comme de tous les instruments dont les \ibralions frémissent, per _ cent ou éclatent. Dans les morceaux d un caractère joyeux, les sons de la seconde octale z^j^^-t-*-^*^^ Jj i pen\ent être Ires-

coinenables, dans fontes les nuances, les noies siiperieiires ^5==i===ll ''"'i' eticellenles (■fortissimo) pour les effets violents et déchirants; dans un ora^e, par' exemple, ou dans une scene dun caractère féroce, infernal. Ainsi la petite finie fij^ure on ne peu! mieux dans le qiialrieme morceau de la symphonie pastorale de Beelhoxen, tantôt seule, a decou\ert au des-iis du trémolo i;ia\e, des Altos et des Basses, et imilanl les sifflements d un niirasaii donl la force n'est j»as eii.(,re decliai _ née, taiilôt , sur des uoles plus aii;ues, a\ec la masse entière de l'orcheslre. Gluck, dans la lenipele t\ //Jiii^rniv en T,iii^ rii/r, a su l'aire "rincer plus riideinenl encore les sons hauts de deux petites finies a I unisson, en les écrivant , dans une succession de sixtes, a la (piarle an dessus des premiers violons. Le son des |)r|iles flùlcs sortant a 1 ocla\e su _ perieiire produit par conséquent a\ec les premiers violons des suites de onzièmes donl 1 àprele est la on ne peut mieux

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|),iii-i II' rliiiMir lii's So\lli('«, «In riirnit' npora, les dciiv prlilns flnti's tlmililciil a I f)rla\f> Ips i;'iMi|)iih (les \ iiiliiii»; ri", iiiili's silTIanlcs, niolrrs aiiv ahoiVmonls <lc la Iroiipr saiixa;;»', an fra'-a': rlivdniK' et inr(";sanl des r\ tiihalc! pI du laiiilioii_

rifi, fiinl fi-Pinii-; . . ~ .

V()1i:/, L' l'XIMI'I.K N'.'fi4 .

Tdiil !p niondr a rpniarf|iiP le rloaneiiieiil <llabolif(iie dps deux petites flûtes en lierres, dans Ja chanson à l)oifc du Kre^^i lui 1/,. c'est une de^ jdiis hrureuses {mentions de I orrhestre de AVeber.

C est Sponlini qui, dans sa magnifique barrlianale des Danaïdes ('devenue depuis un rhieur optique de ÎNurniahal ). a eu le preniier I idée d'unir un cri liref et pprçant de pcllles flilles à un couj) i\r cy|nl)ales. La siuijulièrc s\nipalliic (|ui s'p'lalilil, dans ce cas, enire ces deuv insirumenis si dissernlilahies, n'a>ait pas pIp sdiipioniipp auparavant. CpI.i livinclip pl déchire inslanlaneiiienl comme un coup de poii;nard. Cet effil es| très caractérise, même en u'emplo>atil <|ue les diiix iu'i- truniPiils dp'sii^iie's; niais on aui;nipnle la force au ?noven d'un coup sec de timbales uni a un accord bref de tous les aulrps inslru _ nipnts.

l'KrilKS IHIKS

UAl'IliOlS ET CLAlilNHM't KS .

COUS II' IKDMI'KT'IK.S , En .

THOMBONES.

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TIMliALES.

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Ces (iiM'r-s cvrinplos. p| diiilro'; Pnrnrp f|iin ]<• |)niirr,ni<i nier-, me scmlilenl atltuirnblos ^nii'; |(iii-^ li"; npixii'l'; Rcclli(nrn, Gliirk, AWIx-f <l S|i.inlini (nil nin>-i fnil un ii'<,Ti;p m:j''m''i\ .tiiI.tmI (|ii'orii;incil Pt raisonnable de Ji |m hic riùlc ^l.iis (iii.nnl jVnlen(l< ppI iii-liunirnl rrii|)lo\é à dipiihlpr ,"i la_li-i|(le ocInNc Ip ohani il nnp IJasse taillp, ;i ii-li r. v i mmv s|i nlirili^ nu iim_ lieu ddru^ liarniniup rcliuiiii'ip, à rpnforrpr, à aii;uispr, pour I amour du hruil spulenipnl, la parlip ti.nilr di' I orrlipslr'c, du coninipncpMiPnt à la fin d'un arlp d'Opéra, jp np puis ni'pnippchpr dp Iroinpr pp modp d lusIrumPn'latuMi iriinc plaliliidc ri d'uiip ^lii|iidlli' diijnps, pour l'ordinairp, du sl^l(' nirlodi(|MP auq<ipi il psI appliqup. ' , * f-

La l'clilp flnlo ppiil p(rp d'un lipiirpu\ pffpl dan< Ips passagps doux, et rVst un prpjiii;p de rroirp fpiVIIp np puisse inupp qup Irps fort. Quplquefois pIIp sert à continuer rérliellp haiilp dp la Grandp f Iule, en surredanl à relie- ci au iiionienl ou les notes aig'iies >ont lui manquer. Le passasse de I un à laiilre instrument ppiil être alors aispuniil riii'ii.i par le compositeur, de manière à ce qu il semble qu'il n'y a qu'une seule flûte dune étendue extraordinaire.

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l'KTITE J-LlJr.

GRANDE FUTK

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t'n exemple charmant de ce stralaijènie se troine dans une plirase eypculee Pianif''iw<> sur une tenue tjraie des instruments a cordes, au premier acle dp I oppra Le Divii et la H,iyai{rrp, i\' \ihvY .

On se sert axantageuspnipnt dans |ps musiques militaires.de trois autres flûtes qui pourraient être aussi diin i^rand secours aux (u-clieslrps ordinaires; ce sont:

1'.' Lu riùli' tierce fdile pu Faj doni l'tt f;iil f/i \t p| ipii doit, en conséquence de ce «pie nous aNons dll en coin _ niencant ce chapitre, être ranj^ée parmi les insiriimenis transpositeurs en 7// b. Elle est exaclemeni à la lience mineure au dessus dp la finie ordinairp, dont elle ne diffèrp qu'pn cpla pt par s(ui tinibrp plus cristallin.

lAKMl'LE .

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2'.' Lci /iclile flùlr minirme /r>;'ner/re (iWlv en !\Ii b) dont TL'I fait //c' :> et que nous raii-eons «Ioik- parmi lis iiislni_ iPiils Iransposilpurs en /fe 7. Klle est dun demi-Ion plus pIc\p'p que la pelile I'IÙIp orAnc, et il faiil la trailrr coiiuiic <cllc-ci;

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5'.' La petite fliitc <fi\ianc,I^A'\\e en Fa) dont l'ul fait j/// 1>, que nous a|jpp|prons petile flûte (li\!i'iiie en 1/1 \>; elle est à l'oclave haute de la flûte tierce et à la dixième haute de la flûte ordinaire.

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Il ne faut pas la faire monter au dessus du la aigu ^^r3| enrore tetfe noie excessixenienl perçante no surt-elje (|u';i. ,

er priiie.

.••■Il |Missède aus'i dans quelques orclu'sliTS une t;iMnde finie srcimilr iniitciirr dunl I Ll fait lie ^, qu'il Tiiil aiiiicler Kliite en Hc l», el dont le diapason n'est que d un demi-ton plus fle>e que relui de la fliîle ordinaire. .

lAl.Ml'LE .

Toutes ces flûtes qui cipiirourcnl à aiitiinenler à faigu retendue de l'instrument et dont les timbres sont dnersemenl raraclérisés, sont utiles, en outre, pour rendre 1 exécution plus facile e( conser>er a la flûte sa soiiorile, en lui permel- tant <lc jouer dans un de ses tons ])rillanls quand l'orchestre est écrit dans nn de ses tons sourds. R\idemnipnl il est Itf.uicoup plus avantageux, pour un morceau en /Ifi ? par exemple de préférer a la petile flûte oct^ive, Li petite finie, nci/i irine mineure en Hc heivnl,cnr celle-ci joue alors dans le ton de /?c, qui pour elle est beaucouj) plus aise et plus retenlNsanl.

II esl fâcheux qn'on'Lflit laisse tomber en désuétude la Fliite H <iim)iir, AanX le diapason était d «ne tierce mineure au dessous de la fliîte ordinaire (,en Ija par cohsequentj

p:^==^t^^m^

File cnniplelerait au grave la fainillp de cet instrument, ffamille (|ii'iin peut, au reste, rendre aussi nombreuve que cel_ Il ifps r.l.ii-iiielles quand on le vouHra) et '^«in timbre ^touv et moelleilv pourrait èlre d un evcellenl effet, sihI pour coii- traiter avec les timbres des flûtes hautes, <iii des hautbois, soit pour donner plus de corps et de colnris aux harmonies liej.T M reniarquabl.'s qui résultent des notes basses de fliiles, cors anglais, et clarinettes. . . «'.,'.;..;

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INSTRUMENT A VENT. '

r ORGUE.

K<1 un invlruiii'hl ,i rl.iMpr ri à Itivaux do h<iis fl de nit'l.il uns en >il)rali(in nar Ir ^<'nl (lue leur enviiirnl «les soufflrls.

Lo niinilire plus ou moins grand de séries de tuyaiiv de différentes naliires et de différentes dimensions que possède un ors^ue. lui donne une \aripte proportionnée dcjci/t. au moyen desquels l'org;anis(e peut changer le timbre et la force de sonorité de I instrument.

On appelle /iegistre, le mécanisme au moyen duquel, en tirant une petite pièce de hois, l'organiste fait parler tel ou tel jeu.

L étendue de l'instrument est indéterminée, elle \arie a>ec sa dimension, qu'on désigne ordinairement par la longueur en pieds de son plus grand tuyau formant la note la plus gra\e du cla>ier. Ainsi l'on dit: un orgue de trente deu\,de seize, de huil.de quatre pieds.

L instruiiienl qui possède, a\ec le jeu le plus gra>e, nommé F/iilc oiivvrle ttr Irrnie deux piet/s, la Pluie oincrle de seize pieds, la Flule ou\erle de ////'/ pird<,\v l'restani ou flûte on\erte de qiuitrv pieds, eK la dnubielle (pii s(iii_ ne locta\e haute du précédent, à l'étendue rinnien.se de huit octaves.

^ EXEMPLES.

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;.. \\i,(: Kirs us iNTi r.wii.i'.s CHiiOMViioirs.

Ces quatre jeux, comme on >o!l, ont chacun quatre octa\es; mais heaucoup d'autres parmi ev\\\ dmil nous p.irlerons tout à I heure n'en ont que trois et même deuv.

Tn grand org(ie possède finlinairemenl cinq c|;n iers superposés.

Le premier, le plus rapproché de l'organiste est le cl.-nier du PimliCj , ' \.

Le deiixiènie. relui du Gi\ind orf^vr; ...

I.,e troisième est le cla\ier de H<\iii/>,ii-di-;

Le ((uatnème, le cla\ier de Héiil;

l..e cm(|Uièiiie, le (■|a>ier \V Echo.

Il S a en imlie un «i\ième clavier dispose' d<' manière \\ être inis en action par les pieds Ai' I évéciilanl cl (|ne |)iiMi- celle raison on appelle davier (!<• l'ri/aleH. Celui-ci es( destiné aiiv s(Uis les plus graves de l'orgue. || a '-i iileiii' ni l''~ iliiiv octaves de rexlrernilc infi'rieMre il inan(pie même «pielquefois de certains intervalles. Plusieurs des j<iix, les liiiil j.ie.ls par eveniplp,se lr(»nanl à la (ois sur les Ir.iis cla\ iers dutiiviild orgue,du j'osilifel des IVdaies, peu\enl èlre dniiMés ou triplés.

■.'ÉM

Les irii\ Hi' l()ri;u(' se «liviseni en jiniv à fiôiu/ic cl enjeux d Aiir/n'; wn-^x nommés, les premiers, dUm- sutle ile honehe oinei-le à l'une de leui"- exleeniilés et c|ui sert à la (orniali<in du sitn, les serouds d'une languelle dr cuIm e |]la_ née e'çaiement à l'evlreniilé du tu\au et qui .|ïrnduit un tiinhre S])ériai.

Les jeuv à Hoiic/ie se duisenl en jeux de fond ou Aoclare et. en jeux de nnifatinn. Les jeux de liuid sont ounciIs ou bouchés; les jeux houehés qu'on nomme Bourdons sont a l'ocla\e Inférieure des tuyaux ouverts de même grandi ur.

Les jeuv de mutation ont cela d'étrange qu'ils foni ei\lendre au dessus de chaque son la tierce, la quinte, la dixième, la douzième 8r, de ce même son, de manière a frgurer, par I action de plusieurs petits tuyaux, les aliquotes ou sons har_ moniques des grands tuyaux. Les facteurs d orgue et les organistes s'accordent à trouver excellent l'effet produit par cette résonnance multiple, quw#n définitive cependant, fait entendre simultanément plusieurs tonalités différentes. ^ Ce se- rait insupportable, disent-ils, si on distinguait les deux sons supérieurs, mais on ne les entend pas^^X^ son le plus gra- ve les absorbe.,, Il reste alors a faire comprendre comment ce qu'on n entend pa<, peut |)roduire un bon effet sur lo_ reille. En tout cas ce singulier procède "tendrait toujours a donner a 1 orgue la résonnance Jiarinoniqiie qu'on cherche inutilement a éviter sur les grands pianos a queue, et qui, a mon sens, est un des plus terribles inconvénients de la so_ norite que 1rs perfectionnements modernes ont fait acquérir à cet instrument.

On compte parmi les jeux de mutation, le Grof. naiard «pu sonne la (punie de la fjùle ouverte du hiiil pieds.

La grosse tierce qui sonne la quinte du Prestant.

La onzième de nazard qui est a 1 unisson de la doublelte. ' . ^

La tierce, sonnant la tierce au dessus de la doublelte.

La Fourniture ou Plein Jeu qui se compose de trois rangées de tuyaux et de sept r;nigees de liiyaux aliquotes I un de I autre.

La Cynhale qui diffère de la fourniture seulement en ce que ces tuyaux sont moins gros.

Le Cornet, \fu Ires brillant de deux octaves et à cinq rangées de tuyaux; il ne se joue que dans le dessus. Les gran, des orgues possèdent trois jeux de cornets, un au positif, un autre au grand orgue et le troisième au clavier de récit.

Parmi les jeux d Anches signalons seulement:

il La Bombarde, 'y\\ dune grande puissance qu'on joue sur un clavier sépare mi a la pédale. Son premier tuyau est de seize pieds; il est à I unisson du seize pieds ouvert.

2'.' La Trompette, (^n\ sonne I unisson du huit pieds et conseqiiemment l'octave haute de la bombarde;

'3? Le Clairon, octave haute de la trompette.

^? Le Cromorne, unisson de la Iroinpelle, mais moins éclatant; il se place toujours au positif. '

?>".^La voix humaine, qui sonne le huit pieds et se place dans le grand orgue.

6? Le Hautbois, <\\i\ sonne 1 unisson de la trompette. Il n'a ordinairement que les octaves supérieures, mais on le complète au moyen du Basson qui garnit les deux autres octaves.

Ces divers jeux imitent assez bien par leur timbre les instruments dont ils portent le nom. Il y a des orgues qui en possèdent beaucoup d'autres tels, que Ip Cor anglais, ic Tromhonne &.

Tout orgue doit avoir un registre qui- sert aux principaux sons, qui correspond a tout le clavier et que pour celle raison on nomme le Principal,

Le doigte de lorgne est le même que celui du piano avec celle différence que I émission des sons étant sur lor- gne moins instantanée on ne peut exécuter des successions aussi rapides que sur le piano, le inecanisme du clavier o- hligeant d'ailleurs l'organiste à appuyer ses doigts davantage sur chaque touche. Cet instrument possède la faculté de soutenir les sons aussi long temps qu'on le désire, il est donc par cela même plus propre que tout aiilre au genre lie, c'est à dire a celui dans lequel 1 harmonie fait le plus souvent usage des :Siispensions et prolongations, et du mouvement oblique. Ce qui n est pas, «^elon moi, .une V^ison pour le renfermer invariablement dans les limites de ce style. On 1 e_ crit quelque fois sur trois lignes; les deux supérieures sont pour les mains, la ligne inférieure est pour le clavier des pédales.

L'orgue semble pouvoir, ainsi que le piano et beaucoup mjeux que lui, se présenter dans la hiérarchie insli-mnen- taie, sous deux faces: comme un instrument adjoint à 1 orchestre, ou comme elanl lui même un orchestre entier el in- dépendant. Sans doute il est possible de mêler 1 orgue aux divers éléments constilutifs de 1 orchestre, on la fait même plusieurs fois; mais c'est étrangement a-abaisser ce majestueux instrument que de le réduire à ce rôle secondaire; il faut en outre reconnaître que sa sonorité plane, égale, uniforme, ne se ff)nd jamais complctemenl dans les sons diver- seiuent caractérises de l'orchestre, et qu'il semble exister entre ces deux puissances musicales une secrète aiilipatliie. Lorgne el I orchestre sont Rois tous les deux; ou plutôt j'un est Empereur cl {"aulre l'îipe; leur mission n'est pas la mr- nie, leurs intérêts sont trop vastes el' trop divers pour être confcnilus. Ainsi dans presque toutes les occasKins ou I on a voulu opérer ce singulier rapprochement, ou 1 orgue dominait l'orchestre de beaucoup, ou I (iichestre avant elc eleve a une puissance démesurée fai-ait presque disparaître sim adversaire'.

Lp« joiix ln'< dniiv do l'ur^iio |i,Ti-;ii';son( «rnl'; rtinxpuir ,i I aiTnnip.ttj'nempnt des \oix. En i;('neral l'orçne »'-^l f'jiit pour i.i dominnlion altsuluc, cVsl un i.nviriinipnl jalouv et intoirranl. Dans un seul cas, ce me semble, il pourrait sans «Ic'nij^er se mricr aux cliieurs et à iorchesire, et encore sernit-ce » ,ln condition même de rester, Jiii, dans son solennel isolement. Par exemple si une masse de >oi\ placée dans le choeur d uin* c^lfliî^ca "raiidcj <lislance de Lorgne, interrompait de temps en (enipis ses eliaiils pour les laisser repi-oduire p;ir rori;ue,en tout ou en parlie;si même le choeur, dans une cérémonie d'un caractère Ir-i-te, e_ lail aceompaçne par un i;;enussement alternatif de I or(*heslif et de I orgue partant ainsi des deuv points extrêmes du tem- ple,l'orgue --uccèdanl à l'orchestre, co/nnie iVcho mystérieux de sa" lamentation, ce serait un mode d'instrumentation suscep- tible d elTets ^raiidiose> et sublimes: mais, en ce, cas même, 1 orçue ne se mêlerait point reellemeiit aux autres instriinients -, il leur répondrait, il les interroijerait; ri y aurait seulement, entre les deux pou>oirs rivaux alliance d'autant plus sincère que ni I un ni l'autre ne perdruiml lien delciir diajnile. Toutes les fois que j'ai enteijdu 1 ors;ue jouer en même temps que l'or- chestre, il m'a paru produire un détestable effet-el nuire à celui de l'orchestre au lieu de l'aue^menter. Quant' à détermi- ner la manière dont l'orgue doit être traite indiMduellement,ei en le considérant comme un orchestre complet, ce n'est pjis ici que nous pou\ons le faire. Nous ne nous sommes point imposes la tache, de donner une suite de méthodes des di\ers ins_ Iruments; mais bien d étudier de quelle façon ils peu\ent concourir à l'effet musical dans leur association. La science de l'or, g-ue, l'art de choisir les différents jri/», de les opposer les uns aux autres, constituent le talent de l'organiste, en le supposant selon 1 usage, impro\isateur. Dans le cas contraire, c'est à dire en le considérant comme un simple xirtuose charge d'execii^ 1er une oeuxre écrite, il doit se conformer scrupuleusement aux indications de l'auteur, qui, dès lors, est tenu de connaître les ressources spéciales de 1 instrument qu'il met en oeuxre et de les bien employer. Mais ces ressources si vastes et si nombreu- ses, le C(uiipositeur ne les connaîtra jamais bien, nous le pensons, s'il n'«;st lui même organiste consomme'.

Si' dans une composition on associe lorgne aux xoix et aux autres instrumens il ne faut pas oublier que son diapason e^l plus, hiis A un ton que le diapason actuel de 1 orchestre, et qu'il faut en conse'qiience le traiter comme un instrument traTis_ positeur en Si hé^nol. (L'orgue de S riiom.is "-i Lei|)ziek est seuU' au conlmire d'union plus fimit (jiie rorelie.sire .)

L orgue a des effets de sonorité douce, éclatante, If^rrible, mais il n'est pas dans sa nature de les faire se succéder rapi - deinentiil ne peut donc, comme l'orchestre, obtenir le passage subit du Piano au Forte, ou du forte au piano. K\\ moyen des perfectiiinnemenls apportes récemment dans sa fabrication, il peut, en introdnisani successi\ement diffe'rents /cwr qui s'accii- miilenl; pi-odiiire une sorte de crescendo, et amener par conséquent le t/ccresccndo en les retirant dans le même ordre. Mais la gradation et la dégradation de son ne passent pas encore, au moyen de cet ingénieux procède, par les nuances in- termédiaires qui donnent tant de puissance à ces mouxements de l'orchestre; on sent toujours plus ou moins l'action «l'un iikL canisme inanimé. L instrument d Erard, connu sous le nom d'orgue expressif,donne seul la possibilité d'enfler et diminuer réellement le son, mais il n'est point encore admis dans les églises. Des hommes gra>es, dun excellent esprit d'ai Heurs, en con_ damnent I usage comme dcslrucleur du caractère et de la destination religieuse de l'orgue.

Sans aborder la grande (piestion tant de fois agitée de la conxenance de I expression dans la musique sacrée, question <pie le simple bon sens exempt de préjuges résoudrait de prime abord, nous nous perinellrons cependant de faire obserxer aux parti- sans de la musique /'/rinc, An //hin chant, Af lorgne inriprvssif (comme si les jeux forts ou doux et dixersement timbres nc- tablissaienl pas déjà dans lorgne la xariete et l'expression,)nous nous permettrons, dis-je, de leur faire obser>er qu'ils sont les premiers a se recrier d'admiralifin (piand I exécution d un chœur, dans une nnnre sacrée, brille par la finesse des niinni-es par le.s effets de crescendo, de decrescendo, de clair obscur, de sons enflés, soutenus, éteints, en un mot, par foules les qiialilis qui inan. quenl a lorgne, et que Inuention d Erard tendrait a lui donner. Ils sont donc en contradiction éxidenle axec eux mêmes; à moins de prétendre fils en sont bien capables) que les nuances expressixes parfaitement con\enables. religieuses et catholiques dans la xoix humaine, dexiennenl tout d un coup, appliquées à l'orgue, irréligieuses- hétérodoxes et impies. Il est singulier aus- si, qu on me pardonne cette -di:«ression, que ces mêmes critiques conservateurs de l'orthodoxie en matière <le miisiinie reli _ gipuse, qui xeuleiil a»ec raison, que le sentiment religieux le plus vrai en dirige l'inspiration ("tout en prohibant 1 expression des nuances de ce sentiment,] ne se soient jamais avisés de blâmer l'usage des fugues d'un mouvement \ if, (jiil, depuis long temps, forment le fond de la musique d orgue dans toutes les écoles. Est-ce que les thèmes de ces fugues, dont qiiebpies uns n expriment rien, et dont beaucoup d'autres sont dune tournure au moins grotesque, de\iennent religieux et graves par cela seul qu'ils sont traités dans le style fugue, c'est